kilomètres
(2) Marine marchande par colonie (1894):
Voiliers.
Queensland
NtBTcIlc-Galles da Sud...
Victoria
Australie mérid. . .
Australie occid — Tasmanie
Nombre.
Jauge.
Tooneaaz.
Vapeurs.
Nombre-.
ToUl.
Totwx.
Jauge.
Tonoeaux.
Nombre.
Jauge. Tonneaux.
606 L'OGÉANIE.
Les paquebots des Messageries maritimes de France, allant à la Nouvelle- Calédonie, touchent également aux ports australiens, de même que les navires du Norddeutsches Lloyd (1).
Commerce proprement dit. — Le commerce est très actif, tant entre les colonies elles-mêmes, complètement séparées par des lignes de douanes, qu'avec l'extérieur. La nature des produits est très variée dans les diverses colonies et sollicite un grand mouvement d'échanges entre le nord et le sud, entre les districts manufacturiers et les régions exclusivement agricoles. Les pays du sud expédient vers le nord leurs bois, leurs céréales, leurs vins et leurs tabacs; le Queensland envoie en échange son coton et son sucre ; la Nouvelle-Galles du Sud distribue partout les produits de ses mines, et les objets qui sortent de ses manufactures : la plus grande partie de là houille qu'exporte Newcastle est destinée aux colonies sœurs. Entre la côte et Tintérieur, le mouvement des échanges est encore plus intense : les squatters expédient leurs laines et tous les autres produits de rélevage ; ils achètent en retour les matières alimentaires nécessaires à leur consommation et les produits industriels.
Le commerce total atteint presque 3 milliards de francs. Les exportations comprennent avant tout, bien entendu, les produits agricoles et les métaux. La laine est au premier rang des marchandises vendues à l'étranger. L'or ne vient que bien loin derrière. Les viandes et les animaux de boucherie prennent une grande importance; les peaux, le suif, et, depuis quelques années, les céréales méritent aussi d'être cités.
A Vimportation affluent en retour, de la métropole et de l'Europe, les objets manufacturés de tout genre : tissus, quincaillerie, etc., et des denrées alimentaires, bières, vins, eaux-de-vie ; les pays voisins d'Asie en • voient en outre quelques produits coloniaux : sucre, thé, tabac.
L'Angleterre occupe un rang à part dans le commerce australien. Elle y participe à elle seule pour plus des deux tiers, tant aux importations qu'aux exportations (2). C'est Londres qui est le plus grand marché des
(1) Mouvement des ports par colonie (1894):
Entrées. Sorties. ToUil.
Nombre. Jaujçe. Nombre. ^auge.
Tooneaux. Tonneaux. Tonneaux.
Queensland 623 459 647 655 468.378 1.278 938.025
Nouvelle-Galles du Snd... 3.272 2.859.968 3.*i9l 2.878.586 6.563 5.738.554
Victoria 2.083 2.163.716 2 045 2.127.743 4.128 4.291.459
Australie mérid.... 1.113 1.375.252 1.112 1.383.961 2.225 2.759.213
Australie occid.... 372 675.775 349 653.303 721 1.329.078
Tasmanie 682 439.050 741 459.317 1.423 898.367
Sydney « »> 1.331 1.612.279 » »
Melbourne 1.771 2.038.776 1.730 1.M86.726 3.501 4.025.502
Hobart 252 294.091 238 282.21i 490 476.303
(2) Commerce total de TAustralie (1893):
Importation 1.331 .450. 175 francs.
Exportation 1.6i2 853.150 —
Total , . . . 2.974.303.325 —
La part de la Grande-Bretagne dans le total est de 78 p. 100.
laines australiennes et c'est dans les docks de la Tamise que les autres nations de l'Europe vont s'approvisionner. Les Anglais inondent d autre part leur colonie des produits divers de leurs manufactures, cotonnades, lainages, objets en fer : les fils de fer nécessaires à la clôture des parcs à bétail méritent une mention particulière.
Les relations de la métropole avec sa colonie ont perdu néanmoins dans ces dernières années de leur importance relative ; et c'est le commerce allemand qui a gagné en général à ce recul. Hambourg expédie régulièrement vers le continent australien des cargaisons considérables de produits allemands.
Par un phénomène bizarre, la France, c'est-à-dire un des pays qui con- .somment le plus de laines de toute l'Europe, n'entretient avec le pays producteur par excellence de cette matière, qu'un trafic insignifiant. C'est que nos industriels ont conservé l'habitude de se fournir à Londres, et c'est une des raisons qui expliquent pourquoi Dunkerque est notre grand port d'importation de laines. On remarque toutefois depuis quelques années une tendance très marquée des produits australiens à passer par Suez et Marseille, pour gagner directement nos manufactures du nord. Notre commerce avec l'Australie ne peut qu'en retirer de grands profits.
Les États-Unis entretiennent aussi avec l'Australie un commerce actif, alimenté surtout par l'importation dans ce dernier pays d'objets manufacturés; les produits australiens n'ont aucun débouché dans la république américaine, qui trouve chez elle en abondance les laines, les vian dos et l'or.
La CAtne enfin fournit du thé; Maurice et Java, du sucre; VInde envoie du riz et des matières textiles (1).
Gonclnsion. — L'Australie a vu sa puissance économique se développer d'une façon merveilleuse depuis un demi-siècle. A peine connue il y a.
(!) Commerce par coloDies :
Importations. Eiporlalions. Total.
Franct. Francs. Francs.