PLES
LATIN
pôrtam
porte
dôminam
dame
séparât
sèvre
amôrem
amour
orphaninum
orphelin
amàtum
OBSERVATIONS. — CAS PARTICULIERS
quelquefois [.:chalemel=
aimé
devant une nasale , a=ai. . .
Cependant quelquefois a s'affaiblit en e, change- ' ment fréquent quand la consonne initiale est une gutturale. Ex. : caminum=chemin.
En français moderne, l'e muet tombe ou se change en une autre voyelle. Ex. chalumeau ;sacraméntum=sairement, serment.
Cependant :
nasalisé dans les masculins. Ex. : pànem = pain, pur dans les féminins.
Ex. plànam=plaine.
— une gutturale réduite à y, a=ai. Ex. :
f)àcem = pais=paix.
abiale, a=è. Ex. : nàvem=nef.
— une liquide, a=:aou e. Ex.: màlum =mal,
mortàlem=mortel.
2° après une gutturale, a = ie. Ex. : càdit = chiet (du verbe choir).
— un i=y, a=ie. Ex. : pretiàre = prisier (auj. priser).
nasal dans les masculins.
Ex. : cànem= chien.
L=ie
après une
gutturale,
avant une
nasale . .
4° après un y,
avant une gutturale,
pur dans les fémipins. Ex.: chienne.
a=iai, i (y). Ex. :
Clipiàcum = Clipyàcum= Clichiai=Glichy.
parte m
part
Cependant :
1" devant un 1, a-t-l=au, réduit ensuite à o .Ex. : alterum = al tre= autre (pron. otre).
— une gutturale réduite à y, a-t-y=ay,
ai, (è). Ex.: fàctum=fayt=fait.
— une nasale, a=a nasal. Ex. : càmpum=
champ.
— deux nasales, a=a (pur). Ex. :
àn(i)mam=âme.
2» après un c, a=e. Ex. : adcaptâre=acheler.
67. È (ouvert) du latin vulgaire correspond à é, œ du latin classique.
SITUATION DE LA VOYELLE
Îdans les paroxytons. . dans les pro-
A o„ A} I les proparoxy
'aîone' ' t«"«)
p-'-^- S ÏÏInûiai : :
Libre/ ^ ^^"'^"'• \
é tonique.
è tonique ou atone
Entra- ] vé
é tonique ou atone
SORT DE LA VOYELLE
ANC. FR. FR. MOD
tombe tombe
tombe
donne e tombe
donne ie
le
donne ei
donne è
donne è
! (fermé) correspond à ë, œ, ï.
EXEMPLES
mare plantàginem
ôperam
venénum verecùndiam
hèri
té
plantain
œuvre
venin vergogne
OBSERVATIONS. - CAS PARTICULIERS
Dans certains mots qui renferment un groupe de consonnes on trouve un e euphonique. — Ex. : cendre (latin cinerem), mère, anciennement medre (latin mâtrem).
hier
e en hiatus avec la finale est souvent traité
1 comme i par le latin vulgaire et le roman.
Ainsi plàtea = plàtia^ delà: place. (Voir à l'i).
Quand cette diphtongue ie précède une gutturale réduite à y, il se forme une triphtongue iei qui se contracte en i. — Ex. : *prèco = priei= pri (je prie).
tei, toi
1« Devant les nasales ei ne passe pas à oi, mais reste ei qui se nasalise dans les masculins. — Ex. : plénum = plein. Il donne è pur dans les féminins. — Ex.: plènam = pleine (prononcez plène.) (Cf. cependant avenam= avoine).
T Devant les gutturales suivies de a, e, u; é donne i. — Éx: Iigat = legat= lie.
3^ Après les gutturales, e donne i. — Ex. : cèram=cire. Noter particulièrement les verbes en ère, comme : placère = plaisir, tacère = taisir (taire).
sèptem
vèrgam (virgam.)
set, sept
verge
1° Devant 11, è donne ea ; un 1 tombe, l'autre fait diphtongue avec la voyelle. — Ex. : bellitàtem = beauté.
2" Devant une nasale, e se nasalise. — Ex. : mèmbrum = membre; il donne a pur dans le féminin : fèminam = femme (prononcez famme) .
3° Devant une gutturale réduite v> y, e donne iei, i. — Ex. : lectum = lieit, lit.
1° Devant un 1, é + 1 donne eu. — Ex. : *filtrum, fèltrum = feutre.
2» Devant une nasale, é prend le son de a nasal.— Ex. : *vendémiam = vendange.
3° Devant une gutturale, é donne ei, oi. — Ex. : tèctum = toit.
68. 0 (ouvert) du latin vulgaire correspond à ô du latin classique.
SITUATION DE LA VOYELLE
final
f à, à atone
posttonique
protonique
dans les paroxytons. .
dans les proparoxytons.
pénultième, initial. . .
non initial .
Libre ( à tonique.
6 tonique.
SORT DE LA VOYELLE
ANC. FR. FR. MOD
tombe
tombe tombe
donne
tombe
ou
donne "°^ "^
oe, eu
donne eu
ô tonique ou atone.
Entravé
à tonique ou atone.
donne
donne ou
Ô (fermé) correspond à ô et ù du latin classique.
EXEMPLES
LATIN
vêndo
je vend(s)
frigidùm
froid
diâconum
diacre
colôrem
couleur
consobrinum
cousin
nôvem
neuf
OBSERVATIONS. — CAS PARTICULIERS
nepôtem
neveu
Exceptez le cas où l'û, 6 atone se trouve en hiatus avec la tonique, il fait alors diphtongue avec elle. — Ex. : dèum=dèo=dieu. — Même résultat quand la voyelle tonique n'est séparée de lu, ô, que par une labiale ou une gutturale. — Ex. : jocum=jeu. Dans d'autres cas,
û, 6 atone agit sur la consonne qui précède.
Devant une nasale o se conserve. — Ex. : donàre=
doner, donner.
Quelquefois il s'affaiblit en e. — Ex. :coluculam=
quenouille.
Devant une nasale ô=o (nasal dans les masculins). — Ex. : hômo=om, on.
Devant les gutturales +u, ô=uou, ou,eu. — Ex.: fôcum=feu.
Devant la marginale y venue de i, quand la consonne intermédiaire est une dentale, ô=ui. — Ex. : *in ôdio= ennui.
Devant une labiale, si elle demeure, ô=ou. — Ex. : lùpam=lopam= louve; si elle tombe, o=eu. — Ex. : S. Lupum=S* Leu.
Devant une gutturale -+-e, i, 6=oi. — Ex. : *crôcem=croix.
Devant une consonne -f-i(= y), ô=oi. —Ex. ; glôriam=gloire.
Devant une nasale, ô=o nasal dans les masculins. — Ex. : dônum=don.
sôrtem
*gôltam
sort
goutte
1° Quelquefois ô est traité comme 6. — Ex. :
tormèntum=tourment. 2° Devant un s, ô=ô. — Ex. : côslam=coste,
côte.
Devant un 1, ô fait diphtongue avec 1. — Ex. :
côl(a)pum=coup.
Devant une nasale, ô=o (nasal). — Ex. compu-
tàre=compter.
Devant une gutturale, ô=oi, ui. — Ex.:oôctem=
nuit, nuit.
1° Devant 1, o fait diphtongue avec I. — Ex. :
aùscultàre, *ascol tare = écouter.
2° Devant une nasale, 6=o (nasal). — Ex. :
cùm(u)lo, *comlo=comble.
i04 PHONÉTIQUE.