I. DES CAS OU LE CONSENTEMENT FAIT ABSOLUMENT DEFAUT
Lib. m, lit. XIX, De inutilibus stipulationibus, § 5.— Prœterea inutilis est slipulatio, si quis ad ea guœ inteiTOgatus erit non respondeat, veluti si decern aureos a te dari stipuletur, tu quiiique promillas, vel contra; aut si ille pure stipuletur, tu sub conditione promittas, vel contra, si modo scilicet id exprimas, id est, si cui sub conditione vel in diem stipulanti tu respondeas : prœsenti die spondeo; nam si hoc solum respondeas : promitto, breviter videris in eamdem diem vel conditionem spopondisse ; neque enim necesse est in respondendo eadem omnia repeti quœ stipulator expresserit (Gaius, m, § 102).
§ 8. Furiosus nullum negotium gerere potest, quia non intelligit quod agit (Gaius, III, § 106).
La stipulation est encore inutile, lorsque la réponse ne concorde pas avec l'interrogation, par exemple si Ton stipule de vous dix et que vous répondiez cinq, ou rt^ciprgquement ; ou encore si l'on stipule purement et que vous répondiez sous condition, ou réciproquement; mais il faut pour cela que le défaut de concordance résulte des expressions mômes, c'est-à-dire qu'interrogé sous condition ou à terme, vous répondiez : je promets aujourd'hui: car si vous vous contentez de répondre : je promets, vous êtes réputé comprendre dans ce mot bref le même terme ou la même condition; en effet, il n'est pas nécessaire que la réponse reproduise toutes les paroles exprimées par le stipulant.
Le fou ne peut participer à aucun acte, parce qu'il ne comprend pas ce qu'il fait.