‹ Précis de géographie économiqueChapitre 57 sur 182 · flî.ftOl.OÛA · texte numérisé non relu

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Dette publique (1891) 36^254.000 tr.

Intérêt annuel 9.410.000

Budget de la guerre 14.883.000

— marine 9.336.000

(2) Défense :

Armée (1893} : Pied de paix 778 officiers. 13.15% hommes

— Pied de guerre . . 1.214 — 4Î.919 —

Marine :

Vaisseaux. Tonnage. . Canons.

1893 63 40. 8 lî tonnes. .^7Î

montés par 286 officiers et 1 . 137 hommes.

et humide. Toutefois il existe un contraste frappant entre les lies dont la fertilité est remarquable et Touest du Jylland où la proportion de terres improductives, tourbières et landes, est assez forte.

On doit ajouter que, depuis trente ans, les Danois n'ont négligé aucun effort pour perfectionner leur agriculture. Les canaux de drainage ont été multipliés; dès défrichements bien conduits ont livré au travail humain plus d'un cinquième des landes; pendant la même période, on a conquis sur les lacs et les marais environ 60,000 hectares. La répartition et remploi des terres décèlent un état satisfaisant. A peine un cinquième du pays est improductif (les tourbières représentent l/6« de ces terrains) (4).

Ce pays ressemble donc à la fois aux parties méridionales de la Suède et aux régions les plus favorisées de l'Allemagne du Nord.

Forôts. — La végétation forestière a presque partout cédé devant les progrès du défrichement et de la culture savante. Le Danemark, voisin de deux pays fort bien pourvus de cette richesse, de la Suède-Norvège et de la Russie, n'avait aucun intérêt à conserver une grande étendue de bois. Les chênes, les hêtres et les bouleaux sont les arbres qui peuplent les forêts de la côte orientale du Jylland, des lies de Fionie et de Seeland : le hêtre est l'essence la plus commune.

Productions agricoles. — Ce sont les céréales qui occupent le plus grand espace. Toutes les provinces ont des champs de céréales fort étendus (2).

L'avoine tient la première place, tant à cause du climat que de la nature du sol ; Bornholm et Seeland sont ses domaines de prédilection. A Seeland on parcourt de grandes distances sans rencontrer une seule interruption dans les champs d'avoine.Toutefois les progrès de la culture scientifique du blé ont amené une décroissance de la production de l'avoine (3). Vorge est cultivée à Seeland et à Laaland, le seiglCy encore très employé pour l'alimentation, est la ressource du Jylland; les récoltes de froment n'ont cessé de s'accroître dans les belles campagnes de Laaland (4).

Citons encore parmi les cultures alimentaires du Danemark le sarrasin,

(1) Emploi des terres :

Superficie totale 3 . 784 . 117 hectares.

— calUvée 2.852.480 —

Forêts 262.274 -

Improductif 669.369 —

(2) Production des céréales :

Superficie cultivée 1 . 223 . 700 hectares.

Production totale 28. 700.000 hectolitres.

(3) Production de Tavoine (1891): 11.900.000 hectolitres.

(4) Autres céréales (1891) :

Orge 8. 130.000 hectolitres.

Seigle G. 730.000 —

Froment. . ; 1.682.000 —

et surtout les pommes de terre dont la production est assez également répartie entre les différentes régions (i).

En résumé, les cultures alimentaires sont fort développées et dirigées avec un véritable esprit de méthode scientifique.

Parmi les cultures industrielles celles des betteraves (Laaland, Seeland) ot du houblon (Fionie) occupent le premier rang ; le colza, le lin et le tabac ont beaucoup moins d'importance.

Le Danemark élève avec succès nombre d'arbres fruitiers, pommiers et poiriers, pruniers, cerisiers; Seeland recueille beaucoup de fruits qui sont expédiés en Suède et en Russie.

Laaland, Fionie et le Jylland entretiennent de belles cultures maraî' chères; les pois de Laaland sont recherchés sur les marchés des pays Scandinaves; Odense en Fionie, Aarhuus en Jylland, ont conservé la vieille réputation que leur firent dès le seizième siècle les jardiniers frisons qui s'y étaient établis.

Élevage. — - Vélevage contribue beaucoup, avec la culture des céréales, à la prospérité du Danemark; les pâturages et les prairies qu'entretient une humidité abondante rappellent ceux de la Hollande et nourrissent des races d'animaux très estimées.

Par le nombre de ses bêtes à cornes, le Danemark est avec l'Irlande le pays le mieux partagé d'Europe. Race d'Angeln, bonne laitière, race du Jylland plus propre à l'engraissement pour la boucherie, sont également estimées. Il possède des chevaux, petits mais vigoureux dans les lies (race seelandaise), grands et forts dans le Jylland (race du Jylland). Le haras royal de Frederiksborg veille à la conservation des races nationales. Les troupeaux de moutons sont surtout nombreux dans les districts pauvres du Jylland occidental. Après la Grande-Bretagne et TEspagne c'est le Danemark qui possède en Europe le plus de moutons, si l'on considère le rapport entre le nombre des habitants et celui des animaux de race ovine. Les porcs sont élevés dans les riches fermes des lies et du Jylland oriental (2).

Excellents marins, les Danois se livrent à la pèche sur toutes leurs côtes, qui sont très poissonneuses. Comme leurs voisins de Norvège ils prennent des morues, harengs, maqueraux, turbots et soles ; les rivières leur donnent des saumons, des truites et des anguilles. Enfin les huîtres

(1) Culture des pommes de terre (1891).

Superficie cultivée 52.035 hectares.

Production 5.016.000 hectolitres.

(2) Élevage (1891) :

Bêtes à cornes 1.460.000

Chevaux 375.000

Moutons 1.225.000

Porcs 770.700

Superficie en prairies naturelles ou artificielles... 1.245.000 hectares.

des parcs danois sont expédiées en grande quantité à Hambourg et à Berlin.

B. — Industrie.

L'industrie ne peut être bien prospère dans le Danemark qui ne possède qu*an médiocre gisement de houille à Bornholm et manque de minéraux, comme la nature géologique de son sol le laisse deviner.

Sa position, extérieure à TEurope, excentrique aux grandes voies du trafic international, ne corrige pas sa pauvreté naturelle. 11 n*a pas, comme la Suisse, de chutes d'eau capables de fournir une force motrice ; à cet égard il est inférieur même à la Norvège. Les deux causes qui peuvent stimuler Tindustrie dans des conditions naturelles aussi défavorables, seront, d'une part la richesse agricole, de Tautre Tactivité maritime : les industries seront donc soit maritimes, soit agricoles. A ces deux catégories principales s'ajouteront les métiers d'ordre plutôt domestique que vraiment industriel, la fabrication primitive et élémentaire d'objets nécessaires à la vie, au logement, au vêtement.

Copenhague et Odense renferment le plus grand nombre des usines proprement dites, des fonderies, des ateliers de construction de machines agricoles, des fabrique de toiles à voiles et d'engins de toutes sortes pour la pêche. A Copenhague sont établis les plus grands chantiers de comlruc' tions navales. Citons encore les tanneries et les mégisseries prospères dans ce pays riche en bestiaux.

Parmi les industries alimentaires, les distilleries, les raffineries de sucre et les brasseries sont nombreuses. Copenhague a des meuneries, des fabriques île conserves de poissons (i).

Les pierres de taille et moellons faisant défaut dans le sol danois, on demande aux tuileries et aux poteries les matériaux de construction ; le Jylland et Bornholm excellent dans le travail des argiles.

Les paysans font à domicile et à la main la plus grande partie des toiles et des tissus dont ils ont besoin.

Quelques métiers qui demandent une main-d'œuvre délicate et patiente se sont naaintenus à Bornholm, telles la bijouterie, Vorfèvrerie, Vhorlogerie,

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