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RÉVOLTES CONTRE LES PERSES

diiion d'Agèsilas en Egypte , sa mort en Libye , 362. — Tous les satrapes des provinces occidentales et maritimes de Mysie, Lydie, Carie, Lycie, Pisidie, Pamphylie, Cilicie,' Syrie, Phénicie, se révoltent, seconfédèrent, soit entre eux-, soit avec TÉgypte, alors régie par Tachos, soit avec plusieurs républiques grecques. Parmi ces dernières, on remarque Sparte, qui n'a pas pardonné à Artaxerxès de lui avoir enlevé la Messénie et de lui avoir donné Thèbes pour rivale. Agésilas se rend en %ypte avec dix mille Grecs, pour aider Tachos en particulier, et soutenir la ligue en général. « Une défection si prodigieuse enlève à » Artaxerxès la moitié de ses revenus; ce qui lui en reste ne suffit pas » pour les frais de la guerre qu'il a à soutenir (1). » La trahison le tire de ce pressant danger, et sauve la monarchie d'un naufrage qui semble inévitable. Oronte, nommé généralissime des rebelles, livre leurs chefs et leur aident à Artaxerxès. L'entreprise échoue, ou plutôt est ajournée de quelques années. Les provinces rentrent momentanément dans l'obéissance , à l'exception de l'Egypte. Dans cette contrée, Agésilas se venge des mépris de Tachos en le privant de l'autorité , et. en la donnant à Nectanébis. Il défend ce nouveau souverain contre les attaques de Tachos, devenu l'agent des Perses, et contre les prétentions d'un autre concurrent. Après avoir affermi Nectanébis (2), il part chargé de richesses qu'A compte livrer à sa patrie pour rétablir sa suprématie en Grèce; mais il est jeté par la tempête sur une côte déserte dé Libye, et y meurt en aventurier, à l'âge de quatre-vingt-quatre ans, 362.

VIL Mort (T Artaxerxès ; Ochus lui succède., 362. —Artaxerxès meurt avant le renouvellement des révoltes récemment comprimées. A peine il a prononcé la condamnation de son fils aîné, Darius, conjuré contre son autorité et contre sa vie, qu'il voit Ochus se frayer un chemin au trône par l'assassinat de deux de ses frères. Le roi succombe à ce dernier chagrin, 362. Ochus lui succède, et les moyens employés par lui pour affermir la couronne sur sa tête sont dignes de ceux dont il a usé pour se la procurer : il ordonne de massacrer les membres de la famille royale, au nombre de plus de cent cinquante.

VIII. Révolte d'Artahaze, de Vile de Cypre, de la Phénicie, deVÉgypte. — Le règne d'Ochus présente absolument les mêmes caractères que celui d'Artaxerxès :au dedans, des révoltes; au dehors, la suprématie sur les Grecs, qui, à peine sortis de la rivalité entre Thèbes et

(t) Diodore, liv. XV, c90, 9i.

(3) PIiTt., in Agesil., et Diodore, XV, 92, 93^ diffèrent dans plusieurs points de ce récit.

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sparte, se jettent dans la guerre Sociale, dans la guerre Sacrée; sur les Grecs, dont une poignée fait trembler la Perse entière, quand ils peuvent poser un moment les armes dont ils se frappent les uns les autres !

358. La quatrième année du règne d'Ochus, Artabàze, satrape d*Ionie, se révolte contre lui, tandis que Chio, Cos, Rhodes, Byzance, indignées des exactions des A^êniens,- se soulèvent de leur côté contre ces maîtres impérieux. Artabàze obtient successivement Fappui du général athénien Charès, et un secours de cinq mille Tbébains. Il remporte trois victoires sur les lieutenants d*Ochus, et dans Tune de ces actions il taille en pièces jusqu'à soixante-dix mille ennemis. Dès qu'il est aMndonné par les Athéniens et parles Tbébains, il succombé et se sauve en Macédoine. Ochus avait acheté la retraite des Thébains. Il obtint celle des Athéniens : il obtint encore la renonciation à leur souveraineté sur Chio, Cos, Rhodes et Byzance, en les m^iaçant d'unir ses flottes à celles des alliés. Mais quelle valeur auraient eue ses menaces, si ces mêmes alliés n'avaient été armés contre Athènes?

L'an 354, la rapacité des satrapes, le mépris pour Tautorité d'Ochus, poussent à la révolte la Phénicie et les neuf petits rois de l'Ile de Cypre. Tous ensemble s'unissent avec les Égyptiens, et renouvellent le soulèvement des provinces maritimes , arrivé la dernière année du règne d'Artaxerxès. Ochus somme les Grecs de lui fournir des auxiliaires ; Us obéissent : huit mille d'entre eux, commandés parPhocion, réduisent File dQ Cypre. Dix mille autres viennent joindre Ochus sur les frontières de la Phénicie; ils sont partis presque tous d'Argos et de Thèbes. Les Athéniens et les Spartiates s'excusent sur leur épuisement de ne pas prendre part à ce dernier secours fourni à Ochus. La trahison de Mentor amène la prise et la destruction de Sidon; la ruine de Sidon épouvante la Phénicie et amène sa soumission. En Egypte, les Grecs donnent la victoire à Ochus , dans la bataille livrée à Nectanébis n près de Péluse. Leur valeur rend aux Perses l'importante province d'fcgypte : leurs dissensions et leurs folies, qui les ont conduits en Orient, rétablissent dans son intégrité et ses limites un empire ennemi. Ochus passe les seize dernières années de son règne, 5S4-338, dans un repos forcé. Mentor et Bagoas le tieni^ent dans une dépendance complète, ne lui laissent que le nom et le faste d'un roi, se partagent son autorité et l'empire. Mentor commande dans l' Asie-Mineure, Bagoas dans la Haute-Asie. Cet état dure jusqu'à ce qu'il plaise à Bagoas d'empoisonner ^on maître; soit qu'il vît son crédit décliner, soit qu'il voulût venger les Égyptiens, ses compatriotes,- des cruautés, des exactions,

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des insnhes à leur culte, qu'Ochus leur avait pfTodiguées à Texemplc de Cambyse.

IX. Règne â^Ar^és ; avènement de Darius Codoman. — Bagoas tue tous les enfants d'Ochus , 538, à l'exception du plus jeune , Arsès, sous le nom duquel il espère eontiiiaer soof règne. Mais s'apercevant que ce jeune prince cherche à sortir de tutelle, il le masBâcre avec le reste de sa famille, et place sur le trône Darius Codoman, 356, la même année qu'Alexandre succède à son père Philippe.

X. Étatreipeetifde la Perse et de la Grèce, — Vaincns à Marathon, à Salamine, à Platée et à Hycale; Taincns à rEurymédon et en Cilide; vaincus par les IKx mUle et par Âgésilas, yaincus en dernier lien par les Athéniens et par les Tbébain^; les Perses, auxqneb les Grecs iTâient prooyé A sourent qu'ils étalent faits pour leur obéir ; les Perses, plus faibles que Sparte, qu Athènes et qaeThèbca, duienne en particulier, commandaient pourtant à Sparte, à Athènes, à Tbôbes, à la fois.

Cette monstruosité politique avait sa cause dans les dissenûons et les guerres civiles des Grecs. Les Grecs né pouvaient se soustraire au joug des Perses, et plus tard éviter celui de tout autre voisin ambitieux et puissant, tant que dureraient les principes de leur désunion, dont il importe de se rendre compte.

On peut les réduire à quatre principaux : 1* la haine antique et réciproque des deux races dorique et ionique, la différence de leur caractère , de leur génie, de leurs mœurs, de leur gouvernement démocratique et aristocratique; 2* la prétention de trente petites républiques et d^une foule d'autres cités secondaires dont ia Grèee était couverte, de rester entièrement Ubres dans leurs décisicHis et dans l'emploi de leurs forces militaires, entièrement indépendantes de tout chef et de toute direction suprême: de cette prétention étaient nées les révoltes continuelles des villes du second ordre contre leurs capitales* LAchaïe seule avait connu et pratiqué le gouvernement fédératif. Cet excellent gouvernement n'avait jamais été propagé dans les contrées voisines : l'on n'avait tenté qu'un moment de l'étendre à la Grèce entière*, le conseil amphictyonique , demeuré sans autorité, avait trompé les espérances des amis sincères de leur pays. 3° L'ambition, 'la rivalité, Tinsufflsance de forces des trois républiques principales, Sparte, Athènes, Thèbes, dont aucune , ne réunissant ou ne retenant les finances , la puissance maritime et continentale , n'avait pu garder non plus le commandement qu'elle avait acquis mo^ mentanément. V" Le despotisme de Sparte et d'Athènes, qui, arrachant k lears aUiés leurs gouvernements , leurs terres, leurs trésors, .violant leur liberté politique et leur liberté civile, n'avaient jamais obtenu de la masse des Grecs, par l'affection et le sentiment du bien-être , l'obéissance qu'elles étaient incapables d'exiger longtemps par la force.

. U fallait qu'une main, à la fois plus puissante et moins despotique que la leur, les privât eUes-mêmes ^t privât toutes les républiques de l'excès de leur indépen-

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536 PRÉas DE l'histoirb ANCisiiins.

dance, en leur laissant une juste liberté; les réunit dans une grande confédération hellénique, renversât ensuite avec leurs forces concentrées et réunies la monarchie de ces Perses, leurs ennemis de tout temps, maintenant leurs maîtres. Philippe fit la première partie de ce grand ouvrage, Alexandre la seconde.

S H. - Hiêtoire de la Sicile (1), depuis l'expédition de$ Athéniens jusqu'à Vusurpation â^jigeohoeles^ 413-317.

I. Agrigente.--k%r\%çxi\j^ n'avait pris aucune part à la guerre contre les Athéniens, 415-413. Dans Vinvasion que les Carthaginois firent en Sicile l'an 406, elle fut prise et détruite. Elle se relevalentement de ce désastre, et jamais entièrement. Vers Tan 340, Timoléon lui rendit une partie de son ancienne prospérité. Elle recouvra alors assez de forces pour se mettre à la tête des villes liguées contre Agathocles : mais elle fut vaincue.

IL Syracuse , les autres villes siciliennes , les Carthaginois, depuis Vexpédition des Athéniens jusqu'au régne de Denys V Ancien, — Après la destruction de la flotte et de l'armée athéniennes, Syracuse s'élève au plus haut degré de puissance, 413. L'année suivante, 412, Dioclès réforme la constitution de cette république; il promulgue des lois, la plupart relatives aux délits, et protectrices de la liberté civile : ces lois sont adoptés par un grand nombre d'autres villes siciliennes.

Les démêlés de Sélinonte et d'Égeste, 410, changent la face des alfaires de la Sicile, parce que les Égestains implorent l'assistance des Carthaginois , et ouvrent une large carrière à l'ambition de ces étrangers. Sous la conduite d'Annibal , fils de Giscon, les Carthaginois s'emparent d'Himère et de Sélinonte , en 409 ; d'Agrigenta, qu'ils détruisent en 406. Leurs rapides progrès excitent , à Syracuse , de nouvelles discordes et des dissensions , dont se prévaut l'artificieux Denys pour s'élever d'abord au commandement de l'armée, et ensuite au pouvoir absolu, après la ruine de ses collègues, 405.

IlL Règne de Denys T-^^nct^n. — Denys s'occupe simultanément de s'affermir à Syracuse, sans cesse révoltée contre son autorité; de chasser les Carthaginois de la Sicile, et d'étendre la domination de Syracuse sur toute l'île , enfin , de conquérir les villes grecques de l'Italie méridionale, et de les annexer à son empire. Toutes ses actions se rapportent à ces trois projets,

(0 Pour ce paragraphe H, Diodore, 1. XllI ; 1. XIV, «. 7-10, 14-17, 18, 40-79, 87-92, 100-113; l.XV,0.ft-8, 13 18, 73-75; 1. XVI, c. 6, 9-14,16-21, 65-74,77-84, ed/Wcw. Plotarc., in Dione et Timol. GorDelius, in Dione et Timol.

SICILE; «ÈGNE DVS DBVX DENTS. 357

Première guerre contre les Carthaginois, Premier et second soulèvement des SyracusainSy 404.— Denys marche au secours de Gela, assiégée par Imilcon et les Carthaginois. Il est yaincu : Syracuse se révolte. Il entre dans la ville, égorge une partie des habitants, en exile d'autres , se crée des partisans j)arini les affranchis et les étrangers, Imilcon, quoique vainqueur, recherche la paix, .parce que la peste désole son armée : elle est conclue à condition que Carthage, outre le territoire qu'elle possédait, les conquêtes qu'elle y a ajoutées, obtiendra Géla et Camarine. Denys partage les terres et les maisons de Syracuse à ses créatures. Une nouvelle sédition a lieu ; elle est comprimée comme la première : le tyran affermit son autorité.

Conquêtes de Denys en Sicile, Seconde guerre contre Carthage^ 405.— Denys, par la force des armes et par les traités, soumet Enna^ Catane, Naxos, Léontium, Messine, 405*402. Il forme le dessein de chasser les Carthaginois de la Sicile, fait d'immenses préparatifs, recherche inutilement Falliance de Rhégium, et obtient celle des Locriens. Pendant ce temps, Platon visite sa cour, encourt sa haine et échappe avec peine à la mort, 599-597. Denys déclai^e la guerre aux Carthaginois, et leur enlève toutes les villes siciliennes qui ont contracté alliance avec eux. Vaincu bientôt après sur terre et sur mer, il . perd toutes ses conquêtes, et est assiégé par Imilcon dans Syracuse. Lit peste, et une sortie faite à propos, le débarrassent de Tarmée ennemie, 596. Les Carthaginois perdent cent cinquante mille hommes; ils ^ntinuent cependant la guerre jusqu'en 592, et par le traité abandonnent seulement à Denys Tauroménium et son territoire, 592.

Guerre contre les villes de la Grande-Grèce, 594-588. — La paix conclue avec les Carthaginois, 592, permet à Denys de tourner ses forces contre les Grecs de Tltalie, qu'il avait attaqués dès l'an 594. IJ . s'empare de Locres, d'Hipponium , de Caulonia, en 589; fait alliance avec les Gaulois qui avaient brûlé Rome , et en obtient des secours. Les Crotoniates lui opposent une vigoureuse résistance; mais après avoir exigé des habitants de Rhégium trois cents talents et soixante-dix vaisseaux, il assiège et prend leur ville en 587 : deux ans plus tard, il envoie diverses colonies dans la partie de l'Italie située sur la mer Adriatique, désole l'Étrurie par une subite irruption, et pille les richesses du temple d'Agyla.

Troisième et quatrième guerres contre les Carthaginois, — Denys veut profiter de ses succès en Italie, des richesses qu'il a rapportées dtce pays , pour expulser les Carthaginois de la Sicile. Dans sa troisiêmtr '

338 PRÉCIS DC l'hibtoibe anciehhb.

gœrre contre eux , 383, il éprouve une grande défaite, après avoir remporté une éclatante Tîctoiie, et n*obtient aucun résultat décisif; mais dans la quatrième, 368, il leur enlève Sélinonte, Entelle, Éryx. Quoique forcé de lever le siège de Lilybée , il touchait peut-être au moment de les cbasse;r entièremeat^ quand il est èmpoûsonné par son fils, 368. Sa mort, et les troubles qui la suivent» laissent un libre cours aux progrès des Carthaginois. Le nom de Denys et celui de tyran sont devenus justement synonymes, mais on n*a pas rendu justice à son génie politique et militaire. À travers de perpétuelles révoltes, il suivit avec une admirable constance le projet d^expulser les Carthaginois^ les étrangers, de la Sicile; de faire de Syracuse la capitale d'un grand empire sicilien ; de lui donner la force nécessaire pour résister à toutes les attaques du dehors ; de mettre son indépendance à rabn derrière une grande puissance. Au milieu des occupations* innombrables dont il était michargé, il rouvadu temps pour cultiver la poésie, et ses vers ne furait pas toujours mauvais, puisque Tune de ses tragédies mérita d'être couronnée par les Athéniens.

lY. M§ne de Denys le Jeune, Dion^ Callipe^ HippariMu, — 368. Denys le Jeune succède à son père, sous la tutelle de Dion. Les conseils de Dion et du philosophe Platon, son ami, qui est appelé trois Ibis à Syracuse, ne peuvent changer le caractère de Denys, corrompu par son éducation. L'an 360, Denys exile Dion dans le Pék>ponèse, et peu après lui enlève sa femme Arête. Dion repasse du Péloponèse en Sicile, pendant le séjour de Denys en Italie, se rend maître de la ville de Syracuse, et ne lui laisse que la citadelle. Denys, de retour, sème la discorde entre les Syracusainset Dion, soulève Héràclide contre lui, et se retire à Locres avec ses tré8<»s, SS7 : il tyrannise cette ville pendant six ans. Dion est forcé de sortir de Syracuse. Les habitants, massacrés et pillés par les strate de la cifad^, toujours au pouvoir de Denys, rappellent Dion , qui s'empare de la citadelie ^ rétablit la liberté. Mais convaincu; par des exemples récents et fiS}mbreux, que, sans de salutaires restrictioas, la liberté dégénérera en licence, et que, de la licence, Syracuse retombera dans la tyrannie, Dion prétend modeler la constitution de sa patrie sur le gouvernement mixte de Laoédémone et de Crète, et créer un pouvoir capable de eontramdre tous les citoyens à respecter les lois. Il voit ses projets traversés par Héràclide, qui &i^îi^ à donner au people nne plus large part dans les affaires publiques. Dion se débanasse de ces Gontradidions et de cette rivalité par un lâche assassinat. Il devient odieux à la populace, au moment où elle s'aper-

SICILE; RÈGNE DES DEIX BENYS. 539

çoit qu'il veut la déshériter de la toute-puissance, et à la soldatesque dès qu'il ne peut plus satisMre son avidité : bientôt il est assassiné par l'Athénien Callipe, comblé de ses bienfaits et investi de toute sa confiance, 554. Callipe exepoe le pouvoir peodant un an. Hipparinus, frère -de Denys, chasse Gallipe, règne à son tour pendant deux ans» 555*^4 , et est remplacé lui-oiôBie par Nypsius, l'un des généraux du tyran. Denys profite des troubles dont Syracuse est agitée, mM en fuite Nypsius avec quelques soldats étrangers, et ressaisit l'autorité , dix ans après qu'il a été contraint dé l'abandonner, 347. En proie aux cruautés de Deay%, trahis par Icétas, tyran de Léoatium, dont ils ont imploré l'assistance, menacés par les Carthaginois» 1& Syracosains s'adressent à Corinthe, leur mère patrie. Les Corinthiens leur envoient Timoléon avec tme faible armée , 34S.

y. Exploité «e iidmifdstration de Timûiéon. — Ce général donne promptement une nouvelle face aux affaires. Il défait Icétas et les Carthaginois; il contraint bientôt après Denys à livrer la citadelle , à abandoûner la Sicile et à se retirer à Corinthe, où il mène une vie privée, 343. Timoléon rétablit le gouvernement républicain à Syracuse, détroit les tyrannies dans toutes les villes grecques de. la Sicile, remet en vigueur les lois de Dioclès, en les réformant; affermit le gouvernement par tme victoire remportée près delà Crimèse avec six mille soldats sur soixante-dix mille Carthaginois, 540; repeuple la Sicile, rebâtit plusieurs de ses villes, et se démet ensuite de l'autorité. Il meurt en 537, au milieu du nouvel ordre de choses établi par hii et des bénédictions d'un peuple entier, dont il a été le libérateur et le législateur. Dans un espace de vingt ans, 337-317, la tranquillité est troublée ^f les guerres de Syracuse avec Agrigente et par l'usurpation de Sosistrate. A ce despote succède, en 317, un autre despote,. Agathocles. La corruption pïofbnde des Syracosains, leur haine pour toute magistrature répressif des désordres et des ambitions particulières, les ramènent invinci- . Mement à la tyrannie. A. P.

340 PRficis OE l'histoiui ahcibnm.

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