‹ Précis de l'histoire ancienneChapitre 63 sur 103 · ÉTAT DB LA PERSK; CTRUS LE JEUNE · texte numérisé non relu

ÉTAT DB LA PERSK; CTRUS LE JEUNE

d'obtenir d*uD côté une obéissance passive à ses ordres, et, de Tautre, de ne pas provoquer le désespoir et la révolte (1).

En Europe, en Asie, ces dispositions excitent partout les réclamations de la liberté ou de l'ambition. Dan§ la guerre du Péloponèse, les Grecs s'étaient unis aux Lacédémoniens; les uns, tels que les Thébains, pour hériter de l'autorité d'Athènes dans la Grèce centrale; les autres, en plus grand nombre, pour détruire son empire souvent tyrannique et recouvrer leur indépendance. Or, tous se trouvent , par le fait, n'avoir versé leur sang que pour remplacer la domination athénienne parla domination Spartiate. Ce cruel désappointement n'amène aucune guerre dans les premiers moments; et l'on en voit d'abord la raisœi. Fatigués par des hostilités de vingt-sept années, les peuples ont besoin de prendre haleine. Les ^artiates réunissent aujourd'hui les ressources jusqu'alors partagées entre eux . et les Athéniens, les armées de 'terre, les flottes, les finances. Avant d^attaquer en fece cette redoutable puissance, il faut trouver un point d'appui. En Grèce, il n'existe plus depuis l'abaissement d'Athènes : jusqu'à ce qu'ils le rencontrent en Perse, les Grecs n'oseront s'armer contre Sparte. [Voyez le chapitre XXVI.)

Depuis la bataille d'iEgos-Potamos jusqu'au traité d'Antalcidas , cet empire exercé par les Spartiates , et l'aversion qu'il inspire aux républiques helléniques, sont les deux pivots sur lesquels roulent toutes les affaires de la Grèce «t de l'Asie. . A. P.

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