Comparatifs et superlatifs syntiiétiques. — Le
latin formait en général les comparatifs et superlatifs des adjectifs à l'aide de suffixes qu'il ajoutait au thème du mot. Ainsi du thème sapient {em) (savant) on tirait le comparatif sapient-ioT (plus savant) et le superlatif sapientAssimus (le plus savant, très savant).
Les formes ainsi dérivées se déclinaient :
Sapiéntior faisait à l'accusatif : sapientiôrem, sapientissimus — sapientissimum, ^
A. Comparatif, La tradition conserva en français un certain nombre de comparatifs synthétiques. Ainsi :
gràndior a donné graindre, grandiàrem — graignor.
A graignor comparez : alçor (de altiorem), plus haut; gensor^ plus gent (gentil); d'autres encore qui appartiennent à la vieille langue.
Trois surtout méritent d'être notés, ce sont : pire (plus mauvais), mieldre (meilleur) et moindre (plus petit), venus de trois comparatifs irréguliers latins. Ils présentaient autrefois les formes suivantes :