dans les autres pays d^Àmérique. 476 — en Afrique
120 — en Asie.
37^ — en Australie.
des Étatâ-Unis, du Brésil méridional, de TÂuslralie, se fondent dans des nationalités nouvelles; et à mesure que ces peuples s'émanciperont du tribut longtemps payé à l'industrie européenne, TÂllemagne perdra le bénéfice de ses envois d'émigrants. C'est fatal : tôt ou tard la terre s'attache l'homme qu'elle nourrit; et si cette terre n'est pas colonie, Je lien qui uni t/é migrant k sa patrie d'origine se relâche, puis se brise. Serait-il juste, après tout, qu'un pays recueillit les bénéfices de la colonisation sans en avoir connu les frais ?
Conclusion sur l' Allemagne. — Telles sont les ressources de l'empire allemand pour les luttes pacifiques de l'agriculture, de l'industrie et du commerce. La fonction dominante de l'activité économique des Allemands est l'industrie. L'agriculture condamnait cet ^tat à porter une population inférieure à la moyenne; à force de labeur, de science, et grâce à cette supériorité incontestable que donne la houille pendant la période actuelle de civilisation, l'Allemand s'est fait une patrie prospère. D'ailleurs, il n'a pas seulement tiré parti des richesses industrielles de son sol; il a exploité, avec une patience digne d'admiration, ses champs ingrats. Mais, au siècle du libre-échange, qui permit à chaque peuple de compenser ses causes d'infériorité, semble devoir succéder le siècle de la protection et, dans une certaine mesure, de l'isolement. Cet isolement ne tuera ni les peuples riches en toutes choses, comme les États-Unis d'Amérique, ni ceux qui sont associés à leurs colonies sous les plus différentes latitudes, comme le Royaume-Uni et la France; l'épreuve sera plus dure pour ceux auxquels manque cette ressource; et l'agriculture redeviendra, comme autrefois, le secret de la force.