LES ANNEXIONS
commandant des troupes pontificales, pour reconquérir ensemble les Romagnes.
Le 11 mai 1860, Garibaldi, avec mille de ses volontaires, débarque à Marsala; le 6 juin, il occupe Palerme et, le 28 juillet, il est maître de Ganbaidi Messine, les forts exceptés. Le mois suivant, la *»k«pi«* Calabre s'étant soulevée, Garibaldi débarque au sud de Reggio. Le 6 septembre, François II quitte Naples et se rend à Capoue, où l'armée napolitaine est concentrée. Le lendemain, Garibaldi entre triomphalement dans la capitale du royaume et y proclame la souveraineté de Victor-Emmanuel. Garibaldi continuait à faire du nom du roi le symbole de l'unité italienne ; mais irrité par la cession de Nice, sa patrie, il s'éloignait de plus en plus des vues du gouvernement. Cavour crut qu'il fallait rendre à celui-ci la direction du mouvement italien. En conséquence, il fait envahir les Marches par les Sardes, et, le 18 septembre, ceux-ci battirent à Castelfidardo les pontificaux vaillamment commandés par Lamoricière et Pimodan ; ce dernier fut blessé mortellement, et Lamoricière, retiré dans Ancône, dut se rendre, le 29 septembre, prisonnier de guerre.
Le 9 octobre, les troupes piémontaises entraient sur le territoire napolitain, et, le 2 novembre, Capoue capitulait. François II s'était retiré à Gaëte. Le 7 novembre, Victor-Emmanuel faisait son entrée ;i Naples, et, le 26, il datait de cette ville des dé-
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des Piémontai*.
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crets qui annexaient définitivement à la monarchie sarde la Sicile, Naples, les Marches et l'Ombrie. Malgré le départ de la flotte française, qui jusqu'alors avait protégé Gaëte, François 11 ne voulait pas céder. Gaëte ayant été bomhardée par l'amiral italien Persano, il fallut enfin se rendre, après quatre-vingt-dix jours de résistance. Une capitulation fut signée le 13 février 1861. La citadelle de Messine se rendit le 13 mars et, le 20, la dernière place qui tenait pour François II, Civitella del Tronto, près d'Ascoli, fut également remise aux Sardes. « Chacun, disait Cavour au parlement italien, a pu apprécier la faiblesse réelle de la monarchie des Bourbons, qui avait suivi à la lettre toutes les traditions de ces États qui ne veulent pas changer de principes pendant que les siècles changent... Je ne sais, ajoutait-il, si nos procédés ont été parfaitement réguliers, mais je sais que le but est sacré et qu'il justifiera peut-être ce qu'il peut y avoir eu d'anormal dans les moyens... » Quelque temps après, Cavour n'était plus : il descendit au tombeau le 6 juin 1861, après avoir poursuivi jusqu'à son dernier jour l'œuvre a laquelle il avait consacré sa vie : l'indépendance et l'unité de l'Italie.
LA REITB' FQUE DES ÉTATS-UNIS (1861). 1G7