Chapitre iv
kin «mais> : liena «ici>^; henak «là-has»; h^atta «jusqu^à ce que, mcme»; yimken «peut-être» .
Ex. : %ila ouedjh' el-ard' «sur la surface de la terre» ; 'ala rerdek «selon votre gré» ; "^ala yddek «par votre entremise», mot-àmot « votre 7nain » ; erfed *^ala râsek «porte sur ta tête» : kheredj "^ala '1-^adou « il est sorti contre Vennemi»: edreb ^ala tselatsa «multij^lie par trois»; 'ala oiiedj allah' «pour V amour de Dieu», mot-à-mot « la face de Dieu » .
Nebâtou ^aiid el-qâïd «nous passerons la nuit clie^ le caïd»; "^and el-bir «auprès du ^Jiufs»; tes'ibni *^and el-bàb «tu me trouveras auprès de la. porte» {ou «à la j^orte» ).
Kif tedji « lorsque tu viendras » ; kif nous el « lorsque f arriverai»; kif-hou «comme lui»: kif-i «comme moi»; kif-ek «comme toi » ; kif-na « comme nous » : kif-koum « comme vous » ; kif-li oura « comme eux » .
R'ir el-youm «excepté aujourdliui» ; arba'a r'ir zoudj «quatre moins deux»; el-koull h'^aderin r'ir Ali «tous sont présents excepté Ali» ; suivi de kif, r'ir signifie «à peine» : r'ir kif ous'eliia «à peine arrivions-nous»; r'ir kif djit «à peine étais-je venu». Devant r'odoua « demain » r'ir équivaut à « après » ; r'ir r'odoua « ajjrès-demain » .
Lakin ma idji cbe « mais il ne viendra 2^(^s » ; kbedem lakin bëla fâïda « il a travaillé, mais sans profit » .
H'éna nerih'ou « ici nous notis reposerons » ; ma L'on chi b'énâ « il n'est ^jas ici » ; kân b'énak « il était là-bas » ; ces deux mots 2)euvent être précédés de la préposition lé. JEx. : adji le-b'éna « viens ici»; emcbi le-h'énak «va là-bas».
Kela h'atta cbeba'^ « il a mangé jusqu'à ce qu'il fut rassasié» ; h'atta idji « jusqu'à ce qu'il vienne» ; devant un nom h'atta signifie «même» : h'atta '1-qâïd djâ «même le caid est venu»: b'atta ouab'ed ma dja cbe «pas un n'est venu», mot -à-mot «ynême un n'est pas venu»; yakoul h'atta ch-chouk «il mange même des épin es » .
Yimken ou ymken itW «peut-être tombera-t-il» ; ymken
Prépositions, conjonctions, adverbes et interjections
«peut-être y c^est 2)ossible » . Ce 77iot est un verbe et peut s^emp)loyer avec une négation ma yimkeniii clie « cela ne me sera pas possible » .
Chouiïa « un peu »^ bezzâf et yâser « beaucoup »^ chouiïa cliouiïa « tout à Vlieure », qrib «près y bientôt, tout à Vheure », ba'^ïd « loiii », ydji « environ >, barka^ ykfî ou ytzi «asse^», ba*^d «après», qebel «avant», fouq «sur, au-dessus», tah't «sous, au-dessous».
Ara chouiïa ma < donnez-moi un peu d^eau » ; chouiïa meii eddoukhâii « un peu de tabac » ; employé seul, chouiïa équivaut à ^< doucement ».
*^Aiidi ed-draham bezzâf «j^ai beaucoup d^argent» ; echri bezzâf raen el-lah'^am «achète beaucoup de viande». On peut à volonté employer Vune ou Vautre de ces toiirnures. Yâser est surtout usité dans la campagne ; il se place après le nom déterminé. Ex. : *^andh ou el-oulâd yâser « il a beaucoup d^ enfants » .
Qrib signifiant «près» se construit avec men ou le. JEx. : qrib men ed-dâr ou qrib le-'d-dâr «près de la maison», ba'^ïd se construit toujours avec men. Ex.: ba^^ïd men hena «loin d'ici». Avec ufi verbe qrib a le sens de «bientôt, tout à Vheure». Ex. : qrib idji « il viendra bientôt » ; qrib nous elou « bientôt nous arriverons .
Ydji miïat sena « il y a environ cent ans » ; on peut dire également : ydji ouah'ed el- miïat sena «il y a environ une centaine d'années » .
Barka men ez-zega «assez de cris!». On 2^eiit joindre les ptronoms à barka et barkani «j'en ai assez», «assez!». Ykfi est
un verbe dont le sens est « il suffit » et itzi est une contraction de ydjezi «il y a compensation».
BaM el-khemis «ap^^ès jeudi» ; ba\l el-Vïd «apurés la fête»; «que» se rend par mâ après les prépositions. Ex. : ba*^d mâ djâ « après qu'il est venu» ; qebel el-kherif « avaiit l'automne » ; qebel ma khedem «avant qu'il ait travaillé, avant de travailler». Devant un pronom on ajoute men à qebel. Ex. : qebel menni « avant moi » .