‹ Précis de grammaire arabeChapitre 105 sur 117 · Chapitre ii · texte numérisé non relu

Chapitre ii

Ex. : 7-"^ «^LÂilJI «le contentement est meilleur

que la richesse ».

Employé dans le sens absolu^ le superlatif s'accorde en genre avec le nom; sinon^ il reste au masculin et gouverne à la façon des noms le substantif qui le suit et qui reste souvent au singulier.

Ex.: rvii^^t f*L/o!!^f «le pontife suprême»^ La3JwJ( sU.^!

vie la plus proche» ou «ce bas-monde». Mais on dira : c^^i t

5"!^^.'! «la meilleure des prières»^ mot-à-mot «le plus excellent

d ,^ refile la prière»; Ra^JÎ S\\ «la plus pure des salutations »; mot-

à-mot « le plus pur de la salutation » ; f « le plus brave

des émîrs»; ^\^^jJ\ cV-^' «hi plus belle des femmes».

« Au plus » se traduit par JJ? placé après le nom et «au moins»

par y'^^y

Ex. : cNii^ ^•ï*.'^-^ (j^-^ «cinq ans au plus»;, mot à-mot «cinq ans et moins»; j*Ljf 'à^'A^i «huit jours au moins »^

mot-à-mot «huit jours et plus».

La syntaxe des noms, dans le langage, est la même que celle de la langue écrite sauf, bien entendu^ ce qui concerne la déclinaison puisqu'elle ne s^ emploie jamais en parlant.

L'adjectif qualificatif se place toujours après le nom et xjrend V article si le nom est déterminé; V accord en genre et en nombre a lieu^ que le nom soit an singulier ou an pluriel.

JE':*;. : el-bâb el-djedid <si la porte neuve» ; djebel "^ali «une haute montagne » ; drâhem s er ar « de petits dirhems » ; en-nâs el-kebàr «les gens importants», «les 7iotables»; mera melih'a «une belle ou bonne femfne» ; nesa derifât «des fem^nes gracieuses».

Le comparatif et le superlatif ne sont guère usités en parlant; on le remplace le premier par le ]Jositif suivi de'^ïû^ «sur», et le second, s^il est relatif par le positif suivi de fi «dans».

Du vp:rbe

Ex. : Alimed kebir "^ala kliouli « Ahmed est plus âgé que son frère » ; enta semîn *^aliya « tu es plus gras que moi » ; Mohammed houa el-kebir fïnâ « 3Io7iammed est le i^lus graiid parmi nous».

De la prose rimée

Outre la prose ordinaire et la poésie^ les Arabes ont un genre intermédiaire, dont ils font encore fréquemment usag-e, c'est la prose rimée appelée encore rythmée ou cadencée. Les phrases sont alors coupées en périodes assez courtes terminées par la même assonance et qui présentent un certain parallélisme.

Pour arriver plus aisément à ce double résultat^ on ne craint pas d'employer Tin version dont Fusnge est généralement banni de la prose ordinaire et qui n'est vraiment fréquente que dans la poésie. Après le Coran, ce sont les Séances de Hariri qui contiennent le plus élégant modèle de prose rimée.

La traduction de ces textes présente, en raison de la recherche du style, une difficulté plus grande que la prose simple, mais moindre cependant que la poésie.

En dehors de Tabsence des voyelles, qui constitue toujours une grande difficulté pour la traduction, le style arabe offre encore une disposition qui gène le traducteur en maintes circonstances, c'est l'usage de mettre, en tête de la phrase, l'idée principale, sans s'inquiéter de l'ordre logique des faits que l'on n'observe même pas dans la composition du récit. On a vu déjà que certaines particules n'ont d'autre objet que de faciliter cette construction peu conforme à nos habitudes.

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