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CHAPITRE X

ISstofre dea Mèdes et des Perses depuis la mort de Cyrus jusqu'à la révolte

de rionie contre Darius , 530—504.

Coutumes, mœurs, gouvernement, religion des Perses au temps de Cyrus,

de Cambyse et de Darius.

$ I^— Biitoire âê$ Mèdes et des Perses depuis la mort dé Cyrw jusqu'à la rétfoUe de Vl&nie contre Darius, &d0^504.

Le royaume de Cyrus a été le plus florissant et le plus étendu de toute TAsie. Les historiens lui assignent pour bornes les trois principales mers qui baignent TAsie et l'Indus à l'orient. Cyrus, par la vigueur de son

(I) Voyeï, pour rbistoire de Cyros, VffUioirê d'Hérodote, Ht. I ; Î4 Bibliothèque hit^ tfirique de Diodore de Sicile, liv. I, et les fragments du livre IX ; \'Ba!trait de l'hùioire de Perse , de Gtésias, inséré dans le sixième volame de l'Hérodote de Larcher, deuxième édition ; les Antiquités Judaïques de Josèphe , liv. X ; la Cyropédie de Xénophon , et la Çlirmi^i^ d'Ëasébe.

128 PRÉCIS DE L*HISTOIR£ ANGlEimB.

administration et la force de son génie, contenait seul cette vaste étendue de pays. Mais, après sa mort , la discorde divisa ses deux fils Cambyse et Tanaoxare ; des nations entières se détachèrent de leur obéissance : une décadence générale succéda au développement rapide que la puissance des Perses avait pris sous le règne de ce grand roi.

830. Cambyse, l'aîné de ses deux fils, lui succéda. Le second, Tanaoxare ou Smerdis, eut en partage le gouvernement de l'Arménie, de la Médie et du pays des Cadusiens. Cambyse était à peine maître du royaume , qu'il songea à porter les armes contre l'Egypte. Il fut entraîné à cette expédition , ou par les conseils d'un transfuge égyptien qui voulait se venger du roi Amasis, ou par le désir de ^nir l'orgueil de ce prince, qui lui avait refusé sa fille en mariage. Des Ioniens et des JEoliens augmentèrent le nombre de ses troupes ; sa flotte était composée de vaisseaux que lui avaient fournis les Cypriotes et les Phéniciens. Le roi des Arabes, avec lequel il avait conclu une alliance, fournit de l'eau à son armée , à travers les déserts qui sépgyrent la Perse de l'Egypte. La ville de Péluse , qui en défendait l'entrée à l'orient , ayant été prise par un stratagème que la superstition des Égyptiens rendait seule praticable, les Perses s'avancèrent dans l'intérieur du pays, triomphèrent d'une armée que le nouveau roi Psamménit leur avait opposée, et se rendirent maîtres de Memphis. Les habitants, ayant fait périr les hérauts de Cambyse, éprouvèrent de sanglantes représailles. Psamménit fut dépouillé de la couronne, son fils mis à mort, et les restes d' Amasis exhumés et livrés aux flammes, au mépris de la religion des deux peuples. Les Libyenis , les Barcéens et les Cyrénéens, craignant de subir le même sort que les Égyptiens, se soumirent à Cambyse. Ce prince, aussi ambitieux que cruel, voulut entreprendre trois guerres à la fois ; . il avait résolu d'attaqyer les Carthaginois , les Ammoniens et le roi d'Ethiopie. Obhgé de renoncer à la prenjière guerre , sur le refus des Phéniciens d'y prendre part , il envoya contre les Ammoniens une armée considérable qui fui, dit-on, ensevelie sous une montagne de sable, et marcha lui-même contre le roi d'Ethiopie. Forcé par le manque de vivres , de revenir sur ses pas, il accabla les Égyptiens de toutes sortes de maux , détruisit les plus antiques monuments de Thèbes, insulta à la religion de l'Egypte, et tourna sa fureur contre son frère Smerdis et sa sœur Méroé, qu'il avait épousée. Patisithès, chef des mages, dans la crainte de son retour, conspira contre Cambyse, et donna son trône au mage Smerdis, qui avait beaucoup de ressemblance avec le second fils de Cyinis, mis à mort à Suse par ordre

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