Nous marquons l'accent par ce signe placé sur la lettre
des gens qui, dans la rapidité delà prononciation, disent sous-off'cier, capitaine pour sous-officier, capitaine, etc. Cette influence de l'accent est plus visible encore dans des langues comme Tallemand, où l'accent a une plus grande importance qu'en français. Certaines syllabes sont extrêmement brèves et sourdes. Prononcez gëlègenheit (l'occasion). La syllabe le semble étouffer celles qui l'entourent.
Ce phénomène s'était déjà produit en latin. Les inscriptions populaires nous montrent qu'on disait tdb'la au lieu de tabula (table) ; vinc\e)re au lieu de vincere (vaincre). Ce fait de prononciation s'était même manifesté dans le latin classique, qui disait séc'lum pour sasculum (siècle), vinc'la pour vincula (liens).
Du latin au français, la prédominance de la tonique s'est marquée davantage encore et a eu pour effet d'amener autour d'elle des contractions qui ont réduit le nombre des syllabes des mots.
Des types latins de quatre et cinq syllabes n'en ont quo deux en français, l'une portant l'accent principal, l'autre, l'initiale, l'accent secondaire. Ainsi :
sdinitàtem, santé, miyiistérium, mestier,
47. Voyelles libres et entravées. — NouS aurons donC à examiner à part les voyelles toniques et les voyelles atones.
Mais le sort des voyelles ne dépend pas seulement de leur nature, de leur qualité ou de leur accentuation, il dépend aussi de la nature des éléments, voyelles et consonnes, qui les entourent, car les sons réagissent les uns sur les autres.
Dans cet ordre d'idées, il faut distinguer particulièrement les voyelles dites libres des voyelles dites entravées ou en position.
On appelle voyelle libre une voyelle suivie d'une autre
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voyelle, ou d'une seule consonne, ou d'une de ces articulations doubles dont le premier élément est une muette, et le second un r, si faciles à émettre qu'elles peuvent être considérées comme simples.
Exemple de voyelles libres : e dans c/ewm (dieu), a dans fabam (fève), a dans ma.trem (mère).
La voyelle en position ou entravée est celle qui est suivie d'un groupe de consonnes dont la seconde n'est pas la vibrante r.
C'est le cas de o dans post (puis), de e dans presbyter (prêtre).
Les voyelles ainsi en position, nécessaires à la prononciation du groupe de consonnes qui les suit, ont une tendance moindre à s'affaiblir et sont traitées tout autrement que les voyelles libres.