‹ Précis de grammaire historique de la langue française; avec une introduction sur les origines et le développement de cette langueChapitre 214 sur 320 · IMPARFAIT DE L'INDICATIF · texte numérisé non relu

IMPARFAIT DE L'INDICATIF

du pluriel, où Vi atone agit sur Va tonique des flexions iamuSj iatis, — Tandis que

vend-anaus devrait donner vend-ainSy ve7id'atis — vend-ez,

part-iâmus donne part-iens,

part-ieitis — part-iez.

Quelque chose de cette différence s'est conservé; alors qu'on a substitué à ains de vend-âins la terminaison analogique ons, on a respecté ^^ de part-iens en faisant la même substitution. On a donc eu, d'une part,

vend-ons, vend-ez,

de l'autre,

partAons, partriez.

Alors la langue hésite entre les deux formes qui réagissent l'une sur l'autre. Longtemps on dit indifféremment par/-ons, par analogie avec vend-ons, à côtéde/?arMons, et réciproquement vend-iovLS, vend-iez par analogie avec part-ions, part-iez à côté de vend-ons vend-ez.

La forme en ions, iez a fini, comme on sait, par triompher partout, et rester seule.

Elle s'étend même à toutes les conjugaisons, voire à la première. On dit : posions, portiez, pour portons^ portez*

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