‹ Précis de l'histoire ancienneChapitre 55 sur 103 · CHAPITRE XXI · texte numérisé non relu

CHAPITRE XXI

Histoire de l'intérieur de la Grèce, depuis le combat de Mycale jusqu'à la guerre entre Corcyrê et Corinthe» 479-436.

La Grèce, affranchie de la crainte des Perses, triomphe au dehors; mais, au dedans, une rivalité funeste éclate entre les cites victorieuses, et divise Athènes et Sparte, autour desquelles se rallient toutes les forces des Grecs. Athènes , par les victoires de Marathon et de Salami ne et la création de sa puissance maritime, a déjà fortement ébranlé*la suprématie que Sparte exerce dans le Péloponèse, et qu'elle a étendue sur le continent. Elle a eu la plus grande part dans la gloire d'avoir repoussé les innombrables armées des Perses; mais les héros de Sparte •ni succombé aux Thermopyles pour la défense de la patrie commune. A Salambie, à PJatée et à Mycale, ses généraux et ses soldats ont brillé parmi les vainqueurs de ces mémorables journées. Cependant les Athéniens, enfles des succès dont ils s'attribuent tout l'honneur, s'attachent à ravir à leurs alliés les avantages de la victoire. Us poursuivent pour leur pn^re compte des succès fa- •lies, cherchent à asservir les Grecs et donnent à leur puissance un déTdoppement dangereux pour l'indépendance de leurs alliés. Leur ambition excite les alarmes des peuples secondaires et la jalousie des principales républiques. Sparte •st naturellement à leur tête, et élève des prétentions rivales. Athènes les déjoae avec adresse , ou les combat avec une violence égale à celle de l'attaque. Le Péloponèse, la Béotie, l'Eubée et la Phocide sont le théâtre d'hostilités passagères, mais animées. Les Grecs préludent ainsi à la guerre du Péloponèse , qui fut le terme de la puissance d'Athènes, et la principale cause de l'affaiblissement de la Grèce et de la perte de son indépendance politique.

478. Les Athéniens, après la retraite des Perses, réparent leur ville il Tentourent de murailles, malgré les réclamations des Spartiates, qui veulent détruire toutes les fortifications des villes situées hors du Péloponèse. Thémistocle se rend à Sparte, trompe les éphores, et, de retour dans sa patrie, il fortifie le Pirée, attire les ouvriers étrangers dans TAttique par les privilèges qu'il leur accorde, et engage les Athéniens à construire, tous les ans, soixante galères, afin de s'emparer de l'empire de la mer. L'orgueil et la trahison de Pausanias favorisent leur ambition. Son rappel de Byzance, où il commande les forces de l^rte c^t des alliés y laisse à Gimon et i Aristide la conduite de la guerre, et

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