TEMPS ANTÉDILUVIENS
Caire; les végétaux, cette même eau en argile. Après avoir fait subir plusieurs métamorphoses aux différents êtres, ils concluent que toutes les parties solides de la terre doivent ainsi leur naissance à la vie, et que sans la vie le globe serait entièrement liquide. Kepler, savant astronome, accorde au globe lui-même les facultés vitales; un fluide y circule; chacune de ses parties est vivante; il n'est pas jusqu'aux molécules les plus élémentaires qui n'aient un instinct, une volonté, qui ne s'attirent et ne se repoussent d'après des antipathies et des sympathies. Il s'est formé encore un grand nombre de systèmes sur la théorie de la terre; mais il faut dire que tous les géologues n'ont pas porté, sur la formation du globe, la hardiesse de lexirs conceptions aussi loin que ceux que nous venons de citer.
Les travaux de naturalistes célèbres (1) sont venus en aide à la raison et ont réfuté victorieusement tous ces systèmes , non moins absurdes que les opinions d'Empédocle, d'Anaximandre et des épicuriens sur l'origine du monde et sur celle du genre humain. Des recherches plus récentes et plus profondes encore ont montré l'accord admirable qui existe entre l'histoire naturelle et l'histoire des peuples, soit que l'on consulte les plus anciennes traditions, soit que Ton examine l'état moral et politique des peuples et le développement intellectuel qu'ils avaient atteint au moment où commencent leurs monuments authentiques. On voit que l'établissement de nos sociétés actuelles ne remonte pas à une très-haute antiquité (2). La plupart des peuples ont conservé le souvenjr de la catastrophe générate, de la régénération presque totale du genre humain dont il est fait mention dans les livres de Moïse. Cette tradition se retrouve en Chaldée , en Egypte , en Assyrie , dans l'Étrurie , dans la Grèce , en Chine , où le plus ancien empereur, Yao, est représenté occupé à faire écouler les eaux qui , après s'être élevées jusqu'au ciel , baignaient encore le pied des plus hautes montagnes, couvraient les petites collines et rendaient les plaines impraticables. .
U est vrai que, du temps de Moïse, il existait déjà plusieurs royaumes, soit en Asie, soit en Afrique; mais leur origine n'a point l'antiquité qu'ont voulu lui attribuer divers critiques. Il nous semble qu'on peut affirmer que la civilisation d'aucun peuple ne remonte à plus de 4,000 ou 5,000 ans avant le temps présent. Les plus anciennes colonies d'Egypte ou de Phénicie, qui ont arraché la Grèce à un état sauvage, sont d'une époque plus récente. La barbarie et l'ignorance de tous les
(t) De Saa3sar6 et Werner.
(2) Letires tur l'hiêfoire physique de la ferre^ par J.-A.de Luc, citoyen de Genève, 1798,
34 PEÉCIS DS l'hMTOIRJS ANCrBNKE.
peuples des bords de la Méditerranée attestent également la nouveauté dé lent établissement, et cette nouveauté confirme la grande catastrophe qui a renouvelé le genre humain il y a environ cinq mille ans (1). Ainsi, la vérité du récit de Moïse est à la fois prouvée par de nombreux phénomènes du globe, par l'examen de quelques-unes de ses parties, par les traditions des peuples, et par les monuments irrécusables de leur civilisation.
$ II. — Histoire deM premiers ^ommes depuU la création jusqu'à la formation des empires ^ 4963-2868.
4963 avant J.-G. — Au commencement, nous dit Mo'ise (2), Dieu créa le ciel et la terre ; la terre était informe et en désordre ; les ténèbres étaient sur la surface de l'abîme, et l'esprit divin planait sur les eaux. Dieu dit: Que la lumière soit, et la lumière fut. Dieu, voyant que la lumière était bonne, la sépara d'avec les ténèbres ; il nomma la lumière jour et les ténèbres nuit. C'est le premier jour, ou la première époque de la création. Le second jour, Dieu fit le firmament, qu'il appela ciel, et sépara les eaux qui sont sous le firmament d'avec les eaux qui sont au-dessus. Le troisième jour, il rassembla en un seul endroit les eaux qui se trouvent sous le ciel ; il les appela mers, et la partie solide, terre. D oixionna à la terre de produire toute sorte de végétations, l'herbe portant semence, l'arbre fruitier formant son fruit selon son espèce. Le quatrième jour, il créades luminaires et des étoiles dans toute l'étendue du ciel, afin qu'ils servissent à distinguer le jour delanuitet à marquer les époques, les jours et les années. Des deux astres lumineux, le plus grand devait dominer pendant le jour, le plus petit pendant la nuit.
Tels sont les quatre premiers jours, ou plutôt les quatre premières époques de la création. La raison prescrit et la foi permet (3) d'attribuer
(i) Nous empruntons aa même article Terre, de M. Heyranx, les considérations sui- Tanies, qui ne laissent pas que d'avo4r une grande importance pour la vérité dn phénomène dont nous nous occupons maintenant : « 11 est beaucoup d'accidents du f^lobt
qui ont été produits par cette dernière révolution Quel est le temps qui s est écoulé
députe le dernier cataclysme? Le géologue donne la solution de celte question, qui avait été vainement agitée longtemp» parce que les conditions du problème n'avaient pat été prises en considération. La formation des glaciers, de ces neiges perpéUieUes (|«t couronnent la cime des montagnes, ne donne à l'ordre actuel des choses que cinq ou sfx mille «ina. U eic (aciie de remonter à leur origine. Les calculs des couches , de la faible épaisseur de la terre, qui, vierge encore, n'a pas été remuée par les qMÏRS de rhomme, conduisent au même laps de temps. La marche des atterrissements et If nombre des dépôts successifs à l'embouchure des grands fleuves, offrent des arguments puif sants en faveur du peu d'ancienneté du calme dont jouit notre planète , etc. m
(3) Genèse , tiv. L Traduction de Le Ministre de Saci.
(3) Saint Augustin , Cité de Dieu; Duguet, Explication de Fouprage dê$ Si» Jours ;
^ ces jours plus de durée qu'à cette divi^on du temps par laquelle \^ astronomes ont marqué la révolution que la terré accomplit autour d^ isou axe, et de les considérer ainsi comme des périodes de temps iudéisnninées. Il faut d'ailleurs observer que la division du temps ne pouvait pas être primitivement ce qu'elle a été, après que la main du Créateur m% tiré du néant les astres lumineux, dont les révolutions devaient marquer, pour tous les habitants de la terre, cette succession admirable des jours, des saisons^et des ans. Ces astres n'existaient pas dans les trois premières périodes de la création ; ils n'ont été créés que dans la quatrième. Les géologues qui ont le plus honoré notre siècle par leuri travaux , ont prouvé que de grandes catastrophes ont bouleversé le globe dans l'intervalle qui a séparé la quatrième période des période suivantes; ils ont montré que la vie n'avait pas toujours existé sur le globe, et ils ont reconnu le point où elle a commencé à déposer ses produits (i ). Cette observation, loin d'être repoussée par l'Église, a été accueillie par elle, et , de nos joure, elle a été exposée dans la chaire évangélique par l'un des plus éloquents interprètes de la foi chrétienne (2). ta cbrQnologie de Moïse ne date donc pas de la création du monde, vam bien de celle de l'homme, qui fut le dernier comme le plu§ meryaillaix ouvrage de Pien.
Le cinquième jour, Dieu créa tous les êtres animés qui yivent 4*9S les eaux et tous les volatiles volant sur I4 surface de la terre v«r§ l'étendue du ciel. Il les bénit et dit: Soyez féconds, multiplie^vpus, remplissez l'eau de la mer, et que le volatite se multiplie sur la terre. Le sixième jour, Dieu voulut que la. terre produisît des êtres vivant selon leur espèce, le bétail, les reptiles et les animaux snuvag^. Il dit ensuite: Faisons l'bomme selon notre imago et notre ressemblance; qu'il domine sur les poissgns de la mer, sur lesoiseaui^ du ciel, sur iea béte§, sur touJte la ferre et 3ur tops les rej^es qui rajppent sur la terre. Dieu forma l'homme de poussière de la terre , et lui souffla dans tes «Uh rine§ le souffle de la vie. Dieu ayant Sait tomber l'Jiomme dam un graai assoupissement, il prit une de ses côtes et en forma la femme. L'boflaœe dit alor§ : G'esî un os de mies os, c'est la cbair de ma chair; c'est pour-' qpoi l'bomme quitte* Bf>n père et sa mère, ^'attache à m (mmne, «t ils deviennent une seule chair. Aiflsi prirent n^^issance le piel et te. te^re, ^
}Lftfii}f^§im9», 4r<&p^ d*U&nMpo^, Conférence 4tmt4aqwiit Moïnett wntidéré ewfia^ Mflorief^ des tpwt primHf^*
(1) G. Cuvier, Discourt tùr les rj^vQluHont de kf furfaçf d^ çlçbf,
<t) M . FimisttiiiMf , ?9C« et/.
'%(^ PRÉCIS DC LUlSTOmC ANCllîKXt.
l'admirable harmonie que Dieu établit entre les diverses parties de là création. Dieu se reposa le septième jour, et le sanctifia.
Dieu créa Thomme et la femme justes et immortels; il les plaça dans le jardin d'Éden , ou paradis terrestre , arrosé par un fleuve qui se séparait ensuite en quatre différentes branches : il leur permit de manger de tous les fruits des arbres d'Éden, mais il leur défendit de toucher au fruit de l'arbre de la connaissance du bien et du mal. La femme, séduite par le serpent, le plus rusé de tous les animaux, prit du fruit dé l'arbre de la connaissance du bien et du mal, en mangea et en donna à son mari qui en mangea également. Alors leurs yeux s'ouvrirent, ils eurent honte de leur nudité, ils entendirent avec effroi la voix de Dieu qui parcourait le jardin du côté de Torient, et ils cherchèrent à se dérober à ses regards, en se cachant au miheu des arbres du paradis. Dieu maudit le serpent entre toutes les bêtes et tous les animaux des champs ; il le condamna à ramper sur le ventre, à manger la terre tous les jours de sa vie. Il dit à la femme : Je multiplierai les douleurs et les souffrances de ta grossesse, tu enfanteras péniblement; tu seras sous la puissance de ton mari, et il te dominera. Il dit à Adam : Puisque tu as écouté la voix de ta femme, et que tu as mangé de Tarbre dont tu devais t'abstenir , que la terre soit maudite à cause de toi : tu f en nourriras péniblement pendant toute ta vie ; elle te produira des épines et des ronces, et tu mangeras Therbe des champs; tu mangeras ton pain à la sueur de ton front, jusqu'à ce que tu retournes à la terre dont tu as été formé, car tu es poussière, et tu retourneras à la poussière. Adam nomma sa femme Eve, parce qu'elle a été la mère de tous les vivants. Dieu chassa Adam et Eve du séjour délicieux d'Éden et mit à l'entrée des chérubins armés d'épées étincelantes pour garder le chemin qui conduisait à l'arbre de la vie.
Les premiers enfants d'Adam et d'Eve furent Caïn et Abel. L'un fut laboureur et l'autre gardien de troupeaux. Caïn, ayant apporté à l'Éternel un présent des fruits de la terre, en fut repoussé. Abel fit aussi des premiers nés de son troupeau une oblation qui fut agréable à Dieu. Caïn en fut très-irrité, et son visage en fut abattu. Pourquoi cette préférence t'irrite-t-elle? dit l'Éternel à Caïn. Et pourquoi es-tu si abattu? Si tu fais bien , n'en seras-tu pas récompensé ? Si tu fais mal, ne porteras-tu pas aussitôt la peine de ton péché ? Le mal veut pénétrer jusqu'à ton cœur, mais tu peux le maîtriser. Caïn, toujours irrité, emmena son frère aux champs et lui donna la mort. Dieu courroucé dit à Caïn : La voix du sang de ton frère crie de la terre jusqu'à moi; main-
PREMIERS TEMPS t)U MOADE; LE DÉLUGE. 37
tenant sois maudit sur cette terre qui a ouvert son sein pour recevoir de ta main le sang de ton frère. Lorsque tu Tauras cultivée, elle ne te rendra point ton fruit; tu seras agité et fugitif sur la terre. Cependant il le marqua d'un signe, afin de le garantir de la violence des autres hommes. Gain, pour se mettre à l'abri de ses continuelles frayeurs, s'éloigna de la terre qu'il avait ensanglantée, alla s'établir à l'orient d'Éden, et construisit une ville qu'il appela Hénoch, du nom de son premier fils.
Adam, à l'âge de cent trente ans, eut un troisième fils qu'il nomma Seth. U vécut encore huit cents ans, après avoir donné le jour à un grand nombre de fils et de filles. Les autres patriarches ou chefs des générations suivantes furent Énos, Caïnan, Malaléel, Jared, Hénoch, miraculeusement tiré du monde, Mathusalem, celui de tous les patriarches auquel Dieu a accordé la plus longue vie, Lamech et Noé. Sept générations continuèrent à vivre dans l'exercice de la vertu et dans le culte du vrai Dieu, qu'elles reconnaissaient pour le seul maître de l'univers. Mais leurs descendants ^'imitèrent pas la pureté de leurs mœurs; ils cessèrent de rendre à Dieu les honneurs qui lui étaient dus, et d'exercer la justice envers leurs semblables. La perversité régnait sur la terre. Alors l'Éternel se repentit d'avoir fait l'homme, et, irrité de l'outrage fait à sa gloire, il résolut de punir tous les habitants de la terre en les exterminant. Noé seul trouva grâce aux yeux du Seigneur; il reçut ordre de construire une arche pour s'y enfermer avec sa famille et un couple de tous les animaux qui vivaient sur le globe. Noé ayant en vain exhorté les hommes à abandonner leurs mœurs coupables, Dieu punit leur endurcissement par le déluge. Une pluie abondante tomba sur la terre pendant quarante jours et quarante nuits. Les eaux s'élevèrent de quinze coudées au-dessus des plus hautes montagnes, et toute la terre resta ensevelie pendant cent cinquante jours sous les eaux qui l'avaient inondée. Ce déluge universel, dont la tradition s'est conservée chez la plupart des peuples de l'antiquité (1), détruisit tous les hommes, tous les animaux, depuis les oiseaux dont le Seigneur avait peuplé les aire, jusqu'aux reptiles qui rampaient sur la terre. Il n'échappa à cette destruction générale que Noé et sa famille, et les animaux que Dieu lui avait ordonné d'enfermer dans l'arche (2), Ce fut sur la chaîne de l'Ararat en Arménie que s'arrêta l'arche de Noé, suivant la tradition la plus généralement adoptée.
(1) Eusebii Chronieon, pars I. — G. Guvîer, Discoun sur les récolulioM de la turfaee du globe; Joséphe, Hiitoire des Juift, liv. 1, chap. 3.— (2) Genèse^ liv. I, 55 7 «l 8.
58 fitÈaà dé l'histoiâb AiiciBmrÉ.
Après le déluge, Noé construisit uâ autel à FÈterne!, et lui ôfEMl utt Êôlocaustè de toute espèce d*ànimaux et d*ôiseaux yilts. Le Séigfiéur, touéhé de la piété dé Noé et de ses fils, lès béflit et leur dît : êoye2 fé^ conds, multipliez-vous et remplissez là terre. Il leur donna Tempife êUi* totis les animaux de la terre, sur tous les oiseaux du ciel, et sur tous les poissons de la mer. Il défendit l'homicide et déclara une quicôhctùé répandrait le sang de l'homme verrait son sang répandu par l'homme; car c'est à l'image de Dieu que l'homme a été créé. Il promit dé ne plus submerger la terre. L'arc qu'il avait placé dans lé fiUâge fut lé slgûe de l'alliance qu'il avait fkite avec Noé fet tôtis ses descendants. Cependant la nature fut frappée d*une dégradation remarquable. La durée de là viedes hommes fut réduite à cent vingt ans. Noé mourut â râgé dé neuf cent cinquante ans (1).
è907— 2868 avant J.-C. — Tous les hommes, depuis lé déluge, vivaient rassemblés dans les plaines de Seiïnaar, entre lé tigré et TËùphrate. Ils commencèrent â construire une tour qu'ils voulàiêfit élever jusqu'au ciel; Dieu punit leur oi^eil en contondant leur langage, et les força à se disperser. Les trois fils dé Noé donnèrent naissance aux divers peuplés de la terre. Les descendaiits de Sem peuplèrent tôûtê l^Aèiê du milieu, depuis lés monts AmanUsét TàuruS jusqu'à la mér du Jâpôû; ceux dé Chàm ëè répandirent dans leè divêrséë coôtréès de l'Afrique; ceux dé Jâphet couvrirent l'Europe et toute l'Asie SeptëfltriOnàlë. Les empireè d*Êgypte et d'Assyrie furerit fondés peu après lé déluge, tandis qUe îiéUf patriarches se succédèrent depuis Sém jusqu'à Abraham, lequel doit être regardé comme là tlgë du peuple Israélite.
îJôUs allons prêseiitèr successivement Vhistôiré dès peuplés dé TAsië, de TAfriqUe et dé l'Europe, qui doivent leur Origine aux colOnièS COhdUitëë dàUé ces contrées par lès fils de Noé. Il serait naturel de cômmeîîôer par les nations de TAsië, qUè l'on regardé comme le berôèàU
(1) Nous n'Àfoos patf Iftisëé subsister la daté que, dàhs les édUlofls pfèÊéâërites âë cet ottvrÀ|6 , tious avions assignée tf u déluge. Après on mûr examen « il ilotts a para difficile d'adopter une époque certaine pour le châtiment du genre humain tel qu'il lïoùs est décrit par Moïse. Eusébe, dans sa Chroni^tié, présente trois tables dilîérentèi pour lès terhps écdulés depuis Adam jusqU^au dèittgêi D'après la première table chronologique^ établie sur la tenion des Septante^ le monde aurait eu 2!24s ans d'existence au moment du déluge. Dans la seconde {texte hébreu), il ne se serait écoulé que 1656 an§; dans la troisième (texte éamarttaiA), qUè lâ08 aiiâ. Nous devôfis faire observer qu'il y a une grande diversité entré les chlTonologistes touchant llf dtirée dû monde depuis la création jusqu'il l'exode j «t une plus grande encore jusqu'à U naissance da J.-G. Il y a plus de deux cents calcula différents dont les deux extrêmes sont éloignéi environ de trois mille einq cents ans.
HISTOIRE DE l'ÉGYPTE. 59
de rhomme. Cependant, comme le peuple d'Egypte, pendant plusieurs siècles, a peu de rapports avec les peuples de TAsie centrale et occidentale, qui se touchent par une foule de points, nous avons cru devoir isoler d'abord son histoire , et elle précédera celle des nations asiatiques, dont nous pourrons ainsi nous occuper sans interruption. Quant aux Israélites, ils se placeront, dans Tordre des temps, à côté dès peuples âtêc lesquels leur histoire se confond depuis Abraham jusqu'à là réduction dé la Judée en province romaine. C.