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Chapitre ii

riste. Ex. : ma tezgui clie «ne crie pas» ; ma teqerreb clii «n'approclie pas » ; mâ touqfou clie « ne vous arrêter pas » ; ma tenôîîd'i clie «ne te lève pas» (e)i j^ci^l^^t à une femme).

La première perso7tne du pluriel de V impératif se rend par V aoriste précédé de yallah. IHx. : yallali nemcbiou «cdlons! » .

Quant à la troisième persojine^ on la rend par V aoriste et c^est V intonation seide qui permet de reconnaître qu^il est employé impérativement. Ex. : yeniclii fi li'alliou «quHl aille à ses affaires!» ou «qu^il s^en aille!».

C'est également au moyen de Vaoriste que Von rendra Vinfinitif français. Ex. : neli'abb nesâfer «je veux voyager», mot-à-mot «je veux je voyagerai» ; bëra yeberôb «il a voulu s'' enfuir».

Ee participe acti f avec la locution râni^ râk, etc. signi fie parfois «être en train de». Ex. : râui kâteb «je suis en train d'écrire». Souvent aussi cela équivaut au présent ordinaire.

imparfait de Vindicatif et le pilus-que-parfait sont rendus régulièrement p)ar le verhe kân suivi de Vaoriste ou du p>rétérit. Ex. : kount iiedjeri «je courais» ; kân sereq «il avait volé». On p)eut aussi se servir pour traduire Vimparfait du p)artici2)e présent après kân. Ex. : kân kâri «il louait» ; koimt sâken «jliahitais» .

La voix passive est représentée par la vii^ forme. Ex. : anqet a*^ « il a été coupé » ; anb^areq « il a été incendié ».

La vii^ et la vjii^ forme ont eyicore la valeur pronominale. Ex. : anketeb «il s^est inscrit»; ertema «il s^ est jeté» .

L^idée de «commencer à» s^ exprime toujours par le verhe hed^, et celle de « contijiuer à», par beqa et zâd. Ex. : beda yetekellem « il a commencé à parler » ; beqa ye bnm « il a continué à nager » ; zâd yeh'arets «il a continué à labourer».

Les verbes dits de cœur y usités dans le langage^ sont : ^'aref «savoir»; b'aseb «juger ^ estimer ^ croire»; dann «supp)Oser » , mais la déclinaiso7i faisant défaut ils n'ont p)oint de syntaxe particulière. Ex. : b'asebtbbu merïd' «je le crois malade» ; dannitek ma*^adjaz «je te suppose paresseux » .

Du VERBE

L'exclamation se rend souve^it par les mots ach men. Ex.: acli meii li'arami « quel sacripant! » . Il n'existe pas de verhes spéciaux à cet usage.

Du nom

Les noms qui^ dans les mômes eonditions grammaticales^ désignent une même personne ou une môme chose^ ou qui^ en d'autres termes^ sont en apposition^ se mettent au môme en s.

Ex.: c>^^j^ ^LloA-^M «le sultan Mahmoud»; ^y^^ ^^LiaÀ.A^j « au sultan ^Mahmoud » ; ^IkiXj^J] « j'^i vu le sultan

Mahmoud ».

Le complément annectif d'un nom^ précédé en français de la préposition ^de»y se met en arabe au cas indirect. En outre^ le nom qui a un complément ne peut^ en aucun cas^ avoir ni Farticle^ ni le tanouïn.

Ex. : (j^-^r-f "^^^ burnous de Zéïd » ; u^^-^^' ^5 "^^^ fnce de la terre »;^^Jf «Torifice du puits»; ^^-AjtJI ^^Lax» « les clés des sciences » (titre d'ouvrage).

Le complément annectif peut aussi ôtre remplacé par un adjectif^ de môme qu'on peut dire en français : «la Régence de

Tunis» ou « la Régence tunisienne » RxA^x? ou ï^S^X^^ly

Quand le premier nom est indéterminé et que le second indique la substance ou la matière^ on peut soit employer une préposition^ soit mettre le second nom au cas direct.

Ex. : v^-cLis». 5^JbÂi* ou LA^i:». s^Jb^i* «un pont de bois»

ou «un pont en bois».

Si le second nom n'indique pas la matière ou la substance^ on exprime toujours la préposition^ soit devant le second nom^ soit devant le premier répété et mis au pluriel.

240 VJHAPITRE II

Ex. : (S:^^ «un homme de la ville» on

àUjLX.^JI JL^^, mot-à-mot «un homme des hommes de la ville».

De l'adjectif

L'adjectif se place toujonrs après le nom qu'il qualifie; il s'accorde^ avec le substantif au singulier, en genre, en nombre, en cas, en détermination et en indétermination.

Ex. : ^j>iXÂJ} y^Âj] «le vieux château», mot-à-mot «le château le vieux»; H.-4«AJb.r^ ^tS ^ «dans une magnifique maison», mot-à-mot «dans une maison une magnifique»; Lj»j.i' «il a revêtu un beau costume».

Avec un nom au pluriel, l'adjectif se met au féminin singulier à moins que le nom ne désigne des êtres humains, car alors la règle d'accord est la même que pour le singulier.

Ex.: J'^' «d abondantes richesses»; Rj^bLi ^yj<^ù

«avec des sabres tranchants»; âLLLc^J! ^^(•.j^Jf «les couleurs variées»; ^^J^^*^^^^ • ) «des hommes nombreux»; y^\^s^ ^^/o pL.^ «de braves soldats»; ^jcXc?^L-^-'I ^j^^X^^IS «les musulmans agenouillés»-

Parfois cependant l'adjectif peut se mettre au pluriel avec un nom de choses, mais cela est fort rare.

Ex. : J.3jV.i' |*LjI «des jours peu nombreux».

La construction, qui consiste à faire de l'adjectif un complément annectif du nom qu'il doit qualifier^ est beaucoup plus usitée en arabe qu'en français. Dans ce cas il n'y a plus accord, mais dépendance réelle.

Ex. : X/oLilil L^^îi^io «long de taille» ou «d'une taille élevée»; RiiÂil^f rvAiâx^ «énorme de structure»; ^IxjJ^ «ancienne

Du VERBE

de construction»; ^^^xJ' ^^^^ l'œil noir»^ mot-à-mot «noires

d'œil»^ expression qui a donné naissance au mot français Jiouri.

Du comparatif et du superlatif

Que, après le comparatif^ se rend par la préposition

Ex. : Ali est plus jeune que Omar» ; cX^^t

^Xjq yj^£] «Ahmed est plus petit que toi»; ^Xjc ^y^^ o.3f «tu

es plus généreux que moi » .

En principe rien ne s'oppose à ce qu'une racine donnée prenne la forme du comparatif; cependant nombre de racines^ donnant même naissance à des adjectifs^ ne sont pas susceptibles^ pour

diverses raisons^ de prendre la forme c>xi f dans le sens du comparatif ou du superlatif. En outre^ les adjectifs de couleur et de difformités^ ayant déjà la forme cNJti I au positif, ne sauraient se distinguer du comparatif ou superlatif.

Toutes fois que^ pour une des raisons énoncées ci-dessus^ la forme du comparatif n'est pas usitée^ on la remplace par un des superlatifs yj^^S «plus nombreux»; J.iM «moins nombreux»^ ô<^\ «plus intense»; ^:b^f «plus léger »^ etc. suivi d'un nom au cas direct indéterminé.

Ex. : LôLaj cX^I L^cV^ «sa main est plus blanche

que la mienne»^ mot-à-mot «sa main est plus intense en blancheur que ma main»; iX^/^ !^fLx) J^ii yss^ «il est moins riche que Zéïd»^ mot-à-mot «il est moins nombreux en fortune que Zé'td»; v.^-^^ ,^-5 ^ilx: v^Âi-^i «elle a l'esprit plus léger que sa mère ».

Le substantif ^Aii^ «bien» est souvent usité avec le sens de «meilleur» ou «le meilleur».

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