‹ Précis de grammaire arabeChapitre 4 sur 117 · Chapitre premier · texte numérisé non relu

Chapitre premier

de leurs points diacritiques^ et que ces points subsistent toujours^ on retrouvera sans peine la façon dont on a obtenu les formes essentielles des lettres dans le tableau suivant :

Forme complète

Forme

essentielle

Forme complète

Forme essentielle

\CLJ ^ ^

vj5

^ OU

On remarquera que les cinq lettres bâ^ tci, ^ tsd, ^ noïin, et yâ placées au commencement ou dans lintérieur d'un mot ont exactement la même forme et que ce n'est que par le nombre ou la position des points diacritiques qu'il est possible de les distinguer l'une de l'autre.

Quant au Jici 5 qui ne figure pas dans le tableau^ bien qu'on puisse à la rigueur lui appliquer les procédés qui ont servi aux autres lettres^ il est plus simple de détailler les formes dont il est susceptible^ suivant qu'il est isolé^ au commencement^ au milieu^ ou à la fin d'un mot. Voici ces formes : isolé au commencement ss^y au milieu ou y et à la fin d'un mot ^. Cette dernière forme servira également pour le S tâ merboufa S.. Réunies en un seul groupe cela donne : — y-g-^-

A ces indications générales il y a lieu d'ajouter les remarques suivantes :

1^ On unit deux lettres au moyen d'un trait horizontal allant de la fin de la première au commencement de la seconde en se relevant à ce moment s'il est nécessaire. La longueur de ce trait

Lecture et écriture

varie suivant le gré de la personne qui écrit. Ex. : le <^ ha uni à r! Talif donnera : ou \ — ^ ou encore l

2"" La lettre jointe aux caractères — djîm, ^ lia et ^ Ichâ se

place au-dessus de la ligne d'écriture de façon même que le trait

d'union^ au lieu d'être tout à fait horizontal^ s'infléchisse légèrement. Ex. : ^ lâm-djim; ^ hct-Miâ; ^ sdd-Kd; ^ lâm-lchddjim.

3"^ La boucle du ^ ^aïn et celle du ^ raïn se ferment complètement quand ces lettres sont unies à la lettre précédente et la forme de la boucle prend une apparence triangulaire. Ex. : ^ hâ-^aïn; ^ lâm-raïn; «Jtx> mtm-ain-Jid.; ^Jl} lâm-raïn-td fnerhoufa.

4"" Dans les pays barbaresques le prend son point au-dessous : et le ^ qâf n'en a plus qu'un au-dessus :

o Le < s' écrit parfois au commencement d'un mot et à la fin.

0'' Le ^ 7ïiïm^ précédé du J Idmy s'écrit souvent ainsi Jo Idmmim. La lettre qui précède le ^ rriim peut aussi se tracer audessus de la ligne d'écriture hd-mïm; c tsd-niim; ^ yâ-mïm.

Le ^ nôun final ne prend que rarement son point diacritique dans les pays barbaresques.

8'" Le yd final perd le plus souvent ses points diacritiques

et toujours quand il supporte un liamza ^. Ex. : 2, il prend aussi la forme dans l'écriture.

9"^ Les Arabes ajoutent à la liste des lettres indiquées ci-dessus le Idm-alif qui n'est autre chose que le J Idm suivi d'un f alif. Ce qui a donné lieu à cette habitude mal justifiée, c'est que dans V écriture le J Idm ne se joint pas à f Valif d'une façon tout à fait norma le. Ex. : V

1 ^ 5 mais ce n'est nullement une lettre nouvelle à aucun point de vue, puisque c'est la réunion de deux caractères différents qui conservent chacun sa valeur propre.

On pourra s'exercer à reconnaître et à tracer les lettres des mots suivants :

Page 1