‹ Précis de grammaire historique de la langue française; avec une introduction sur les origines et le développement de cette langueChapitre 141 sur 320 · MASCULIN ET FÉMININ NEOTRR · texte numérisé non relu

MASCULIN ET FÉMININ NEOTRR

pire (péjor), pis (péjus),

peior (pejôrem),

mieldre (mélior) , miels, miens , mieux (mèlius) ,

meillor (meliôrem),

meindre y moindre (minor), moins (minus),

m^enor (minôrem).

Quelques-unes de ces formes ont disparu avec l'ancienne langue, d'autres sont demeurées. Les unes servent encore de comparatifs aux adjectifs, ainsi : meilleur , pire, moindre; les autres sont adverbes : mieux, moins»

Il y a aussi quelques-uns de ces comparatifs qui se son maintenus comme substantifs. Ainsi : major a donné maire (plus grand, le plus grand fonctionnaire de la ville) ; major em a donné majeur; etc.

B. Superlatif. Le superlatif synthétique latin a laissé moins de traces dans la langue moderne. Au Moyen Age il y avait encore quelques formes de superlatif synthétique ce usage : pesme venu de pessimum (qui signifie très mauvais), grandisme, de grandissimum (très grand), seintisme, de sanctissimum (très saint), altisme, de allissimum (très haut). Ex. :

Je's (les) lur dirrai merveilluses e pesmes. (RoL, 2919.) Un grandisme nés plat, (Aucassin et Nicolette, p. 404. Barb.)

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