i.OOO fr
{2) Principaux objets de commerce (1891):
Importations.
Coton 85.022.000 fr.
Houille 50.305.000
Bois 42.990.000
Machines 38.802.000
Froment 31 .020.000
Tabac 30.271.000
Vin» 310.000.000 fr
Méteux 165.331.000
Chaussures 2 1 . 028 . 090
Sucre 30.230.000 fr.
Lainages 26.286.000
Alcools 21.16-2.000
Filés de lin 14.650.000
Cotonnades 1 2. 136.000
Soieries il. 27 1.000
Exporlalions.
Raisins secs... 14.459.000 fr.
Oranges 10.417.000
Huile d'olives.. 10.227.000
Part proportionnelle.
Importations. Exportations.
Denrées aiioientaires 29.3 p. 100 62.6 p. 100
Aniiuaux, 0 — 2.5 —
.Matières premières industri«:Ues. 40.1 — 31.4 —
Objets fabriqués 24.6 — 3.5 —
(3) Principaux États en relation avec l'Espagne (1893) :
Importations. Exporlalioos. Total.
France 204.300.000 fr. 205.700.000 fr. 410.000.000 fr.
Royaume Uni et
Gibraltar 169.900.000 181 .700.000 351 .600.000
Allemagne 20.300.000 14.500.000 34.800.000
J*orlugal 20.000.000 30,200.000 50.200.000
Amérique 164.500.000 194.900.000 359.400.000
Philippines 20.800.0i»0 22.700.000 43.500.000
882 LTUROPE.
Empire colonial. — L'Espagne n'a plus que des débris de son immense empire colonial, depuis que rAmérique espagnole a rompu les liens qui rattachaient à la métropole (1810-1830). Mais ces débris sont encore beaux : aux Antilles, Cuba, « la Perle des Antilles », le grand marché des sucres, et Ptiei'to-RicOy riche aussi en produits tropicaux; en Océanie ou dans rinsulinde, les Philippines, si prospères, les Sou/om, les Mariannes et les Carolines; enfin, quelques établissements encore bien imparfaits sur la côte ou dans les lies de l'Afrique.
En somme, Tempire colonial espagnol complète heureusement la richesse de la mère patrie. De ces colonies, la plus prospère, Cuba, offre le double avantage de donner des produits tropicaux et de porter une population espagnole en majorité.
Le groupe des Antilles prendra une valeur nouvelle quand on aura réussi apercer d'un canal Tisthme de Panama. Les Philippines gagneront beaucoup aussi aux progrès rapides de l'empire chinois et du Japon, à l'accroissement des relations entre l'Asie orientale et les Étals américains.
Mais il reste encore à l'Espagne bien des efforts et des sacrifices à faire pour obtenir l'assimilation complète à la métropole de Cuba convoitée par les Américains et souvent révoltée, et la soumission des Philippine? où l'élément indigène résiste avec énergie.
Vémigraiion espagnole (35,000 personnes en moyenne) ne contribue que pour une faible part à accroître l'élément métropolitain dans les colonies. Les émigrants espagnols prennent surtout le chemin de l'Amérique continentale, de la France et de l'Algérie.
Conclusion sur l'Espagne. — En résumé, malgré de réels progrès accomplis depuis vingt ans, l'Espagne, & laquelle ne manquent ni les ressources purement agricoles, ni les éléments d'une industrie, est encore aujourd'hui un des États les plus arriérés de l'Europe. Ni la fécondité de son sol, ni les trésors de ses mines ne sont dignement exploités.
Mais nous assistons aujourd'hui à un réveil renjarquable de l'activilé espagnole. Grâce à l'intervention financière des pays plus riches qu'elle, l'Espagne tire un parti de plus en plus fructueux de ses ressources. Mieux dotée de voies do communication, qui donneront de la cohésion à cet ensemble de provinces si différentes et si divisées par la nature du relief, elle gagne graduellement son indépendance économique. Elle unira ces régions plus fortunées qui sont jetées comme un collier autour des pauvres provinces du plateau; mais il y manquera toujours les joyaux les plus précieux, les pays par lesquels ce plateau débouche sur l'Atlantique. C'esl le domaine du Portugal.