LA HOLLANDE ET L\ BELGIQUE INDÉPENDANTE
cembre 1832). — Le roi Guillaume ayant refusé .D«mèm8
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de rendre les forts de Lillo et de Lietkenshoek, française. le gouvernement belge, de son côté, se .vit libéré de l'obligation d'évacuer, pour le moment, les parties hollandaises du Limbourg et du Luxembourg.
Les plaintes et les réclamations du commerce, paralysé par le blocus des ports hollandais, amenèrent enfin une transaction. Les négociations, qui avaient été suspendues à Londres, furent reprises et aboutirent à un arrangement positif. Le 21 mai 1833 fut signée, entre le plénipotentiaire convention des Pays-Bas, d'une part, les représentants de la h nail«3s France et de l'Angleterre, de l'autre, une convention célèbre. Le roi Guillaume s'engageait à ne point recommencer les hostilités contre la Belgique et à laisser la navigation de l'Escaut entièrement libre, tant que les relations entre les deux pays ne seraient pas réglées par un traité définitif. La Prusse et l'Angleterre s'engageaient, de leur côté, à cesser les mesures coercitives contre la Hollande, à lever l'embargo mis sur les navires de cette nation et à renvoyer les prisonniers de guerre. Ratifiée le 31 mai, la convention fut notifiée le 1er juin au plénipotentiaire belge et acceptée le 10 par le gouvernement. En résumé, la convention du 21 mai 1833 garantissait solennellement la cessation des hostilités, c'est-à-dire la paix du monde. Elle laissait provisoirement, indéfiniment,
à la Belgique les populations du territoire cédé à la Hollande par le traité du 15 novembre 1831. C'était une trêve illimitée.
Une trêve existait aussi entre les deux grands partis dont l'union avait conquis l'indépendance de la Belgique. La constitution, votée sous les auspices de cette union, fut complétée de 1832 à 1838 par les lois organiques qu'elle avait prévues et prescrites. On peut dire que l'État fut réorganisé de la base au sommet. La Belgique semblait vivre d'une nouvelle vie. Elle déployait en toutes choses une ardeur infatigable et montrait une vitalité puissante. Dans l'industrie, dans les arts, elle s'élevait au premier rang.
Adhc-ioa Cinq années s'écoulèrent. La nation commençait Guirafmo i» à oublier le traité des vingt-quatre articles et s'habituait à la possession incontestée du Limbourg et du Luxembourg. Tout à coup Guillaume 1er, contraint de nouveau par les vœux de son peuple, donne son adhésion au traité du 15 novembre 1831. C'est, le 14 mars 1838 que le représentant du roi des Pays-Bas à Londres déclare à la conférence qu'il a l'ordre de signer les vingt-quatre articles. Aussitôt la plus grande émotion règneen Belgique; le 30 avril, la Chambre des représentants, à l'unanimité, adopte une adresse au roi tendante à faire connaître son espoir que, dans les négociations à ouvrir directement avec la Hollande, l'intégrité du territoire sera maintenue. Mais la conférence ne
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du
15 novembre