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L'ESPAGNE ET LE PORTUGAL

le parti absolutiste et monacal se trouva bien des- Aboiii

de la

appointé; il comptait que le successeur de Ferdi- loisaiij nand serait son frère don Carlos, « prince, dit un écrivain, encore plus méchant, plus sombre, plus fanatique que le monarque lui-même. » Or, Ferdinand voulait assurer le trône à sa descendance. Christine pouvait accoucher d'une fille, et, dans ce cas, en vertu du droit salique apporté en Espagne par le bourbon Philippe V, don Carlos était appelé à succéder à Ferdinand VII; Christine obtint de son époux l'abolition de la loi salique. Le 29 mars 1830 une pragmatique sanction, attribuée à Charles IV par le décret royal, apprit à l'Espagne qu'elle pourrait désormais être gouvernée par les femmes. Ferdinand VU mourut le 29 septembre 1833, léguant la couronne à sa fille, l'infante Isabelle, R^cr

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alors âgée de quatre ans, sous la tutelle de Marie- cuwaipe Christine, sa mère, à l'exclusion de don Carlos. Celui-ci, exilé par Ferdinand en Portugal, avait pris, du vivant de son frère, le titre de légitime héritier du trône; un nouveau décret l'avait alors banni à perpétuité. Mais à peine Ferdinand a-t-il fermé les yeux que don Carlos soulève les provinces basques et la Navarre. Tandis que les Bourbons de Naples et deLucques, d'origine espagnole, protestaient contre l'avènement d'Isabelle, celle-ci était reconnue par la France et l'Angleterre. Entourée de ' ministres libéraux, dont le plus célèbre est Martihez de la Rosa, Christine venait Univert

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