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mois de dispense et quelques autres mesures d'ordre administratif, il obtenait un contingent annuel de 100 mille hommes pouvant donner, après les déductions ordinaires, un effectif de 550 mille combattants, qu'il aurait réparti en cinq armées de plus de 100 mille hommes chocune, aptes à passer la frontière. En outi-e, par la constitution de cadres solides en temps de paix, et par l'appel, en temps de guerre, de tous les anciens soldats de 28 à 40 ans, et de tous les hommes des classes antérieures libérés par la fortune du « bon numéro » aux termes de la loij il eût formé de puissantes réserves pouvant doubler l'armée active et fournir tous les auxiliaires désirables.
C'est là le principe qui, sous diverses variantes et sur une plus grande échelle, mais avec diminution de la durée du service actif, a prévalu plus tard en France, ainsi que dans les grands états du continent européen, et que routeur du Précis de l'art de la guerre avait toujours recommandé.
D'autre part, il faut mentionner qu'à Tégard des bienfaits d'égalité sociale, scientifique, littéraire dans tous les rangs, dont l'armée devait jouir par le fait du service personnel striclement
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obligatoire, le général Jomini était loin de partager l'enthousiasme des novateurs. On en jugera par le passage ci-après de sa brochure de 1866, où il réfutait un trop chaleureux éloge de l'infanterie prussienne pour sa richesse en lettrés et en cartographes :
« Que pourrais-je dire au sujet des simples fantassins lettrés et des soldats ayant des cartes topographiques dans leur sac pour pouvoir guider au besoin des détachements ? Si c'est comme ordonnances qu'ils portent ces cartes, cela s'est pratiqué de tout temps ; mais que deviendrait une armée où il faudrait recourir aux simples soldats pour diriger les marches ? Pour ce qui concernerait leur mérite comme troupiers, c'est une question à soumettre à un comité de colonels d'infanterie. Tous les soldats prussiens savent lire et écrire, parce que l'enseignement des enfants est obligatoire, et il est certes utile à l'humanité, au paysan comme au soldat, de savoir lire, écrire et faire une addition ; cela ne diminue en rien le mérite du soldat, et grâce aux nouvelles écoles, tous les conscrits français ' ne laisseront rien à désirer sous ce rapport. Jusque-là, je crois qu'un régiment où le quart des soldats ne saurait pas lire en vaudrait bien . un autre. Si j'étais d'âge à commander soit ua