Conjugaison en re, oir, tV
Les verbes en ère latins faisaient le subjonctif en am, aSj at. Ex. : rump-ana, rump-3iS, rump -Sii.
Ceux enérele faisaient en eam. Ex. : déb-esim, déb-eas. Mais Ye de eam passant à ïiy leur subjonclil s'est confondu avec celui des verbes en io de la troisième conjugaison et de la quatrième qui était en iam: respond-edim, devenu respond-iamj fut analogue à cap-iam (que je prenne), et à c/orm-iam (que je dorme). Même ressemblance aux autres personnes entre respoiid-ieiS et ca^-ias, entre respond-iâi et cap-iat. Il n'y eut donc plus en présence que deux types de flexions, les unes en am, as, les autres en iam, ias, etc.
Aux personnes où la flexion est atone, c'est-à-dire aux trois personnes du singulier et à la troisième du pluriel, la présence ou l'absence d'un i ne change rien à la forme de la flexion française :
am donne e comme iam donne e, as — es — ias — e^;, at — et — iat — et, ant — ent — iant — ent.
On a par conséquent :
que je boive (bibam) et que je fîerg-e (feriam), que tu boiv-es que tu fierg-es,
qu'il boiv-et qu'il fierg-et,
qu'ils boiv-ent qu'ils fierg-eni.
11 n'en est pas de même c.ux deux premières personnes