III. Victoria {\S9i
De ou pour Grande-Bret. 120.775.000 212.120.000 332.895.000
Or » 92.965.000
Laine >» 118.762.000
IV. Australie ménd. (1894). 155.667.500 182.542.500 338.2l0.00O De ou pour Grande-Bret. 47.490.000 72.425.000 119.915.000 Laine » 31.890.000 »
Blé >» 25.000.000
cent ans, elle est aujourd'hui un des pays les plus riches, les plus prospères du monde. Ce nest du reste ni à la laine, ni àTor, ni aux quelques autres produits agricoles ou miniers que fournit son sol, qu'elle doit exclusivement une aussi brillante fortune. Â toutes ces causes de richesse, il convient d*en ajouter une autre, qui n'est pas moins importante et qui contribue pour une forte part à la prospérité croissante du pays. C'est que, à Topposé de l'Inde, l'Australie ouvre un champ magnifique à Timmigration des Européens. Ce n'est pas un simple pays d'exploitation, c'est une excellente colonie de peuplement. Les indigènes offraient encore moins d'obstacles qu'aux États-Unis à l'établissement des blancs, et le climat, qui rappelle, dans le sud, celui de nos régions, ne pouvait que les attirer davantage. Les Anglais, retrouvant dans ce pays des occupations en rapport avec leurs goûts, s'y sont portés en foule, et ce mouvement d'émigration n'a pas été l'effet d'un engouement passager. 11 a persisté jusqu'à l'époque actuelle, où 200,000 individus gagnent, année moyenne, l'Australie pour s'y établir sans esprit de retour. La découverte des mines d'or a même produit à ce point de vue un résultat inattendu. Elle a fait affluer des aventuriers en nombre énorme; mais, la fièvre d'or une fois passée, ces gens se trouvant sans ressources se sont adonnés à l'exploitation du sol, à l'industrie de l'élevage, et Ion peut dire que cet afflux inespéré de bras a bien compensé l'épuisement des filons.
Ainsi pourvues en hommes, les colonies australiennes ont su donner au sol maigre, dont elles sont en bonne partie constituées, une valeur énorme. L'élevage est arrivé à son plein développement: la culture proprement dite est en progrès marqué, et les céréales entrent déjà pour une valeur appréciable dans les chiffres de l'exportation. Mais l'Australie a de nosjoui*sune autre ambition. Comme les États-Unis, dont elle a suivi d'une manière remarquable la marche historique, elle tend à devenir un grand pays manufacturier; et à vrai dire elle possède dans des gisements abondants de nombreux minerais, et surtout de combustible, tous les éléments d'un grand développement industriel. Elle tend en d'autres termes à produire chez elle la série complète es objets nécessaires à la vie d'un peuple civilisé. Les colons espèrent ainsi diminuer peu à peu leurs achats