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CHAPITRE XX

Histoire des Perses et des Grecs depuis la mort de Darius jusqu'à la mort deCimon, 485-449*

Les préparatifs de Darios, la contestation élevée à sa mort au sujet de la oou* ronne entre deux de ses ûls , la révolte de TËgypte et le temps employé à la réprimer, les armements faits par Xerxès, auquel le trône de Perse fut déféré « remplissent un intervalle de dix années. Pendant ce temps , la Grèce se prépare de son côté à d'autres combats. La bataille de Marathon , dans laquelle Hippias a tronvé la mort , a exalté tous les courages. L'Ingratitude d'Athènes envers Miltiade n'effraye ni Thémistocle ni Aristide. Ces deux grands hommes, rivaux de talents et de patriotisme, voient dans cette première invasion le présage assuré de nouveaux dangers. Ils créent de nouvelles ressources, dirigent tous les eiforts des Athéniens vers la marine, et donnent ainsi à leur patrie une puissance qui non-seulement la fait triompher des Perses , mais encore la rend maîtresse de la mer et dangereuse pour l'indépendance des Grecs.

485. Thémistocle succède à Miltiade dans le commandement de la flotte, soumet aux Athéniens les îles de la mer Egée, et termine ainsi

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Tentreprise commencée par son prédécesseur. Quelques années auparavant, il avait conseillé aux Athéniens de faire servir le produit des minet»; de Laurium à Ja construction de deux cents vaisseaux pour soutenir la guerre contre Égine. Cette guerre fut le salut de la Grèce, parce qu'elle força les Athéniens à devenir marins. Ces vaisseaux ne servirent pas à Tusage auquel on les avait destiné»; mais, se trouvant construits d'avance, on les employa à la défense de la patrie. Thémistocle, après avoir puni la perfidie des Éginètes, attaque la flotte de Gorcyre, en détruit une partie, et, envengeant la Grèce des déprédations de ces insulaires, il satisfeit Fambition d'Athènes. C'est au milieu de ces succès que la nouvelle des armements de Xerxès parvient dans la Grèce. Sparte, victorieuse des Argiens et des nations voisines, est maîtresse du Péloponèse ; mais des divisions implacables entre les rois Cléomène et Démarate ont forcé ce dernier à abandonner sa patrie, et c'est en Perse, à Xerxès luimême, qu'il est allé demander vengeance de l'injustice qu'on lui a fait sui»r à Lacédémone. Démarate n'est pas le seul Grec qui pousse Xerxès à la guerre. Les Aleuâdes, princes de la Thessalic, et les Pisistratides, ont cherché à allumer le courroux du prince contre les Grecs. Mardonius, celui de tous les Perses qui a le plus d'ascendant sur son esprit, lui présente les facilités et les avantages d'une expédition en Europe, et ses conseils imprudents, l'emportent sur les craintes qu'un frère de Darius, Artabane, ose manifester à Xerxès.

Xerxès, après avoir soumis l'Egypte et l'avoir asservie à un joug plus dur que celui que lui avait imposé Darius, assemble ses troupes de terre et de mer, et se dirige vers la Grèce avec plus de trois millions d'hommes. Il signale sa marche en Asie par des actes de cruauté et d'extravagance, frandiit l'Hèllespont, et, arrivé en Thrace, il se donne le vain plaisir de passer en revue l'armée la plus nombreuse qui ait encore été réunie sous les ordres d'un seul homme. Sa flotte est composée de douze cent sept galères à trois rangs de rames et de trois mille vaisseaux de charge, el montée par deux cent quarante et un mille quatre cents hommes. La Thrace, la Macédoine, la Pœonie et d'autres contrées européennes fournissait trois cent mille hommes; les lies, plus de cent vingt galères. Sur les bords du gtrymon, Xerxès ordonne des sacrifices magiques; sur le territoire des Neuf roies, il fait ensevelir vivants autant de jeunes Thraces des deux sexes, en l'honneur du dieu que les Perses croient être sous terre (4). Démaratea la hardiesse de prédire à Xerxès l'inutilité et

(OHéroilo(«.l.Vll,e.iii.

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le danger de «es immense» prépara^fe, et leur oppose les fcsBOUfoes^ tes Spartiates et les Grecs puiseront dans Icnr valew méPofflptîdMe et dans leur amour pour leur patrie. La soumission cfes tritas delà Théssalie, de laDoride, de celles qui habitent le Pinde, FOssa et POtympe, semblent démentir les prédictions du rot de Lacédémone. Les peuples de la Béotie, à Texception des habitants de Thèbes et de Katée, se détachent de la Grèce et sollicitent Talliance de Xentès.

A risthme deGorintbes'asseBâ))eirtles députés des peopiesqïâ, înacces^bles à la crainte, aimecrl mieux s*eneevelif sovs les rukies de la patrie que de se soumHtlre à TesclaTage que \m Perses^ leur puéswrttnt en échange de la paix. Ils ^voient des ambassaide^rs dans les lies de Crète , de Cypre , de Corcyre, dans les colonies grecques de )« Sicile et de ritalie, pour demander des secours au nom de la Grèce réosie; mais les Cretois, Géïon de Syracuse, les Grecs des îtes de la mer Egée, ou par orgueil , ou par la volonté des oracles , abandonnent la cause des Grecs. Les Corcyréens et les Argiens observent une neutTE^ité p^fide. Les Thessahens re^és fidèles intéressent à leér défense les ^^tiates et les Athéniens ; deux de leurs principaux citoyens, Ëvénète et Thémistocle, occupent aivec dix roilie hommes les honte du Pénée, pour s*oppo8er à l'invasi^m des Perses. Sfais ces derniers pénètrent ea ThessalieparlepaysdesPerrhèbes, près de la ville d&Gonaos; etlaTliessalie, abandonnée par les Grecs et envahie par les ranemis, devient l'auxiliaire de Xerxès. La confédération des Grecs, réduite aux A^âiéBiens, aux Spartiates, aux Locriens, aux Phocidiens, aux Thespiens, aux Corinthiens, aux villes de Té^ée, de Mantinée, d*Orchomèiie, et à quelques autres états moins considérahies, envoie Léoniéas, rod de Sparte, défendre avec sept nulle hommes le déûlé des Thenao|y^, siftué entre la Thessalie et la Locride, et une flotte de trois cents voiles occuper le détroit d'Artémisium, formé par les côtes de la Thessaiie et par cdles de FEubée. Les Athéniens fournissent cent vii^l^ept ^dères, et {Hrétcaaéent an commandement général, qui est déféré bbss. Lacédèmoniens par les alliés. Athènes renonce à une prétention qui pouvait compromettre le salut de la Grèce, Thémistocle reçoit les ordres d'Eurybiade, sans cesser de diriger l'expédition par sesconseâs. Soixante mille hommes de troupes, campés à l'isthm^ede Corinthe, défendront rentrée du Pâq[)o&èse, si k nomiiere l'emporte sur la vaienr an défilé des Thermopyles.

480. Léonidas défend plusieurs jours, avec succès, le poste que lui a Qonfié la Grèce. Sa résistance étonne Xerxès, qui s'aperçoit qu'il a

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JKWIcoup d'lu)iDiB68, ioais peu de soldais* La différeBce des institiitiofte de& deux peuptesi explii|ue tes résaltats si prodigieux de leur lutte. Les Spartiate», çitoyeoB d'une ville Mhre, se préparent à un combat où iis stmi certains de trouver la mort, avec la même tranquillité d'âme qae â'ite devaient psgraltre aux jeux olympiques. Les Perses, traînés en esclaves à la guerre, ne marchent au combat que sous le fouet des officiers qui les commandent (1). Trois f(Hs ils essayent de franchir ie déôlé des Tbermopyles, trois fois ils sont repoussés avec perte. Mais un habitant du pays, Éphialte, leur découvre un sentier par lequdl ils tounient les CU^os. Le combat s'engage alcR^ dans un espace plus étendu. Léonidas y meurt avec trois cents Spartiates. Les Thespiens paitagent le sort de leurs héroïques alliés. Léonidas, sans espoir de vaincre, avait reavoyé les autres troupes, afin de les conserver à la Gràee, Après sa mort, les Thébains, oubliant que la Grèce les a envoyés aux Thermopyles pour combattre et mourir avec Léonidas, se présentent en suppliants aux officiers de Xerxès, se laissent incwporer daos soA armée, et, k l'exemple des Tbessaliens, ils deviennent les auxiliaires du grand roi. Ce prince s'est ouvert une entrée dans la Grèce, mais il a perdu viitgt mille de ses meilleurs soldats.

Dans le même temps, les foives navales des deux peuples en venaient aux maÂns, avec un semblable résultat, près du promontoire d'Ârlémisium. Les Perses, repousses par 1^ Grecs, perdaient deux cents vais^ seaux dans u^e tempête. Mais la nouvelle de la mort de Léonidas et de la marche de l'armée de Xerxès détermine Eurybiade et Thémistocle à aka&doimer la position qu'ils ont prise entre la Tbessalie et l'ile d'Eubée ; ils s'arréWat près èe Salamine, Gepaidaat les Tbessaliens, irrités par des d飻ites récentes ^oa leur ont fait éprouver les Phocidiens, désolent leurs campagnes et brûlent les villes et les temples. La défecticHi des Tbèbai«s nauve la Béotie, dont AJ^^Lairàre, roi de Macédoine, occupe les villes» pour les préserver des ravai^es des Perses. Platée et Tbespie sont consimiées par tes flammes pour n'avoir pas trahi les intérêts de la Grèce. L'ÀttiqiM) éprouve à son tour tous les maux' de la guerre. Athènes est dé-

co Hérodote, Uv, VU, chap. 56 et 22â, et Pluttrque, Trmlé de la malignilé d'Bér^dote, constatent cet usage de faire roarcher au combat les soldats perses à coups de fMi«l. H nom »cmMe ifue ceil« discipline, qui était en rapport arec la nature du gouvtrntmeiU de& Nrie», et qui &ert k eipliqaef l«f sucfés prodigieoi des arecs, n'a pas ^ asse]( remarquée par les auteurs qui ont écrit sur l'histoire ancienne. Nous ferons aussi observer qu'aucun de ces écrivains n'a fait passer dans ses ouvrages la clarté et nll^I^t qai §• trottTenI dtn« le» bûMovieiis greet , «t ^or«o»t dans Hérod^o. ^

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truite, et le peu d'habitants que les oracles ont retenus dans la citadelle périssent par le fer des Perses. Trézène, Égine et Salamine ont recueilli les vieillards, les enfants et les femmes. Thémistocle est parvenu à transporter sur les vaisseaux toutes les forces de la république. Le sort d'Athènes, de la Phocide et de quelques villes de la Béotie, jette l'épouvante dans le conseil des Grecs. Les principaux chefs veulent abandonner le détroit de Salamine pour se rapprocher de l'isthme, où sont réunies toutes les forces de terre. Thémistocle, secondé par Aristide, dont il a fait cesser l'exil depuis le danger de la patrie commune, suspend l'exécution d'un plan qui rendrait sa prudence inutile. Il trompe Xerxès, et l'entraîne à livrer bataille dans le détroit formé par File de Salamine et l'Attique, où les vaisseaux des Perses s'embarrassent par leur nombre même. La flotte des Grecs est victorieuse. Xerxès, effrayé par le désastre inattendu de cette journée, n'ose pas entreprendre de le réparer. Il fuit précipitamment de la Grècg, et y laisse Mardonius avec trois cent mille hommes pour continuer la guerre.

Les Carthaginois, alliés de Xerxès, ne combattaient pas avec plus de succès en Sicile. Ils s'étaient engagés, sur la demande du roi de Perse, à attaquer avec toutes leurs forces les Grecs de la Sicile et de l'Italie. Avec trois cent mille hommes et deux cents vaisseaux, ils avaient menacé l'indépendance des cités grecques de ces deux contrées. Mais Gélon, que ses talents et ses vertus avaient élev^, depuis quelques années, au trône de Syracuse, ^s'alUe avec Théron, tyran d'Agrigente, eit triomphe des Carthaginois à Panorme. Amilcar, leur général, et cent cinquante mille hommes périssent dans cette sanglante journée. Gélon ajoute à sa gloire par son humanité après la défaite de ses ennemis : il leur impose pour condition de renoncer à leur culte sanguinaire, et de ne plus immoler de victimes humaines à leurs divinités.

L'année suivante, 479, les Grecs remportent, le même jour (22 septembre), une double victoire à Platée et à Mycale. Mardonius, après avoir passé l'hiver en Thessalie et avoir augmenté son armée de cinquante mille Grecs auxiliaires, fond sur la Grèce, s'empare une seconde fois d'Athènes, et campe dans la Béotie, près de Platée. Les Grecs, au nombre de cent dix mille, commandés par Pausanias de Sparte, lui livrent bataille. Les Perses résistent longtemps avec courage; mais la légèreté de leurs armes, et les longs vêtements qu'ils portent, même dans les combats, leur donnent beaucoup de désavantage contre des troupes plus lestes et qui se servent de meilleures armes. Mardonius reste sur le champ de bataille. Son armée entière est détruite, à l'exception de qua-

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rante mille hommes qui n^avaient pas pris part à Taction , et qu*Artabaze conduit en Asie. Les Grecs auxiliaires défendent avec lâcheté la cause qu'ils ont embrassée. Les Thébains seuls, avec leur cavalerie, retardent quelque temps la victoire. Eh Asie, un succès non moins éclatant couronne les efforts des Grecs. Le roi Léotychides et Xantippe, père de Périclès, chassent les Perses de la mer Egée, les poursuivent sur le continent, leur tuent quarante mille hommes et brûlent leur flotte retirée, sur le rivage. Ils reçoivent dans leur alliance les habitants de Samos, de Chio, de Lesbos, et presque tous les insulaires; s'emparent des côtes de l'Asie Mineure, et rendent la liberté à toutes les villes.

Après la bataille de Platée, la Grèce est délivrée de l'invasion des Perses^. Le théâtre de la guerre change de lieu et est reporté en Asie par les victoire des Grecs. A Mycale, ces derniers obtiennent le premier avantage, qui enlève à Xerxès l'espoir de s'occuper de la conquête de la Grèce, en le faisant trembler pour son propre territoire. Ainsi les Perses cessent, dès cetîe époque, de faire une guerre offensive : le rôle d'agresseurs appartient aux Grecs. On doit remarquer que, dans la première période de la guerre Médique, plusieurs peuples grecs se sont ligués contre l'ennemi commun; mais, à partir du combat de Mycale, cette confédération se dissout. Les Athéniens, qui ont eu la plus grande part aux victoires les plus décisives, et qui possèdent une marine plus considérable que celle de tous les Grecs réunis, commencent à disputer aux Spartiates la suprématie dont ces derniers sont en possession, et continuent, pour leur compte, les hostilités contre le grand roi. Les événements, considérés sous ce point de vue, produisent deux résultats qui amènent la guerre du Péloponèse : 4* l'accroissement rapide de la puissance d'Athènes; 2° la jalousie des Spartiates, qui associent à leur querelle toutes les cités que révoltent l'ambition et la tyrannie des Athéniens. Cette dernière partie sera traitée dans le chapitre suivant.

479. Après le combat de Mycale, les Athéniens, malgré la retraite des Spartiates et desPéloponésiens, s'emparent de Sestos et de la Chersonèse de Thrace, et rendent la liberté à toutes les cités grecques d« l'Asie Mineure. Deux ans après, 477, les Athéniens et les Spartiates enlèvent Cypre aux Perses, font soulever.les peuples qui l'habitent, parcourent les lies de la mer Egée, et se rendent maîtres de Byzance, située sur l'Hellespont. Pàusanias, enflé de ses succès, veut les faire servir à sagriandeur et à l'esclavage de sa patrie; Sparte lui ôte le commandement de la flotte. Cimon et Aristide d'Athènes lui succèdent; et les alhés.

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malgré les rédamalàous de Sparte, consenteot pour la première f<»8 i reconnaître les Athéniens pour cbefe de la confédératioa générale. Am> tide règle leurs contributions, et fixe à 460 talents (â;eOO»<MK) fr.) la somme annuelle qu'ils doivent payer pour les frais de la guerre» k cofHstrucUon et l'entretien de la flotte.

, Gimon, doué du génie de Tbémistocle» et formé à la t^u par les leçons et l'exemple d'Aristide, se porte en Thrace avec les forœs comlM^ nées des Athéniens et des Grecs » soumet Éion , Amphipolis et j^usieuis contrées de la Thrace, où il établit une colonie de dix mille Athéniens, poursuit les Perses en Asie, rend la bberté aux villes de la Carie et de la Lycie, et menace la Pamphylie.

472. Les troubles de la Perse favorisent les succès prodigieux de Gimon. Xerxès meurt, assassiné par Artabane, qui ambitionne son trône. Artaxerxès, le troisième de ses ôls, surnommé Longue-Main, nel\ii succède qu'après une guerre civile. Vainqueur d' Artabane, il défend l69 provinces attaquées par les Athénie&s;*mais Gimoo, en un seul jocir, did* perse sa flotte sur la mer de Cypre, et bat ses troupes de terre À l'emboo^ chure du fleuve Eurymédoou 11 s'empare, peu de temps après, de quatre» vingts galères de Pbénicie. Les hostilités^ suspendues pendant tm an, sont reprises et poursuivies avec le même bonheur par les Athénleoi lisse dirigent vers la Thrace, que les Perses ont essayé de rqpèaeer sous leur joug. Ils y font de nouvelles conquêtes et s'emparent de File de Thaf SOS, qui résiste trois ans à leurs efforts, et l'obligent à leur livrer ses vaisseaux et ses mines d'or. Les alliés, fatigués d'une guerre que puc^oiige l'ambition seule d'Athènes, refusent d'y prendre part et menacent d'une révolte; l'adresse de Cimon foit tourner leur mécontentement an profit de la puissance de sa patrie. Il leur laisse leurs matelots et leurs sdidats, prend leurs gaUires ^ augm^te leurs eootribi^ions en aigent , et les rend aina tributaires, d'idli^s qu'ils étaient.

463. Les Athéniens, dévorés d'une ambition insatiable, méditent ffl» exi^ition noiivelle dans l'île de Cypre, qui était retombée sûusla domination âes Perses, ils en sont détournés pgf l'espoir d^uile eofiqnète plus HsportiUàte, et deviennent les auxiliaires d'Inarus, qnà a fait révolter l'Egypte contre Artaxérxès. Cimon conduit à son secours éeost cents galères. Le9 Aâiè^na, réunis aux Égyptiens révoltés, rsmportâoi wé grande victoire sur les Perses et pénètnnit jusqu'à Memphi»^ mwsi» apr^ la dé&ûte d'Inarus, qui mteotahs sons k» toreea sopèfie«ie»éfS^risr9e% les Grecs auxiliaires sont foreés â'aban<ioBnep ÏÈgf^^ et ndre^rest aucun fruit d'une expédition oè ils n'om iaét écfailer ^m^SÊOSsitM

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déçue, qu'une valeur inutile. Un grand nombre de leurs soldats pèrisH sent dans les déserts de TAfrique , en voulant se rendre dans la Cyr6naïque, et soixante galères, envoyées d* Athènes pour soutenir l'expédition, sont prises ou détruites par les Phéniciens, 457.

Ce désastre et les troubles qui agitent la Grèce empêchent les Athéniens, pendant sept années, de s'occuper de la guerre contre les Perses. Dans cet intervalle, Cimon éprouve l'ingratitude de ses concitoyens, et est puni, par l'exil, de ses efforts pour entretenir l'union entre Sparte et sa par trie, et prévenir une conflagration générale. Rappelé après cinq ans d'exil, il apaise la guerre qui venait d'éclater entre les deux républiques rivales, et détourne contre les Perses l'inquiétude ambitieuse de ses concitoyens. 11 se met en mer avec deux cents vaisseaux, en envoie soixante en Egypte, et avec les autres il attaque l'île de Cypre. il s'empare des villes deMalûs et de Citium, et prépare de plus grands succès par sa douceur et son humanité envers les priscmniers. Àrtabaze, qui commande les galères de Phénicie et de Cilicie, essuie une grande défaite et perd plus de cent galères. Les vainqueurs débarquent en Cilicie et mettent en fuite l'armée de terre avec laquelle Mégabyse devait soutenir les forces navales commandées par Artabaze. Cimon retourne en Cypre pour faire \u siège de Salamine, qui en était la capitale. Une blessure, reçue sous les mnrs de Citium, ralentit les opérations de la guerre. Artaxerxès, craignant pour son trône, que menaçaient le génie de Cimon et la valeur des AUiéniens, demande la paix, et l'obtient aux conditions les plus honteuses pour lui. Les principales clauses portât ; que toutes les villes grecques de TA^e seront remises en liberté, qu'aucun vaisseau de gumre peree ne naviguera depuis le PonWSuxin jusqu'aux cètes de la Pam~ phylie, qii'aucune troupe du roi n'approchera de ces mers à la distance de trois jours démarche. Les Athéniens et leurs alliés s'engagent à retirer leurs armements de l'île de Cypre, et à ne plus inquiéter les possessions du roi de Perse. Tel est le traité imposé , après cinquante et un ans de combats, à la monarchie des Perses, par une république qui n'avait pas la cent quinzième partie de son territoire. Cimon, auquel on doit attribuer Ta gloire de ce traité, unique dans l'histoire des nations de l'antiquité, meurt en Cypre, avant qu'il soit définitivement conclu; et la flotte, qu'il devait reconduire chaînée de tant de trophées, ne ramèn« dans le port d'Athènes que les restes inanimés de ce grand homme, U9.

272 pmÊcis Ds l'qibtoue ANCmmB.

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