‹ Précis de l'histoire ancienneChapitre 82 sur 103 · QUERELLES BBS SUCCESSEURS B* ALEX ANDRE · texte numérisé non relu

QUERELLES BBS SUCCESSEURS B* ALEX ANDRE

qne les satrapes et les armées, quoicpie séparés par une distance de "560 lieues de la famille d'Alexandre, obéissaient encore à ses injonctions au commencement de cette période. Peut-être les généraux cte conquérant auraient-ils trouvé des obstacles insurmontables à la dépouiller,* si deux causes n'avaient précipité sa perte : 4*^ Eumène, mal obéi par les chefs, qui le détestaient comme étranger, trahi par Peucestas, livré par les Argyraspides, succomba dans sa lutte contre Antigone; 2° les dissensions de la famille royale lui ôtèrentla plus grande partie de ses ressources, et les fureurs d'OlymiHas apprirent à verser le sang d'Alexandre.

Préparatifs de Polysperchon et de ses rivaux; Eumène passe dont luflaute-Asie, 519. ~ Les dernières dispositions d'Antipater ôtent la Macédoine à Cassandre pour la donner à Polysperchon (1). Cassandre, indigné, se sauve en Asie Mineure auprès d'Antigone, et forme avec ce général et avec Ptolômée une seconde ligue conti^e Polysperchon. Antigone essaye d'entraîner Eumène dans son parti , mais celui-ci reste fidèle aux rois et à Polysperchon , leur tuteur.

Polysperchon, demeuré maître de la Macédoine par la retraite de Cassandre, cherche les moyens d'affermir dans cette contrée, et d'établir dans la Grèce centrale, le Péloponèse et l'Asie Mineure, Tautorité des rois, qui est la sienne même. Le roi Arrhidée, sa femme Eurydice, Thessalonice, avaient été amenés en Macédoine par Antipater; mais Olympias, Alexandre Aigus, Roxane, séjournaient en Épire. Il les iavite à revenir en Macédoine, afin de prêter à ses démarches l'autorité de la famille réunie, dont l'ascendant est encore tout-puissant sur les Macédoniens et sur une partie des troupes. *

Au nom d' Arrhidée, il nomme Eumène commandant général de l'Asie Mineure , met à sa disposition les armées et les trésors de cette contrée. Eumène sort de Nora et parvient en Gilicie, où séjournait le corps des Argyraspides : malgré les dispositions hostiles des chefs, il parvient à se faire obéir de ces vétérans de Philippe et d'Alexandre; cependant, incapable encore de résister à Antigone, il passe dans la Baute-Asie.

Guerre en Grèce et wi Macédoine. — En Grèce, Polysperchon ne^pevt établir son autorité tant que les villes seront dominées par les garnisons

(1) Pour ce paragraphe, Diod., XVlli, 49-75,- XIX, 1-52. Plutarc, in Eum. JasUn, 1. XIV. Après «voir lue Polysperchon, 1. Xlll, c. 8, Tan 322, Justin le ta\\ revivre, 1.XTV, c. 5, l^iin 31». Ifais qui la -foute, à ratfteor ou au copiste?

584 PRÉCIS DE l'histoire À^CIEN'XE.

et les admiaisUaleui*s d'Antipater, natureilement dévouéb à son lils Cassandre. Il essaye d'opérer une révolution générale, et publie au nom d'Arrhidée un édit par lequel il proscrit les administrateurs dans les villes de la Grèce centrale et du Péloponèse , rappelle les exilés, rétablit les anciens gouvernements : il écrit en particulier aux Athéniens qu'il leur rend leur démocratie. Cassandre avait récemment envoyé dans Munichie un nouveau gouverneur, Nicanor, pour soutenir le parti aristocratique et Phocion.

En 318, Alexandre, liis de Polysperchon , s'empaxe d'Athènes et favorise une insurrection de la faction démocratique, qui met à mort Phocion. Mais bientôt Cassandre, avec une flotte que lui prête Antigone, reprend Athènes, met une garnison dans Munichie et donne pour administrateur aux Athéniens Démétrius de Phalère, qui les gouverne pendant onze ans avec une grande sagesse.

Polysperchon passe dans le Péloponèse. Toutes les cités de la péninttule, excepté Mégalopolis, chassent ou massacrent les administrateurs, se déclarent pour Polysperchon et lui fournissent des secours. L'échec qu'il éprouve sous les murs de Mégalopolis change ces dispositions. Plusieurs villes l'abandonnent et retournent à Cassandre.

Guerre en Macédoine. Dissensions de la famille royale. — Eurydice et son époux Arrhidée , craignant de se voir enlever l'autorité par l'ambitieuse. Olympias, traitent avec Cassandre et Antigone contre Olympias et Polysperchon, et appellent Cassandre en Macédoine. Avec l'armée d'iEacide, roi d'Épire, Polysperchon ramène eu Macédoine Olympias, Roxane et Alexandre Aigus, fils du conquérant. Olympias donne la première l'exemple de verser le sang royal, en mettant à mort Eurydice et Arrhidée ; elle enveloppe dans leur perte le frère de Cassandre et cent de leurs principaux partisans.

Cassandre, arrivé en Macédoine, assiège Olympias et le reste de la famille royale dans Pydna, fait révolter contre ^acide son armée et l'Épire elle-même, chasse Polysperchon en Perrhœbie, contraint Olympias à capituler, ordonne son supplice, enferme dans Ampbipolis Roxane et Alexandre Aigus, épouse Thessalonice, sœur d'Alexandre l« Grand, pour se concilier les Macédoniens et donner à son usurpation les couleurs de la légitimité.

Il conclut ensuite une alliance avec l'Épire, révoltée contre ^Eacide, étend son autorité sur toute la Thessalie ; sur presque toute la Grèce centrale, où il rebâtit Thèbes; sur l'Eubée et sur la moitié du Péloponèse, où il enlève Argos et la Messénie à Alexandre, fils de Polysper-

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