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Chapitre premier

préposition, cette préposition est rejetée à la fin du rapport et prend pour complément le pronom de rappel.

Ex. : ^ ^ \yo J^:^wM « Tliomme auprès duquel j'ai passé »,

mot-à-mot « Tliomme lequel j'ai passé auprès de lui »; sS^^ ' r^) ^cXx^ «le ministre chez qui vous étiez »^ mot à-niot «le mi-

nistre lequel vous étiez chez lui».

L'antécédent représenté par un nom est-il indéterminé^ le relatif ne s'énonce plus, mais le pronom de rappel^ qui, lui, subsiste toujours^ décèle le rapport entre les deux membres de phrases.

Ex. : «JCiwT: [wLc «c'est un savant que j'ai connu»^ mot-à-

mot « celui est un savant j'ai connu lui »; ^àJ^ v:>J^f (j^Li ySù «ce sont des gens chez qui j'ai mangé», mot-à-mot «ceux-ci sont des gens j'ai mangé chez eux».

Les relatifs et L/o ne s'emploient que quand l'antécédent est vague; ils peuvent être régis i)ar une préposition.

Ex. : vJ^L^I ^.vu^cs^t «faites du bien à qui vous a fait du

mal»; viU iCJJi lâi^J «retenez ce que je vous ai dit».

Tous les relatifs peuvent être usités avec le sens de celui qui, celle qui, ceux qui, etc. Ils peuvent alors être régis par une préposition et le pronom de rappel n'a plus sa raison d'être.

Ex. : 2cJ^ ^ ^cXi «j'en jure par celui en dehors duquel

il n'y a pas de divinité »^ mot-à-mot « par celui que pas de divinité

si ce n'est lui »; \ ' e^^w^J « tu n'es pas de ceux qui

ont cru ».

Il va sans dire que le pronom de rappel ne saurait être exprimé après un verbe intransitif. Ex. : J^^il «l'homme qui

est venu ». Souvent même^ dans le style courant^ on omet de l'exprimer lorsque aucune amphibologie n'est à redouter.

De la proposition

Du pronom interrogatif

La syntaxe de ces mots n'offre aucune difficulté. Les seules

remarques à faire sont : 1'' que les mots ^^x^ et ayant plusieurs

significations différentes on ajoute un pronom sujet après ^^x)^ et

\b après Lx)^ quand on a à craindre une amphibologie; 2^ que le

Uo, précédé d'une préposition, perd souvent son alif final lorsqu'il est employé interrogativement.

Ex. : o.^^ jvi «pourquoi fuis-tu?» ou ^^^^ L^j ou encore

On écrira de même ^'3<^ pour L^c ^J<k'^ pour l-é--? ; f^Lx^ pour Lo ^X:^ 5 pour •

On trouvera la syntaxe des pronoms^ dans le langage, indiquée à V occasion de la forme de ces mots dans le livre premier.

De la particule Toute particule ayant la valeur d'une préposition gouverne le cas indirect. Ex. : lV-aJU « avec la main »; ^Lxi^i « au tailleur » ;

ï (3 « dans la mer »; ^Lé^^if « vers le ciel »; « sur

la montagne»; \^y^\ oa.sî ^<sous la terre».

Les particules de serment gouvernent également le cas indirect. Ex. : xXJLi «par Dieu!»; P^^' de...!» x-^JLj «par

Dieu ! »

L'alif d'union disparaît toujours de larticle avec la préposition J. Ex. : J.::=^wLJ «à l'homme»; 3JJ «à Dieu». Exceptionnellement cet alif d'union disparaît également dans le mot jv^f précédé de la préposition ^ : ^JJf « au nom de Dieu » est pour

aJUt.

222 Chapitre premier

Les conjonctions terminées par ^ régissent toutes le cas direct. Ex. : Svjy^^f «certes File»; 5\XM^Jf «que la mère»;

«niais le pêcheur»; oJUt «parce que ton père».

Les quatre formes de Tadverbe de négation se construisent de

la manière suivante : Lo^ avec le prétérit; avec le futur; jvi,

avec le conditionnel; ^ ^ contraction de ^! avec le subjonctif.

Toutefois ^ peut être aussi mis devant un verbe au prétérit^ mais 4ilors celui-ci a le sens de Toptatif et marque ainsi le temps futur.

Ex, : Jf^ !y qu'il ne cesse pas d'être î ^ ; tandis que Jf^ Lx) signifie «il n'a pas cessé d'être».

Le conditionnel qui suit se traduit toujours par le passé. Ex. :

J^^ (Si.J «il n'a pas cessé d'être».

Devant un verbe à l'aoriste la particule ^yj^^ abrégée le plus

souvent en et parfois en indique le temps futur. Ex. : cVxi.^^ « il fera » .

cXi> placé devant un verbe au 2>rétérit^ confirme sa valeur du

temps passé. Ex. : ^\Ji iX£ «il s'est levé» ou «il s'est déjà levé»^

mais rarement on traduit le mot cXi* «déjà». Devant le verbe au

futur ô<'i signifie «quelquefois». Ex. : 4>^^. ô<'é «on trouve quelquefois».

Les conjonctions et yi sont en général suivies du verbe au prétérit^ mais la première lui donne le sens du futur^ tandis que la seconde lui conserve le sens du passé.

Ex. : v^Ai ^ ^ « si tu dis » ; s.:>J3* y] « si tu disais » . peut être aussi, quoique rarement^ suivi du conditionnel.

^ y2 se rend par «si ce n'était». Ex. : c^^ii^ Lxj v^^cVJt ^ ^} 'iyÂjL^:\ «si le péché n'existait pas^ il n'y aurait pas de pardon»^ mot-à-mot « si ce n'était pas le pécbé^ ne pas aurait été le pardon».

De la proposition 223

es

Les mots L4.J et \ «lorsque » sont toujours suivis d'un prétérit, le premier lui laissant le sens passé^ le second lui donnant le sens futur.

Ex. : ci^Lx? O « lorsqu'il fut mort » ; ^Lx> « lorsqu'il mourra ».

En poésie 13^ a parfois le sens de «si» qui lui est ordinaire dans le langage et dans le style courant négligé.

^1 «que» et ses composés ^ régissent le subjonctif.

Ex. : JwS'L^ ^\ «je veux que tu manges»; ^aJcS^I

siJU «il m'a donné Tordre de t'écrire»; mot-à-mot «quej'écriveàtoi».

Exceptionnellement «jusqu'à ce que» peut être suivi

d'un verbe au prétérit.

^ t écjuivaut encore à nos deux points devant le discours direct. Dans ce cas cette particule n'a aucune action sur le mot qui la suit.

«Que» devant un nom se rend par qui^ ainsi qu'on l'a vu^ régit le cas direct. se traduit par « il semble que^, on dirait

que». Ex. : u^tJvX? vilio «on dirait que vous êtes malade»;

Js.^:^ « on dirait une montagne». Les composés s'emploient également que devant des noms.

^^^5^ cs^:! «afin que», gouvernent toujours le subjonctif. Ex. : '^y-^ pi.^jyLa J.^^-iJ «afin que nous lancions contre eux des pierres».

^ et ^ pris dans le sens de «afin que» et ^1 avec la valeur de « à moins que » mettent également le verbe au subjonctif. Ex. : i^jtÀ^xi :^LjtÂ^ LlJJ^.^ « n'aurons-nous pas d'intereesseurs afin qu'ils intercèdent en notre faveur?» f^jtÀ^x^j est au subjonctif à cause de ^ signifiant ici «afin que ».

Les conjonctions ^ et ^ n'ont souvent d'autre valeur que celle

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de nos signes de ponctuation^ ^ équivalant à une virgule et à

un point ou un point et virgule. Mais qui marque en général le changement de sujet enti-e la phrase qui la précède et celle qui le suit^ signifie aussi « alors »^ «en conséquence».

Les négations employées devant les noms sont Lx) et la première n'exerce aucune action grammaticale; après la seconde^ le nom se met au cas direct sans tanouïn lorsque la négation est énergique^ tandis qu'il reste au nominatif avec tanouïn dans le

cas contraire. Ex. : ^ «pas la moindre divinité»; ^^.J| ^ «pas de divinité».

Répété deux fois avec le sens de « ni » ^ régit le nominatif avec le tanouïn quand^ la première fois^ il n'est pas suivi immédiatement du substantif^ sinon on peut^ à volonté^ laisser le substantif au nominatif, ou le mettre au cas direct sans tanouïn.

mme

dans la maison»^ mais on dira à volonté r^fcXJI ^ Hfwof cK^^ ^

ou ^fjcJl ^ iSyXiS J-^J

Bien que la particule « excepté » soit en réalité une préposition, elle ne régit pas le cas indirect. Si la proposition dans laquelle elle se trouve est affirmative, elle régit le cas direct.

Ex. ; LaX^ ^y^'^ '^y^ «tout le monde sortit excepté Ali». La proposition est-elle négative, on laisse plus volontiers le nom au nominatif.

s Ce

Ex. : "^y^ ^ qu'Ali qui ne soit pas sorti »^

mot-à-mot «n'est pas sorti si ce n'est Ali».

Toutes les autres particules restrictives gouvernent le cas indirect, sauf ^Li^, \ô<^ et Lxôwo^ après lesquelles on peut aussi mettre le cas direct. Ex. : cX-?^ ou ^^ii». «sauf Zéïd».

Après la particule du vocatif « ô » le nom se met au nomi-

De la proposition 22 O

natif sans tanouïn quand rinterpellation est directe et réelle et que le nom n'a pas de complément annectif.

Ex. : W <<ô ministre»; iX^:^ 1.3 «ô ^Mohammed».

Dès que le nom a un complément^ il se met au cas direct.

Ex. : ^iLLo «ô prince de Fépoque»; ^-iJI ô<j^ Lj «ô

adorateur de Dieu» ou «ô Abdallah»: >JvUlJf cXa^^ U «ô adora-

teur du Puissant» ou «ô Abdelkader».

Quand rinterpellation n'est pas directe et qu'elle s'adresse à une personne non déterminée^ le nom se met au cas direct avec tanouïn.

Ex. : ^La:^ Ljtjlio Lj> «ô toi qui gravis les montagnes».

Avec le mot l-g^' «ô» le nom doit être déterminé par l'article et se met au nominatif.

Ex. : v3La.^M «ô pécheur».

On place souvent le mot devant 1^^;^^ mais Tinfluence de ce dernier mot est la seule qui se fasse sentir. Ex. : l>La.^Ji '--g-:?' ^? «Ô pêcheur». L'orthographe est souvent employée dans le style familier. Quant à la forme féminine^ elle est L-g-Jof.

La conjonction qu'on a déjà vue employée avec plusieurs acceptionS; signifie encore «avec» et régit alors le cas direct^ mais

il est très rare qu'elle ait cette signification. Ex. : vax^^^I ^L:> ^ATb.!^ «le général est venu avec les troupes».

Les particules qui ont trois lettres sont pour la plupart de véritables noms^ aussi peuvent-elles être régies par la préposition ^^ff sans que leur valeur soit modifiée. Ex. : cXâj^ «chez» et cXâ.^

«de chez^ de la part de»^ « avant »^ «avant».

Quelquefois cependant la préposition précédée de devient

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un adverbe et alors elle reste au nominatif sans tanouïn. Ex. : JuJJ «auparavant»; lX.*-> «ensuite»; \J^y^ «dessus»^ î J^-c «dessous».

Locutions prépositives et adverbiales

En dehors des prépositions proprement dites on peut se servir également de substantifs auxquels on donne cette valeur en les mettant au cas direct,

Ex. : JcLwJf A^r^fi^ «à l'intérieur de la ville»; o-x^'f /^^Lis^ «hors de la tente». Ces mots J^^f3 et f^^^ sont des participes présents.

De même les adverbes de temps^ de lieu et de quantité sont rendus souvent à l'aide de noms auxquels on donne alors le cas direct.

Ex. : r*^"^-'' «aujourd'hui» qui est mis pour^^^Ji \ô<^ ^ «dans ^ ^^^^ ^ ^ ^

ce jour-ci»; ^^^f «maintenant»^ pour \ô<J^ ^ «dans cet

instant-ci»; \ô<t, «demain»^ pour tXi^ ^ «dans une matinée»; ^LLaUI «cette nuit-ci »; pour RXaAJI scX^ ^ « dans cette nuit-ci » .

Comme on le voit par ces exemples^ on a affaire à des sortes d'abréviations et c'est le cas direct qui sert à indiquer les ellipses.

Dans les expressions ^^^^3*^7 lX^a:::^ «alors^ à ce moment-là»^ on a des mots composés qui équivalent à "^^^ 3 «dans le moment d alors» ou ^va^ ^ «dans 1 instant d'alors».

Aux locutions déjà citées on peut ajouter les suivantes : '^'^-5 «souvent»^ mot-à-mot «des fois»; L^-^f^ «toujours»^ mot-à-mot «durant»; L\j^i? «bientôt»^ mot-à-mot «proche»; jA^aJ «nuitaniment » ; '^L^-^ « de jour » ; 5\.x) « une fois » ; « à la place

de»; f^X^t «jamais»^ mot-à-mot «éternellement»; «sur le

De la proposition 227

champ»; !jAi5^<< beaucoup »; ^^aA.-? « peu^ un peu » ; ^y^^ (^î^^ «1^ lendemain»^ mot-à-mot «le second d'un jour».

Adverbes de manière

L'adverbe de manière s'exprime au moyen d'un adjectif accolé au nom d'action du verbe dont on vient de faire usage,

Ex. : ^^yi Wj-^ ^-?^^ «il 1^ frappa violemment»^ mot-à-mot «il le frappa d'une action de frapper forte ou violente».

Le nom d'action et l'adjectif se mettent tous deux au cas direct et sont indéterminés. Il peut arriver que le nom d'action ne provienne pas de la même racine que le verbe^ mais cela est fort rare.

Termes circonstanciels

Le mot qui indique l'état dans lequel se trouve la personne ou la chose au cours de l'action^ c'est-à-dire le terme circonstanciel d'état^ se met au cas direct.

Ex. : «il est venu à clieval»^ mot-à-niot «il est venu

chevauchant»; 'lXj^^,^^ ci^Lx) «il est mort martyr de sa foi».

Ici encore il y a une ellipse et les expressions complètes qui

seraient w^^'^ y^^ cs"^'^ ^^-S-^ ^^-^ pourraient aussi être employées. La conjonction ^ dans ces phrases a le sens de «tan-

dis que»; on lui donne alors le nom de JLrLl

Le terme circonstantiel indique aussi la matière^ le motif;, l'espècC; la substance^ et il se met toujours au cas direct.

Ex. : R-ô-i jv^Lii^ «une bague en argent»] ^-§-^5 u^*--*^-' «le plus beau des hommes comme visage»] ^^5-:?- ^Lsù «il est mort de faim»\ Li%.i ^XXjo y ^} «je n'ai pas vu le pareil comme couleur.

La plupart de ces règles ne son t pas applicatles au langage qui ne fait 2^(^s usage de la déclinaison. On a déjà donné dayis le livre

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