CHAPITRE XIX
Histoire des Perses et des Grecs , depuis les troubles de riiu^ jusqu'à la orart de Darius, 504-485.
Depuis Fexpédition des Argonautes et la guerre de Troie qui appartiennent aui fliAcl» iKfoiiqucs, l'ii^hienee 4e la Grèce ne s'était ikit ressentir am dehors qaa fer l'étaitiisaemesit de ses colonies âans ks pa^s mêmes où ses gneiTiers avaient acquis tant de renommée. Mais, à la lin du ti" siècle avant Vête chrétîenae, on Toit a^araltre l'ancien aataigoiliisne de TOeddent et de rOrieiot et produire cetti guerre célèbre qui menaça d'abord de leur mkiA teutes les cités de la Grèce et qoi finit par ébranler la puissante monarcbie dn grand roi. *
L'immense disproportion des forces des deux part^ «Amhinit œ pas devoir rendre la lutte longtemps incertaine. Les Grecs eussent inévitablement succombé, li le danger dont leur indépendance était menacée , n'eût réuni contre l'ennemi eemmon des peuples qui , depuis leur origtae , n'avaient combattu que deux fols pour ia Bitee «wisc. Sparte et AIMncs se placèrent naturellement i la tête di
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oette ooitfWoratioo géoérale. MsiioBii^tabiie énergie que leurs eiftoyens puisaiem dans Famoar êe la pairie (à de la liberté , et le géoie adioiraUe que dépioyèneiA surtout les généraux d'Athènes , ]^réaervèreat la Grèce du loag 4efl roii de 1*0-^ rient et la rendirent même redoutable à ses agresseurs*
La guerre Médique donne un plus haut intérêt à rhistobre de la Grèce. Elle met dans tout leur jour les précieux avantages que Lycurgue et Sobn avaient voulu produire par leurs institutions politiques. Malheureusement la gloire fit naître nne fetale rivalité entre les Spartiates et les Athéniens. Unis d*abord pour reponmer la formidable invasien éeê Perses, ils séparèrent leurs intérêts après la victoire et âeviareiit tdut à eoup des ennemis IrréconcUiableB. Le même siècle vit les triomphes remportés par Miltiade» ThéeaiBtode et Cimoa , en fa3u»i tut m Grèce «fttière , et toute la Grèoecoi^rée ordwmer, an «ou «es inaMmeatSi ta ruîAede» ports et 4e la marine d*AthèBee (i).
L'expéditk>B<|ue Darius avait dirigée av^c si pen de saocès contre les Scythes, ne fut pas cependant perdue pour Tagrandissement de sado^ miiMLUoQ déjà û étendue* Avant de r^^itôser en Âjsie, il détacha de VanaèQ avec laqueUe il avait parcouru ks déserts de la Scythie, quatreviogt miUe. hornooies qpi'il laissa en Europe sous k commi^eineat de MégaJs^yae, UQdeses plus habiles généraux* Ce satrape eutreprit aussitôt de e&uiaeltr« Périuthe, qui^déléadit «ourafeusdiueut sa tili^rté:; il pir^ courut eusttite la Thiaoe, «e rendit iMltre de toutes les villes et les assujettit «un ^lois da Darius. Sur Tordre de ce pnnœ, il tianspoila eu Aine les habitaats de phisieuFS oantoDS de la Paeonie ; Biais les Paeonieas du mont Paogée et ceux qui s'éteoda/i^Qtt sur les rives du iftc Prasi^^ résistèrent à ses armes et conserrèreat leurs twres et leur ]yâ)Srtéi
Darius r s^rès avoir repassé ruellespofit, se readit à Sardes (rà ii songea à ré€(Hiipenser dignement Histiée de M ilet et Goés de Mytilèoe , les fidèles gardiens du pont de bateaux qu'il avait fait jetcfr sur Tlster et dont la conservation avait assuré sa retraite et celle de soti armée (2); Il donna au premier, qui possédait déjà Milet, un canloxl de la Tbraee, Myrcine sur le Stymon^ et investit Ck>és, qui n'était que simple particidier, de la tyrannie de la puissante Mytilène^ Mais respritentreprensnt d'Histiée, qui se bâfta d'entourer de murailles le pay^doiit il a^ait été mis Ga posfiêssioift et qui faisait craindre qu'il n'exerçât tr^ é'asceHdant sur les Grecs et ks Barbares été^li»daiis€ette eoÉtrée^ itispira de vives
(1) Pour ce chapitre et les deux saivants, voyex priDcipalement les Viêi de Thémiêtoele^ d^Ariitide et de Cimon dans Plutarque et dans Cornélius Népos, et VHistoire d'Hérodote à partir du livre V.
(3) Hérodote , Hist.,liT. IV, chap. 143, U4. Ibid., chap. 97, 137, ilf, i4t
260 pr£ci8 db l'histoire ÀNcnimB.
inquiétudes à Darius e*le fit repentir de sa^générosité. Sous prétexte de ne pouvoir se passer du dévouement et des conseils d'Histiée, il Tenleva à sa tyrannie de Milet , le rappela auprès de lui et remmena plus tard à Suse, où il le combla d'honneurs et où il l'admit à la plus intime familiarité (1). Avant de s'éloigner de la Lydie, il pourvut à l'administration des conquêtes anciennes et recommanda à ses lieutenants le soin d'en faire de nouvelles. Il donna à son frèreArtaphernes le gouvernement de Sardes, et à Otanes, fils de ce Sisamnès que Cambyse avait fait mourir et écorcher pour avoir trafiqué de la justice, le commandement des oAtoa maritimes. Otanes fit des conquêtes encore plus importantes que celle de Mégabyze, K4«. h s'empara de Byzance, de Chalcédoine, de Lamponium et d'Antandros dans la Troade; et avec les vaisseaux que lui fournirent les Lesbiens, il subjugua les lies d'Imbros et de Lemnos qui étaient encore occupées par des débris de la race antique des Pélasges (2).
• 504. L'Ionie, sous l'administration d'Otanes, jouit de quelques années de repos. Cependant de nouveaux malheurs lui étaient réservés et ils lui vinrent de l'imprudente rivalité de Naxos et de Milet qui, au lieu d'unir leurs forces et de concerter leur défense, eurent recours à la fatale intervention des Perses et les rendirent ainsi les arbitres de leur destinée. Quelques nobles de Naxos, en butte à la haine du parti populaire, avaient été contraints de sortir de l'île. Comptant sur l'alliance qu'ils avaient contractée avec les principaux habitants de Milet, ils allèrent chercher un asile dans cette cité et demander l'assistance d'Aristagoras, qui en avait été nommé gouverneur, depuis le magnifique exil que la politique de Darius faisait subir à Histiée dans la cour de Suse. Aristagoras, charmé de l'occasion que lui offrait la fortune d'établir son influence dans la plus riche des Cyclades, promit aux réfugiés de les ramener dans leur patrie, à l'aide des secours du satrape Artaphernes, son ami, qui disposait de forces considérables de terre et de mer. Mais l'expédition que l'on arma contre les Naxiens échoua, d'abord par leur courage, ensuite par la rivalité d'Aristagoras et du Perse Mégabate qui commandait la flotte. Alors le Milésien, craignant qu'on ne lui imputât ce revers, et qu'il n'eût à en répondre au prix de sa fortune et de sa vie, changeant tout à coup de vues, se jeta dans un parti extrême, celui de la révolte. Rompant tous les liens qui l'attachaient aux satrapes,
(1) Hérodote, Hist., Ut. V, cbap. ii, S3, 34, 2S.
(2) Ibid., cbap. 3t-S7.