Conjugaison en er
Seule la troisième personne du pluriel a conservé la forme étymologique. En effet :
chant-eiït vient régulièrement de cant-eut.
Les autres formes anciennes ont peu à peu été éliminées ou n'ont jamais existé.
Au singulier,
canl-em donnait régulièrement chant, cant-es — chants, chanz,
cant-et — chant.
On trouve en effet des formes analogues dans l'ancienne langue. Ex.: ki s' cleimt (Rol^ 1522) z= clamet. Mais déjà dans le même texte on rencontre : qu'il dun^Qt au lieu de duni (v. 18). D'une façon générale le subjonctif des verbes en are a été assimilé à celui des autres conjugaisons, et s'est trouvé identique au présent de l'indicatif.
Les deux personnes du pluriel auraient dû être :
cani-emus, d'où c/ian^-eins, canZ- etis, — clianl-eiz.
b FOUMES ET SYNTAXIi.
Elles ont reçu les flexions ons et ez des autres temps du verbe et sont devenues que nous chant-ous, que vous chant-ez.
Plus tard, à ons, ez. on a substitué ions, ieZy formes des autres conjugaisons.