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dont 405 indigènes.
paquebots à grande vitesse, tous les types sont fabriqués sur ces chantiers.
Birmingham j NewcasUe, Manchester, Glasgow fournissent du matériel de chemin de fer aux compagnies anglaises el à celles du continent. .
Citons les intéressantes manufactures d'aiguilles de Reddiichet la serru^ rerie de Woloerhampton. Pour les armes de guerre, la maison Ârmstrong et l'usine de Woolwich, qui appartient au gouvernement, méritent une mention spéciale; ce sont, avec l'établissement Krupp d'Ëssen et les fonderies de l'État français, les plus vastes fabriques de canons du monde. Elles ont grande réputation, quoiqu'on réalité leurs produits ne vaillent plus aujourd'hui ceux de la France et de l'Allemagne.
L'industrie des produits chimiques s'est surtout développée dans les villes maritimes, parce que le 30I anglais ne fournit pas en quantité suffisante les matériaux qui lui sont nécessaires; toutefois l'abondance du, sel et des pyrites de fer, et surtout celle de la houille, assurent déjà une alimentation considérable à ce genre d'industrie. Glasgow, Birmingham, Newcastle, renferment le plus grand nombre de fabriques de produits chimiques.
La céramique et la verrerie comptent parmi les plus importantes industries de la Grande-Bretagne : elles ne pouvaient manquer d'y prospérer, puisqu'elles exigent l'emploi du combustible minéral en quantité notable, Le district des poteries s'est formé tout naturellement dans le StafTordshire où aJi>oadent l'argile et la houille ; Stoke-upon-Trent en est la cité ouvrière la plus active. Newcastle donne aussi beaucoup de produits céramiques. Les verreries et cristalleries sont nombreuses à Newcastle, Birmingham, Sunderland et Londres ; leurs produits, sans égaler en finesse artistique ceux des fabriques de Bohème, de Venise et de France, ont une réputation universelle. Les faïences et porcelaines de Worcester sont aussi l'objet d'un commerce important.
Industries dérivées du ràgne yégôtal. — Parmi les industries alimentaires de cette catégorie» la brasserie se place au premier rang. Les houblonnières les plus riches étant situées au sud-est de l'Angleterre, c'est Londres, le lieu du monde où l'on consomme le plus de bière, qui en fabrique aussi le plus ; Dublin est presque son égale. Le Royaume-Uni consomme par an 45 millions d'hectolitres de bière, soit 130 litres par tête, et en fabrique beaucoup plus. On estime même qu'en Angleterre chaque personne en boit plus de 150 litres.
On fabrique dans le sud de l'Angleterre, surtout dans les comtés de Hereford et de Gloucester, du cidre de pommes et du poiré.
Valcool, puis des liqueurs fortes, surtout le whisky et le gin, entrent pour beaucoup aussi dans la consommation du peuple anglais.
Il est un nombre considérable d'industries britanniques qui emploient les 6015, importés d'ailleurs en totalité de Norvège, du Canada, d'autres colonies. Ce sont, par exemple, les industries du mobilier, du bâtiment, etc. Mais ces industries n'ont aucun rapport géographique avec le sol, puisque le Royaume-Uni est un des pays du monde les plus dépourvus de végétation forestière. Les chantiers de construction et les usines qui fabriquent
le matériel de chemins de fer emploient la plus forte quantité des bois importés de l'étranger.
Les industries textiles de la Grande-Bretagne comptent parmi les meilleures sources de sa fortune. Leur développement est plus merreilleux que partout ailleurs en Europe ; il s'explique par la richesse du pays en combustible, c'est-à-dire en force motrice, et par la facilité des ventes dans un immense empire colonial. Leur localisation géographique a des causes du même ordre.
La prospérité de l'industrie anglaise du coton s'explique d*abord par son ancienneté ; ce sont les tisserands de ce pays qui ont les premiers introduit en Europe ce genre de travail. Dès le xv* siècle, on se servait de coton dans le Lancashire à titre de mélange. Nous n'avons pas à rapporter ici les progrès mécaniques des métiers à tisser le coton. Constatons seulement que l'emploi, de plus en plus généralisé, des machines assurait graduellement la supériorité au pays le plus riche en combustible minéral et en métaux.
La situation de l'industrie cotonnîère anglaise a été très nettement indiquée : « 40 millions de broches, près de 500,000 ouvriers produisant pour près de 2 milliards et demi de fils ou tissus avec moins de 1 milliard de matière première (600 millions de quintaux) ; une exportation qui, de un demi-milliard vers 1835 et de 1 milliard vers 1860, est montée, dans ces dernières années, à près de 2 milliards (l'Inde seule en prenant pour un demi-milliard), et cela malgré des prix très inférieurs à ceux d'autrefois, telle est, réduite à ses éléments essentiels, la situation de l'industrie cotonnière dans les lies Britanniques (1) ».
Le Lancashire possède à lui seul 43 millions de broches et occupe plus de 300,000 ouvriers. Riche en houille, il reçoit en abondance par Liverpool la matière première envoyée d'Amérique. Aussi Manchester est la métropole des cotonnades; dans la même région Roehdaley Oldham, Preston, etc., lui forment cortège. Fils, cotonnades, calicots, velours, les produits les plus variés vont à Liverpool alimenter le commerce d'expor- Ution (2).
Le groupe écossaiSy avec Glasgow comme centre, est ensuite le plus important.
(1) De Foville, France économique, p. 200.
(2) Manchester et localités enviroiiDanteb (18d3) :