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chapitre x

Participes des verbes trilittères dérivés et du

verbe quadrilittère

Les participes actifs et passifs des verbes trilittères dérivés et des verbes qiiadrilittères s'obtiennent tous de la troisième personne du singulier masculin de Taoriste indicatif en lui appliquant les modifications suivantes :

1^ Eemplacer le ^ initial et sa voyelle par ^.

2^ Donner le tanouïn ^ au mot ainsi obtenu.

3*" Lorsque le verbe est trilittère donner la voyelle i à la deuxiemelettre radicale y si elle ne Ta déjà; mettre cette même voyelle i sur la troisième lettre radiccde quand le verbe est quadrilittère pour obtenir le participe actif.

4^ Substituer la voyelle a à la voyelle i sur la deuxième ou la troisième lettre radicale ^ suivant que le verbe est trilittère ou quadrilittère^ pour avoir le participe passif.

Ex. : [v-Lx.;ô deviendra successivement ^x\.x,jq^ ^axjoo et fera

au participe actif jv-^Xax) «parlant» et au passif ^Xxxx «parlé».

De même ^^-Xjo donnera ^^Xjljc, v^^AiJtx» et au participe actif:

k^jXjlx «déclarant» au passif ^y/iJLx «déclaré». Enfin ^yc^yj fera

^y£.'^jc^ ^ys.yjc et au participe actif: ^y^^x «secouant» ; au pas-

sif ^'y£.'yjo «secoué», Xz^yj^ù deviendra ^a^^^^JOo, v^A->j-ax

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et au participe actif : ^X::>yÀ,jo « glissant » ; au passif v.-iL^^Xx>

« glissé » .

D'où il résulte que tout participe d'un verbe trilittère dérivé

et quadrilittère, primitif ou dérivé, commence par ^ et porte la voyelle i sur la seconde ou la troisième lettre radicale^, suivant qu'il est trilittère ou quadrilittère, quand il est actif, et la voyelle a, sur cette même radicale, quand il est passif.

De même que le participe du verbe primitif, le partiel j^e du verbe dérivé est surtout employé comme substantif ou comme adjectif. Il se décline et prend la marque du genre et du nombre.

Le féminin d'un participe actif ou passif s'obtient en ajoutant à la terminaison du masculin S — . Ex. : (wL^ «savant», k^Ar^ « savante » ; ^ « écrit » , yXS^ « écrite » ; ^a.xxj « déterminé »^ ixAjtxj <^ déterminée » ; « parlant »^ iUJXjCx^ « par-

lante » ; v^A^yJCx? « glissant », '^ÂXz^yXjc « glissante ».

Le duel est marqué par la terminaison — . Ex. : ^^jOyx> «croyant», ^^LI/o«.-<j «deux croyants»; kÂx)^ «croyante», ^lJCJL/c*.x^ «deux croyantes»^ en remplaçant le H par

La terminaison — ajoutée au masculin singulier donne le pluriel masculin. Ex. : ^yXxxi «vaincu», pl. ^y^yXiuQ «vaineus»; yùô<A «administrant», pl. ^•r^^^.

En substituant <J\ à la terminaison féminine H — on a le plu-

riel féminin. Ex. : R i^xi^xj «honorée», pl. vi:^L ij-ci./o ; k>./o^

«croyante», pl. vi:->LjL>o ; Rj^L^ «frappante», pl. v^L^^L^.

On verra plus loin que le participe passif du verbe trilittère dérivé et du verbe quadrilittère est employé aussi comme nom de lieu.

Participks des vekbes tkieittères déiîtvks, etc.

Le participe du verbe primitif trilittère a été indiqué ci-dessus. Quant au participe du verbe dérivé dans le langage^ il est formé suivant les mêmes procédés que celui de la langue écrite. ToutefoiSy comme les voyelles brèves ne sont pas distinctes en parlant^ on conçoit quHl sera impossible de reconnaitre le participe actif du participe passif, aussi quand Vun de ces participées est usité pour un verbe, Vautre ne Vest pas. Le plus souvent d^ailleurs le participe a le sens passif

Ex. : moqâbel «faisant face», de qâbel «il a fait vis-à-vis»; mosta'^adjeb «étant étonné», cZe esta'^adjeb «s^étonner» ; mokerfes «fripé, chiffonné»; moqerbes «placé en travers de la selle»; moteferreq «dispersé, disséminé».

Dans tous les participes du verbe primitif ou dérivé, trilittère ou quadrilittère, le féminin est formé en ajoutant a au masculin. Ex. : sâken «habitant» , fém. sakena; metsqoub « percé, perforé » ^ fém. metsqouba; moumen «croyant», fém. moumena; modjerreb «éprouvé, essayé», fém. modjeiTeba.

Le pluriel masculin est donné par la terminaison in ajoutée au singulier mascidin. Ex.: kâteb «écrivant» , pl. kâtebin; medjrouh" « blessé » ,pl. medjrouh'in ; moteferreq « dispersé » ,pl. moteferreqm.

A.U féminin pluriel on remplace a du singulier par ât^ le t étan t sonore. Ex. : moumena «une croyante» , pl. moumenât «des croyantes » ; sâkena « habitante », pl. sâkenât.

Quant au duel, on ne s^en sert jamais pour les participes.

Il faut remarquer que la terminaiso7t a du féminin est écrite avec un ta merbouta; il faudra donc, chaque fois qu^il y aura un complément, faire sentir un t et adoucir Va en e.

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