Chapitre premier
divisent cliacune en trois variétés principales qui sont^ pour la première : le nesMiiy le diwâni et le taliq; pour la seconde : le maghrehiy Yandalousi et le soudâni. Enfin dans les titres d'ouvrages et dans les inscriptions lapidaires on se sert parfois d'une ancienne écriture dite coufique qui est surtout caractérisée par l'absence de points diacritiques et par des formes rigides et anguleuses.
Les Arabes représentent graphiquement les sons de leur langue au moyen de 37 signes ditïerents qui peuvent être groupés ainsi :
l"" 28 consonnes;
2^ 2 lettres complémentaires;
3^ 3 voyelles;
4^ 4 signes orthographiques.
Alphabet
L'alphabet arabe ne renferme que les 28 consonnes. Outre sa valeur phonétique, chacune de ces consonnes a une valeur numérique. Le tableau ci-contre donne l'ordre dans lequel ces lettres sont rangées habituellement.
Lettres complémentaires
Ces deux lettres sont Yalif\ et le ta merboufa S.
L'alif n'a aucune valeur phonétique propre; tantôt il sert de lettre de prolongation, tantôt de support pour deux signes orthograi)hiques et enfin il accompagne souvent le hamza dont il dé-
cèle la présence : |-
Quant au ta merbouta^ qui n'est autre chose qu'une forme particulière du que l'on emploie seulement à la fin de certains mots^ sa valeur phonétique est celle de t. En apparence cette lettre a Tair d'un s liâ surmonté de deux points diacritiques; en réalité c'est un ta dont les deux pointes rapprochées l'une de l'autre se sont croisées. Toutefois^ dans certains cas^ le 5 est remplacé par un 5.
Lecture et écriture
luiéro [)rdre
Nom
Forme
xleur létique
Valeur numérique
Numéro d'ordre
Nom
Forme
ileur lérique
liamza
dad
bâ
ta
ta
dza
dz
UUvJ
tsâ
ts
"^aïn
djîm
r'aïn
fâ
oU
khâ
Kll
qâf
iUU
dâl
kâf
dzâl
dz
lâm
râ
mîm
rx
zâ
nôuii
sin
ha
cliïn
ch
wâou
sad
Observations sur l'alphabet
L'ordre alphabétique adopté ci-dessus est celui en usage aujourd'hui dans tout l'Orient et dans la plupart des dictionnaires arabes^ en particulier^ dans ceux dont se servent les Européens.
^ C'est Talif, dont il va être question ci-après, qui a cette valeur, qu'il soit ou non accompag-nô du h'amza. L'astérisque marque le point jjar oiï doit commencer le tracé de la lettre; quand il y en a deux, c'est que le tracé se fait en deux fois.
Chapitrk premier
Il existe une autre classification que Ton ne rencontre plus guère qu'au Maroc. Jusqu'au ^ râ inclusivement cet ordre est le même que celui qui a été donné ci-dessus; mais^ à partir de cette lettre les consonnes sont rangées de la manière suivante : tâ io^ dzci iô, hâf Idm m'im ^y nôUn sâd ^y d'âd i^y "^aïn raïn fâ ^y qâf ^y sïn ^y clûn ^y lia 5^ wâou ^ et yâ ^ • La valeur numérique des lettres est souvent modifiée ainsi qu on le verra plus loin.
Le nom d'une consonne commence par une articulation qui en donne la valeur phonétique exacte. Seul le liamza s> fait exception à ce principe. En voici la raison : A l'origine l'alif qui étnit la première lettre de l'alphabet^ était employé à la fois avec la valeur actuelle de liamza et avec celle qu'a conservé Valif \ comme lettre complémentaire. Pour éviter une confusion on a songé assez tardivement à créer un signe spécial représentant la première des deux valeurs anciennes de l'alif f. Cette nouvelle lettre^ considérée plutôt comme un signe^ a été dénommée d'après sa forme (hamza signifiant piqûre et le hamza ayant été tout d'abord représenté par un gros point) et non d'après sa prononciation.
Pris isolément^ chncun des caractères de l'alphabet est très exactement représenté dans le tableau ci-dessus; mais cette forme peut subir certaines modifications quand les caractères s'unissent entre eux pour composer des mots. Pour bien saisir la nature de ces modifications^ il convient de partager les lettres en trois groupes distincts.
Le premier groupe ne contient que le liamza lettre qui ne s'unit jamais ni à In lettre qui la précède^ ni à celle qui la suit. Le plus souvent aussi le liamza $> est placé au-dessus ou au-dessous de l'une des trois lettres alif \y ivâou ^ yâ ^ et Ton ob-
tient alors les figures suivantes : 'y |, ^y
Le second groupe comprend les six lettres : t alify c> dâly C> d'zâl. s râ, zâ et j tvâou. Dans un mot ces lettres ne se joignent
Lecture et écriture
jamais à la lettre qui les suit tout en s' unissant à celle qui les précède^ si cV ailleurs celle-ci peut le faire.
Le troisième groupe est constitué par toutes les lettres qui ne font point partie des deux groupes i)récédents. Ces lettres se joignent dans récriture aussi bien à la lettre qui les précède qu'à celle qui les suit lorsqu'elles font partie d'un même mot. Il va sans dire qu'elles ne pourront s'unir aux lettres du deuxième groupe qu'autant qu'elles les précéderont. ^
Dans le troisième groupe une distinction est nécessaire. Certaines des lettres qui le composent ont leur forme entière audessus de la ligne d'écriture^ les autres sont au contraire coupées par la ligne d'écriture. Les premières au nombre de neuf sont : hâ, ^ tâ, ^ tsâ^ io t'd^ dzd^ ^ fd^ Jcdf] » Jid et H tâ merhout'a. Les quatorze autres sont : ^ djïm, ^ Kâ^ ^ hhâ^
srn, [J^ chin, ^ sdd^ dTidy ^ "^am^ ^ ra/in, ^ Ç[df J Idfn^ ^ mlm^ ^ nôun et ^ yd.
Tenant compte de ce classement uniquement fait au point de vue du tracé des lettres dans l'écriture des mots^ on peut dire :
l"" Que les lettres des deux premiers groupes conservent toujours la môme apparence ainsi qu'on le voit dans les mots sui-
vants : liamzay dzdl^ noUn; ^to ddly alif râ; zd^ tvdoUy
rd; liamza^ rd, d'dd; '^^ Jiamza^ rdy zd; i>f rd^ ddl, alif
lïamza (quand le Jiamza est accompagné d'une autre lettre^ le Jiamza seul compte).
2"" Que chaque lettre du troisième groupe possède^ outre sa forme essentielle^ un appendice final qui disparaît quand cette lettre s'unit à la lettre qui la suit.
Cet appendice est réduit à fort peu de chose pour les caractères placés en entier au-dessus de la ligne d'écriture; pour les autres lettres il consiste dans toute la partie du caractère placée au-dessous de la ligne d'écriture.
Si l'on remarque que plusieurs lettres ont exactement la même forme et qu'elles ne diffèrent que par le nombre ou la position