Chapitre premier
ne donnera la date de l'impression de Touvrage que si on y ajoute la valeur numérique de la dernière lettre du mot ? c'est-àdire 2^ et on a alors 1312 de l'hégire.
Dans l'exemple qui va suivre^ il y aura à retrancher de la somme des lettres du deuxième hémistiche;, la valeur d'un mot du premier hémistiche :
Le second hémistiche donne 2565; si l'on défalque de ce nombre la valeur des lettres du mot qui est de 1255^ on ob-
tient 1310^ date de Thégire que l'on voulait indiquer.
Il va sans dire que les mêmes signes d^écriture sont employés^ que les mots à reproduire appartiennent au langage ou à la langue littéraire. Cependant il faut noter que dans la pratique vulgaire le ^ h amza fait place à f ?'alif .omme première lettre de ValpJiahet. En outre, il est bien rare que Von écrive le ^ hamza et y presque toujours, c^est son support t, ^ ou qui lui est toujours écrit, qui permet d^en reconnaître la présence.
Quant à la prononciation des consonnes, elle donne lieu aux remarques suivantes :
Le ^ ts se prononce souvent t dans certains dialectes, s dans d^ autres, la lettre s'' étant en quelque sorte dédoublée. De plus, à Alger, on substitue parfois le ^ ta au cl> tsa et réciproquement. Ex. : teleta <^ trois», au lieu de tseletsa; entsa «toi» au lieu de enta.
Le ^ djim prend en Syrie et en JÈgypte le son gue^ tandis
qu^en Tunisie il sonne comme un j ou, chez les Juifs surtout, comme un z. On dit en Orient : gâmal « un chameau » ; à Tunis jamâl ou zâmâl et ailleurs djâmal. Exceptionnellement le j de dj tombe dans certains mots. Ex. : dzaïr «Alger» remplace djezaïr; de même dziri «un Algérien» au lieu de djezâïri (avec élision de rsi).
Lecture et écriture
Le C> dzâl se distingue rarement du <3 dâl. Cependant en Orient on lui donne parfois le son z. lei eneore il y a eu une sorte de dédoublement de ce son composé.
La métatJiése du sîn et du ^ chîn est asse^ fréquente. Ex. : semcli « un soleil » au lieu de cliems. Quelquefois il y a simple substitution de Vune des lettres à Vautre. Ex. : sedjëra « un arbre » au lieu de cliedjëra; sereb «il a bu», au lieu de chereb. JMais ce sont là le plus souvent de défauts personnels de prononciation.
Le ^ r aïn est quelquefois prononcé gue. Ex. : guezâl « gabelle » au lieu de r ezâl.
Sauf chez les citadins, le ^ qâf a généralement le son gne. Ex. : gai «il a dit» au lieu de qâl; grîb «près» au lieu de qrîb ou qërîb. On trouve encore le ^ qâf rendu par une aspiration brusque. Ex. : h'âl « il a dit » ; b bum « lève-toi » pour qâl et qoum.
Le S tâ merbouta^ lorsqu'il termine un mot sans complément, sonne a^ en Occident, èb^ en Orient. Ex. : raedina « ville » se prononcera aussi niedinèb. Suivi d'un complément, le S tâ merbout a a le son et. Ex. : medinet en-nebi «la ville du prophète» JMédine.
Dans toutes les transcriptions qui seront notées au cours de cet ouvrage les consonnes finales devront se faire sentir. L'addition d'un e muet peu utile ailleurs serait gênante ici, parce qu'elle permettrait de supposer l'existence d'un signe représenté par cet e muet. Imâm «imam», se prononcera cZonc imamë; djenân «jardin», djenanë; ouden «oreille» , oudènë.
Voyelles
Les voyelles ne font pas partie de Falpbabet; elles sont figurées par des signes qui ne s'écrivent jamais seuls et qui doivent nécessairement être placés soit au-dessus^ soit au-dessous d'une des consonnes de Falpbabet. Quelle que soit la position de la voyelle par rapport à la consonne^ elle se prononce toujours après celle-ci^ jamais avant.