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3*> La préparation des mesures d'ordre technique nécessitées par le partage éventuel d'un réseau entre la zone des armées et celle de l'intérieur, notamment le chiffre du matériel roulant qui peut être nécessaire à chaque commission de réseau opérant dans la zone des armées ;
40 L'étude de l'utilisation possible des chemins de fer de types divers ;
50 L'étude de l'organisation, de l'instruction et de remploi des troupes de chemins de fer.
Comme on le voit par les prescriptions ci-dessus, tout ce qui a trait à l'emploi militaire des chemins de fer se trouve parfaitement élucidé en France. Dans les autres pays du continent européen, il en a été de même, et les dernières
La commission des chemiûs de fer de campagne se comiiDse d*un officier et d*un agent technique. Elle a sous ses ordres :
1* Des sections de chemins de fer de campagne, recrutées dans le personnel des compagnies et du réseau de l'Etat ;
2** Des troupes de sapeurs de chemin de fer appartenant à l'arme du génie.
Des sections de télégraphie sont en outre mises à sa disposition, suivant les besoins.
Le général en chef peut, au cours des opérations, apporter dans cette organisation les modifications commandées par les circonstances. Mais il doit faire en sorte d'associer toujours l'élément technique avec l'élément militaire.
Le membre militaire a voix prépondérante.
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campagnes, soit de 1870-1871, soit d'Orient plus récemment, ont aussi montré que pour la destruction et la construction rapide des voies ferrées, les troupes allemandes, russes, bulgares, les françaises et ottomanes aussi, malgré le désavantage des circonstances, savaient se mettre à la hauteur des exigences (*) aussi bien qu'elles le sont aujourd'hui pour la mobilisation. Nous ferions donc une œuvre superflue en nous occupant plus en détail de l'emploi mili-
(*) Parmi les travaux importants des Allemands dans la campagne de France, on peut citer l*embranchement de Rémilly à Pont-à-Mousson, pour tourner Metz, de 37 1/2 kilomètres, avec trois ponts, construit en 40 jours ; Tembranchement de 30 kilomètres entre Fontenoy et Commercy pour tourner Toul; le rétablissement du pont de la Versine sur l'Oise, par déviation de la voie, de 1230 m., en 3 mois ; le rétablissement de plusieurs communications, autour de Paris, dont les tunnels avaient été obstrués par les défenseurs, travaux dans lesquels les pionniers du génie se distinguèrent comme chefs de chantiers.
De leur côté, les grandes compagnies françaises, notamment le P.-L.-M., avaient fait, en août et septembre, des efforts gigantesques pour Tapprovisionnement de Paris, et, dans Tintérieur du vaste camp retranché, des voies de communication nombreuses avaient été promptement établies entre tous les points importants.
Il n'en fut pas de même partout. Par exemple, le défaut d'une organisation régulière de service militaire des chemins de fer fit «chouer une des meilleures opérations de la campagne : celle de i^armée de l'Est sur les revers des Allemands. Effectuée aussi
taire des chemins de fer, soit en général, soit dans chacune des grandes puissances européennes en particulier, malgré l'intérêt que ce second examen pourrait offrir au point de vue comparatif; et quant à leurs rôles très divers en campagne, nous ne pouvons que nous en référer aux nombreux exemples fournis par les dernières guerres d'Europe, et surtout par celle de la Sécession américaine.
Toutefois, il n'est pas inopportun de remarquer ici qu'en ce qui concerne l'avantage capital de grande rapidité de première mobilisation que procurent les voies ferrées, il ne peut être assuré que par maintes mesures préalables indépendantes du technisme des chemins de fer, se rapportant au recrutement et aux libérations provisoires, à l'organisation des unités tactiques et administratives, à leur répartition en garnisons, corps combinés et dépôts, à la présence effective sous les armes, aux places de rassemblement, aux magasins, aux forteresses, en un
bien qu'elle avait été conçue, quoique avec trop d'amjïleur, elltî eût pu aboutir à d'immenses résultats ; mais commencée le %\ octobre dans la région centrale de Bourges, NeverSj VierzoD ei de Lyon, et n'ayant eu ses masses vers Besançon que le iô janvier, l'ennemi eut tout le temps d'y parer et de refouler eelLe armée sur la Suisse.
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mot à la constitution même de l'armée, de ses subdivisions, de ses réserves, de ses auxiliaires en tous genres.
La perfection serait sans doute d'avoir une armée active absolument permanente et toujours sur pied de guerre, sauf quelques gros impedimenta, répartie le long des réseaux ferrés à employer aux jours de mobilisation de guerre. Ces bonnes conditions ne pouvant s'allier avec les immenses effectifs fournis actuellement par le service obligatoire, mais réduits de présence personnelle aux corps, il fallut aviser à rendre à ceuxci, au moment voulu, leurs compléments de guerre en hommes et en matériel, et c'est ce qui fait l'objet des nombreux décrets, arrêtés, règlements, etc., dont nous avons parlé et de maints autres encore.
Mais toute la sagesse humaine peut se trouver en défaut aux heures critiques, et la prévoyance la plus minutieuse ne pas mieux prévenir l'accident pendant la mobilisation de guerre que dans In vie civile. Que pourrait-on recommander à cet égard, sinon d'appliquer au mieux ce qui se pratique déjà partout en d'autres domaines et sous d'autres formes, notamment :
1^ Exercer la mobilisation, en tenir des cours de répétition, comme on en a pour d'autres ser-