fr. 3.966.963.000 fr. 7.656.810.000 fr
(2) Exportations.
Produits non manufacturés :
Agricoles 2. 766.050.000 fr.
Miniers 92.549.000
Forestiers 142.881 .000
Pêcheries 20.644.000
Autres ÎO. 859.500
Produits manufacturés 9 1 7 . 97 8 . 500
les produits manufacturés que les ÉtaU-Unis ne peuvent encore s empêcher d'acheter en Europe ; enfin viennent les matières brutes destinées au travail industriel (soies, laines, etc.)* Cette dernière catégorie augmente au détriment de la précédente (1).
En somme les États-Unis vendent surtout des denrées alimentaires et des matières premières. C^est donc avec les pays les plus populeux de l'Europe et en même temps les plus industriels que les relations se noueront le plus facilement, puisque ces pays ne peuvent subvenir à Talimentation, ni de leur population, ni de leurs usines, et qu ik attirent par conséquent les denrées que fournit TUnion. Cette dernière achète en retour des objets manufacturés pour une forte valeur; les mêmes pays d'Europe, Angleterre, Allemagne, France, peuvent les lui vendre ; mais elle demande aussi des produits coloniaux, que lui fourniront TAmérique du Sud, les Antilles et l'Asie. Quant aux matières brutes, elle les trouve dans un rayon plus étendu encore; mais c'est TAsie qui lui en envoie la meilleure partie (la soie).
Les sources où puise l'importation des Ëtats-Unis sont donc en général beaucoup plus disséminées que les débouchés de son exportation.
D'après ces remarques préliminaires, les relations commerciales des États-Unis avec les différents États de l'Europe Atlantique présentent le même caractère ; toute la différence consiste dans le chiffre atteint.
La Grande-Bretagne occupe une situation prééminente, gr&ce tout à la fois, à la densité très forte de sa population qui ne peut trouver à se nourrir sur les produits du soi national, et à l'activité de son industrie, qui réclame beaucoup de matière première, de coton en particulier, mais qui peut en revanche expédier une masse énorme de produits manufacturés. C'est le meilleur client et le premier fournisseur des États-Unis. Dans le total colossal du commerce anglo-américain, les achats de l'Angleterre occupent plus des deux tiers.
U Allemagne a dépassé depuis quelque temps la France , et vend beaucoup plus de ses produits que celle-ci.
Le Dominion du Canada, quoique placé à peu près dans les mêmes conditions que les États-Unis, achète à ceux-ci du coton pour ses usines, et des objets manufacturés; il leur vend par contre du bois et des laines.
Les Antilles et le Brésil vendent aux États-Unis les denrées coloniales dont ceux-ci ont besoin, leurs achats sont moins considérables. U en est de même pour les États d'Asie, Indes, Japon et Chine, qui vendent beaucoup de thé et de soie, mais achètent peu.
En résumé, c'est par TAtlantique et avec les régions de l'Atlantique que les États-Unis entretiennent les relations commerciales les plus étendues.
(1) Importation:
Produits agricoles et animaux 1 .178.703.000 fr.
Matières premières 955.600. 000
Objets manufacturés 1.059.268.500
Objets de luxe 466.378.500
iVesi vers cette mer que regarde encore la partie vitale du pays. C'est de ce côté que sont concentrés presque tous les grands ports et l'activité maritime (i).
GonclaBion but lea États-Unis. — 11 ne manque certes pas grand'chose à la liste des ressources dont disposent les États-Unis, pour satisfaire aux besoins les plus divers de Thomme. C'est un avantage unique au monde, une condition sérieuse de prospérité. Mais dans cet immense Ëtat, grand comme un continent, les diversités mêmes de climat et de productions font coexister Tun à côté de l'autre autant de groupes plus ou moins homogènes, qui ont tous des intérêts opposés et dont les luttes sont une menace perpétuelle pour l'unité politique et économique du pays. Ces différents groupes tendent en effet à se rendre de plus en plus indépendants les uns des autres, et aucun n'en fournit un meilleur exemple que la Californie. C'est un petit monde à part, qui a sa vie propre, qui se suffit à lui-même ; il récolte tous les produits des pays tempérés et tropicaux, et trouve ceux qui lui manquent dans sa « colonie » d'Hawaï ; il a de la houille et des métaux en suffisance pour alimenter l'industrie locale. 11 a de plus un excellent port qui entend jouer sur le PaciOque le rôle de New-York sur l'autre océan. On sait aussi avec quelle Àpreté les États riches et agricoles du centre se défendent contre la concurrence industrielle des pays de l'est. On sait l'ambition de Saint-Louis de devenir capitale ; on connaît enfin les tendances particularistes si marquées des États du sud.
En tout cas, le centre de gravité n'est plus à l'est, il n'est plus à Washington, comme il y a cent ou même seulement trente ans ; et si New-York conserve encore grâce à sa position une prééminence incontestable, il n'est pas moins certain qu'un mouvement irrésistible de progrès, en même temps qu'il déplace le centre de vitalité dans la direction du sud et surtout de l'ouest, contribue à la création d'autant de centres qu'il y a de régions économiques distinctes. Ce mouvement est aussi marqué dans l'agriculture et dans l'industrie, que dans l'extension des voies ferrées,dans le développement même du commerce et des ports.
(I) Principaux États en relation commerciale avec rUnion (1894-95) :
I m porUUons . Exportations. TotAl .
Royanme-Uni. . . 795.416. 000 fr. 1.920.664.500 fr. 3.716.080.500 fr.
Allemagne 405.070.000 453.077.500 858.147.500
France 307.902.500 220.048.500 527.951.000
AnUlles 344.300.000 153.624.000 497.924.500
Brésil 391.157.000 75.675.500 469.832.500
Canada 188. 268. 000 250.500.000 438.768.000
Japon 118.479.500 22.796.000 141.275.500
Chine 102.729.000 18.013.500 120.742.500