‹ Précis de grammaire historique de la langue française; avec une introduction sur les origines et le développement de cette langueChapitre 258 sur 320 · EMPLOI DU CONDITIONNEL · texte numérisé non relu

EMPLOI DU CONDITIONNEL

Très souvent aussi la condition n'est pas exprimée, et pour compléter les phrases conditionnelles il faut sousentendre des idées très variées. Ex. :

O/i.' /aurais tôt fait de le savoir (si je voulais). On dirait wn pacha! (si l'on s'en tenait à l'apparence). Je voudrais bien ne pas l'avoir fait (si c'était possible).

Enfin souvent aussi il n'y a aucune condition marquée ni sous-entendue, on emploie pourtant le conditionnel pour indiquer que l'action n'est pas réelle, qu'elle est incertaine, possible seulement. Ex. :

Au cas où il le voudrait (on ne sait pas s'il le voudra, peut-être oui, peut-être non).

De là l'emploi du conditionnel dans des phrases contenant une exclamation, une interrogation, rapportant l'opinion d'autrui, partout en un mot où il y a un doute. Ex. :

Ce serait à moi! Il me pardonnerait? On raconte qu'il /'aurait souffleté.

De là aussi l'emploi du conditionnel, dit de politesse, pour demander un service dont on ne doute pas, présenter une idée que l'on considère comme certaine, mais dont on veut adoucir renonciation. Ex. :

Anriez-vous la bonté? — je désirerais;... — vous •pourriez vous tromper.

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