Chapitre premier
La forme des trois voyelles brèves est ^ a, ^ ou et ^ signes qui ne sont autre chose que des réductions des lettres f, ^ et le premier étant incliné sur la ligne d'écriture au lieu d'être tracé verticalement. Accompagnées de la lettre hd^ ces trois voyelles
donneront les syllabes hà^ ^ hoû^ <^ hï.
La prononciation d'une voyelle brève se modifie légèrement sous rinfluence de la consonne qu'elle accompagne, a devient ou devient o^ sans qu'on puisse formuler à cet égard des règles rigoureuses^ à moins d'entrer dans de longs détails bien peu nécessaires.
Chaque voyelle a deux noms : un^ quand elle sert à la déclinaison; un autre^ si elle ne joue pas ce rôle. Dans le premier cas^ a se nomme nasha; ou, refaa et TcJiefd'a; dans le second cas, a s'appelle fatJia; ou, d'cmima et Jcesra.
Pour rendre longue une voyelle brève, il faut écrire une des trois lettres ^ ou à la suite de la consonne qu'elle accompagne. Chaque voyelle a, pour ainsi dire, un accent circonflexe qui lui est propre : pour l'a c'est pour Vou c'est ^ et pour 1'^ Ces trois lettres employées ainsi, c'est-à-dire comme lettres de prolongation, ne doivent plus porter aucun signe, voyelle ou signe
orthographique. Ex. : Lj ha, hou, ^ L:?^ dja, djou,
djt; Lx) ma, yo mou, mi .
C^est surtout par la prolongation de la durée du son que les voyelles longues se distinguent des voyelles brèves; quant à leur tonalité, elle est à peine modifiée.
Un signe voyelle peut être écrit deux fois sur une même consonne, mais seulement à la fin d'un mot dans des circonstances déterminées; on a alors ce que l'on nomme un tanouin (mot arabe qui signifie addition d'un n). La voyelle ainsi redoublée se prononce comme si elle était suivie d'un n sonore. Ex. ; ^ Jian, % lioun, ^ Jii7i (prononcez : liane, lioune, Jiine).
Après le tanouïn de la voyelle a l'orthographe exige que l'on
Lkctukk kt kcritukk lo
écrive un I alif qui n'ajoute rien i\ la prononciation. Cet f alif ne se met jamais après un 5 merhout'a, ni après un liamza.
Ex. : U &an^ <^ houïi, ^ hm; djan, ^ djoun, ^ djin; \s ran,
y ronn, y rin; wan^ ^ ivoun, ^ tvin; 5 ta^i^ 5 toun^ » ^m. Il n'y
a que le mot ^^^xô qui^ par exception^, prend un I après le ^ liamza avec le tanouïn de la voyelle a.
Au point de vue graphique on peut, pour le tanouïn de la voyelle oUj accoler les deux signes voyelles : jlv, ou renverser la seconde voyelle : .
A la fin de certains mots le tanouïn de la voyelle a est suivi
d'un ^ yâ qui remplace alors 1' orthographique. Ex. : ^ô<sx^ h'oudan «orthodoxie». Ce ^ yâ prend alors le nom d'alif bref
qu'il soit précédé du tanouïn ou de la simple voyelle a : ^J<^
Jiouda «l'orthodoxie»; "^ala « sur^ contre».
Les voyelles brèves, dans le langage, ne se 2^^^ononeent jamais à la fin d^un mot, pas plus que le tanouïn, sauf, pour le tanouïn, dans les deux mots : abadan «jamais»; daïman « toujours y> et, pour la voyelle sifnple, dans quelques loeutions empruntées au Coran : bismi Ilah' «au nom de Dieu», eliramdou lillah' «louange à Dieu», esselamou "^aleïkoum «salut à vous!», ete.
Jl Vintérieur des mots, les voyelles brèves se distinguent rarement les unes des autres et prennent le son uniforme de e ou eu en Occident. Ex. : merkeb «un navire» pour markab; chereb «il a bu » pour charab ; tâdjer « négociant » pour tâdjir ; meslem « musuhyian» ^^ot^r mouslim; radjel «homme» pour radjoul (ici on a conservé exactement le son de la première voyelle). Le son o a^jparaît quelquefois pour ou et pour a. Ex. : telob «il a demandé», echrob «bois», p)our talab et echrab; ekhrodj «sors» pour ekhroudj.
En Orient, les voyelles conservent plus exactement leur véritable