Chapitre prkmikr
Les syllabes arabes appartiennent tf)utes à Tun des quatre types suivants :
1^ hà, une consonne avec une vovelle brève:
hâ ou Lj^ une consonne avec une voyelle longue ou un
tanouïn;
J^jo mï7i, une voyelle brève entre deux consonnes et^ liadjy une voyelle longue entre deux consonnes.
Cette dernière catégorie^ fort rare d' ailleurs ne peut exister qu'autant que la seconde consonne a le chedda. Ex. : Lj:::^ ^
Au point de vue prosodique^ le premier type fournit seul les syllabes brèves; tous les autres donnent des syllabes longues^
car la consonne avec le tanouïn^, houn^ ^ hin^ U han^ est con-
sidérée comme équivalant à i^-?? pourrait môme à ce
titre rentrer dans la troisième catégorie des syllabes.
Le principe^ qu'une syllabe commence toujours par une consonne affectée d'une vovelle, est absolu. Pris isolément, aucun mot ne pourra donc se soustraire à cette règle; mais^ dans le cours d'une phrase, on rencontre assez souvent des mots dont la première consonne est djezmée et devant lesquels^ suivant ce qui a été dit plus baut^ on place un alif d'' union. Dans ces circonstances on a une syllabe qui emprunte ses éléments à deux mots
différents. Soient les deux mots ^ tva «et» et ^1 'drih
«frappe»^ on lira en deux syllabes : wad'-rih; la première contenant tout le premier mot et la première consonne du second.
S'il arrivait que le premier mot fût lui-même terminé par une consonne djezmée^ on ferait disparaître le djezm et on mettrait à sa place une voyelle brève^ a pour la préposition min «de»;
ou pour les pronoms, et i pour tous les autres mots.
Lecture et écriture 21
Ex. : ^UlJ! sera remplacé par v^LlJf mi-nal-bâ-hi
« de la porte » ; ^^j^â^j' ^ par ^^j^â^j } ^ hou-moiil''moufli'Jiou-na «eux (seront) les bienheureux»; i^.:^! par J^i' i^^f qati-lH-liaq-qa «dis la vérité».
Toute consonne portant une voyelle indiqije sûrement le commencement d'une syllabe et^ par suite, la fin de la syllabe précédente. Il est bien entendu d ailleurs que la voyelle qui accompagne un chedda appartient à la seconde des deux lettres semblal)leS;, la première ayant en réalité le djezm. Un mot renferme donc autant de syllabes qu'il a de voyelles écrites^ le tanouïn comptant comme voyelle.
Ex. : xJ.^:^^ renferme quatre syllabes : mouk-lt ou-la-toun « un
étui à collyre»; ^^Xà^xJ^^xs contiendra cinq syllabes : mouch-ta-
ri-loic-na « occupés » .
On trouvera l'application rigoureuse de tous ces principes dans la transcription du texte suivant qui commence le deuxième chapitre du Coran :
ûr-^^" f^^')) ^3 '^y^^^' (l>r*^5^5 ^y^W ^T^-^yri
^ &5 jt^^Jjj 2tXJi * ^yXjoy.^ y r)^-^ P