Chapitre premier
Ceci doit se lire :
AUf'làm-mim d^a-li-Jcal-Jci-td-hoti Id ray-ha fi-Jii liou-dan Ul-mout-ta'qï'na \ 'l-la-d^^-na youh-mi-noU-na htl-ray-hi wa you-qï'moû-nas-sa-lâ'-ta wa mim-mâ ra-zag-nâ-lioum youn-fiqôU-na \ wal-la-d^ï-na yonli''mi-noû-na hi-mâ houn-^i-la hi-lay- Iza wa ma houn-zi-la min qdb-li-ha wa hi'l hâ'kJii'ra'ti h'oum you-qi-noû-na \ ho^-ld'lii'-lm "^a-la Jiou-dan min rab-bi-Jiim wa liou-ld'Jii'lca Jiou-moul'mouf-li'li oû-na \ hin-nal'-la'dzï-na Icafa-roû sa-wâ-houn "^a-lay-liiyn ha-han-d^ar-ta-lioum liam lam. toun-dzir-lioum la youh-mi-noît-na \ Jcha-ta-ma'l-la-Jioii "^a-la qoU'lôû-bi'Jiim wa "^ala sam-i-Kim wa ""a-la hah-sâ-ri-liim richâ-wa-toun wa la-}ioiim'^a'd^â-houn*^a'dzï''moun \ wa mi-nannâ'Si man ya'qou-lou lia-man-nd Ml-la-lii iva btl-yaiv-mil-ha" Jchi-ri wa md Jioum hi-mouh-mi-n^-na.
Traduction. Alif^ lam^ mim. Voici le livre sur lequel il n'y a point de doute; c'est une direction pour ceux qui craignent — ceux qui croient aux choses cachées^ qui accomplissent la prière et dépensent libéralement ceux des biens dont nous les avons gratifiés — ceux qui croient à ce qui t'a été révélé et à ce qui a été révélé avant toi et qui ont foi dans la vie future — Ceuxlà sont dans la bonne voie tracée par leur Seigneur^ ceux-là seront les bienheureux — Quant à ceux qui sont infidèles^ il leur est égal que tu les menaces ou que tu ne les menaces point; ils ne croiront pas. — Dieu a scellé leurs cœurs et leur entendement; sur leurs yeux est un voile^ et un grave châtiment les attend — Parmi les hommes il en est qui disent : nous croyons en Dieu et en la vie dernière alors qu'ils ne sont pas du nombre des croyants.
Observations
Dans le mot HyX^}^ le ^ ne portant aucun signe est muet conformément à la règle indiquée ci-dessus; mais ce mot présente une orthographe archaïque qui semble indiquer qu'autrefois les trois lettres de prolongation pouvaient servir indistinctement à toutes les voyelles. En effet^ le • dans l'orthographe actuelle est
Lecture et écriture
remplacé par un I et la voyelle a du lam J est longue. Deux autres mots présentant la même particularité se retrouvent dans
le Coran^ ce sont : ^y^'^ «dîme aumonière» et 2^^^:^ «vie»;, qui s'écrivent aujourd'hui Hl^v zalmtoun et liayâtoun.
Li' alif union des groupes v^j^àJLj, s^^^ILj, Lj semble
ne pas être au commencement d'un mot contrairement à la règle donnée; il n'en est rien^ car est une préposition formant un mot à part^ et si elle se joint au mot suivant^ c'est uniquement parce qu'elle n'a qu'une seule lettre^ mais le groupe est en réalité composé de deux mots distincts.
La transcription de ! par hâ dans îs^^^^^Lj a été mise pour rappeler l'étymologie du mot^ la prononciation étant du reste la même que â qui sert ordinairement à représenter l'f.
Le second li'araza de ^ilo^l^f est placé sur un ^ sans points
diacritiques. Cette suppression des points du ^ support du h'amza est toujours obligatoire.
Après un ^ on trouve souvent un ( alif final comme dans ^^^^ ha-fa-rou. Cet alif, qui disparaît devant tous les pronoms régimes^ n'exerce pas la moindre valeur phonétique^ ni sur le son qui précède^ ni sur celui qui suit.
Le signe * marque la fin des versets du Coran.
Lorsqu'on lit couramment un texte autre que celui du Coran ou d'une pièce de poésie^ il est permis de ne pas prononcer le tanouïn^ ni les voyelles brèves désinentielles à la fin d'une pro-
position complète. Les mots \yc> ^yj^^\^ }s.^y ^Lj se prononceront hâ-^a har-d'a-liou wacJi'ta-ra ddr^ en remplaçant dd-ran par ddr^ « il a vendu sa terre et a acheté une maison » . La liaison indiquée par Valif d^union ne se fait pas toujours lorsque la phrase est un peu longue^ et alors on prononce l'alif d'union e ou à très bref.