‹ Précis de grammaire arabeChapitre 46 sur 117 · Chapitre viii · texte numérisé non relu

Chapitre viii

L'usage ou le dictionnaire indiquent pour chaque racine quelle est la seconde voyelle qui lui convient^ et c'est ainsi qu'on saura

qu'il faut dire — o «il a écrit > ^ su» et Jjii* «il a

été lourd » . On a vu plus haut que dans les dictionnaires faits par les Européens^ cette troisième personne était donnée à la place de la racine pure.

Au même temps^ à la même personne et également à la voix

active le verbe quadrilittère primitif a toujours la forme: J^Ljti-

Ex. : Jy'^ «il a secoué»; ^iX^o «il a chatouillé». Ici la forme étant fixe, le dictionnaire et l'usage n'ont plus besoin d'être consultés.

Tout verbe trilittère ou quadrilittère est primitif lorsque^ à la 3^ personne du prétérit^ le nombre de ses lettres est égal à celui des consonnes de sa racine. On reconnaîtra qu'il est dérivé chaque fois que le nombre des lettres sera supérieur à celui des consonnes de sa racine. La lettre portant le chedda compte pour deux et le support du liamza n'a aucune valeur dans cette évaluation.

Ainsi {^Sy « il a mangé» ; Jli' « il a dit » ; sSy^ ^ ^ ^ exempt » ;

^ «il a passé»; il ^ couru» sont des verbes primitifs

étant donné qu'ils sont tous trilittères et à la 3^ personne du pré-

térit masculin singulier. \^y^^ «il a suggéré»; fy^'^ «il ^ murmuré » sont également primitifs, car ils dérivent de racines quadrilittères et ils sont à la 3^ personne du prétérit masculin singulier.

Les verbes trilittères, à la 3® personne du prétérit masculin singulier, tels que (wLc « il a enseigné »; JoLH « il a combattu »; vxil a informé^; j-*.:^^-! «il a rougi» sont dérivés, de même que «il a disparu» qui appartient à une racine quadrilittère.

La troisième personne de l'aoriste indicatif d'un verbe trilittère primitif à la voix active et au singulier masculin a toujours l'une

Du VERBE 89

des trois formes : JwXâj, J^^-S? c>u c^JtA^» Ici encore une des voyelles est indécise^ c'est toujours celle de la deuxième lettre radicale. Il faudra donc demander a Tusage ou au dictionnaire qu'ils fixent l'orthographe sur ce point^ et alors on saura^ par

exemple^ qu'il faut dire ^^r? ^^il ouvrira»; ^^^ô^ «il frappera» et wa-XXj) «il écrira».

L'indécision n'existe plus dès qu'il s'agit d'un verbe quadrilittère primitif à la voix active; la forme est toujours J^JtÂj. Ex. :

JyJy-î « il secouera » .

Sans doute^ on peut dire qu'en général les verbes trilittères qui ont la voyelle ou sur la deuxième lettre radicale la conservent à Taoriste, que ceux qui ont la voyelle i prennent la voyelle mais cela ne saurait guère servir puisqu'on ignore déjà quelle est la voyelle du prétérit^ et le mieux sera d'avoir recours au dictionnaire tant que l'usage n'aura pas fait connaître la voyelle qu'il faut adopter.

Les deux éléments de la conjugaison ayant été obtenus ainsi qu'on vient de le voir, il reste à déterminer ce qu'on appelle en français le radical^ c'est-à-dire la partie du mot qui restera invariable dans le cours de la conjugaison.

Le radical, qu'il ne faut pas confondre avec la racine^ varie suivant que le verbe se conjugue au prétérit ou à l'aoriste. Au prétérit on l'obtient en supprimant la voyelle a de la troisième lettre de la racine. Ex, : w^;c5^est le radical de : (V-^, celui

de ,^^^wws^, celui de ^^^uu^; ^cX.i^4>, celui de ^lX-^4>. A l'ao-

riste on retranche également la voyelle de la dernière lettre de la racine et en outre on supprime le ^ initial sans toucher à la voyelle. Ex. : est le radical de ^yj^ù ; ^^Lc , celui de

jvXstj ; i^y^ y celui de î fy^') ^ celui de fy^y'?r

Ce dernier principe s'applique également aux verbes passifs

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