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compter \ ésale au nombre de ses élèves. La justice et la reconnaissance exigent donc que nous disions ici un mot de ces deux premiers médecins , puisque c’est à eux que nous devons rapporter le germe de toutes les découvertes faites par ces grands hommes.
Guidi vivait à Florence vers l’an 1550. Appelé, comme nous l’avons vu, en France pour y enseigner son art, il occupa la chaire fondée par François 1er pendant 1 espace de six années. Au bout de ce temps (1548) il fut rappelé dans sa patrie, où il continua à enseigner publiquement la médecine à l’université de Pise pendant vingt ans. Il mourut en 1567. L’anatomie de Guidi {De ancitomia lih. 8, Ta- Imlis 78 in œre indsis illiistrata. Venetiis, 1611.) parut longtemps après qu il eût été installé dans la place de professeur au collège Royal; Yésale etFallopio, avaient déjà publié leurs immortels ouvrages; aussi a-t-il pu mettre à profit leurs découvertes. Nous ne ferons donc pas ici l’analyse de cette anatomie qui rappelle celle de l’anatomiste belge, mais nous dirons que si quelque chose peut ajouter à l’honneur d’avoir été un des fondateurs de l’enseignement médical en France , c’est l’empressement avec lequel il adopta les réformes dont lui-même avait sans doute fait sentir la nécessité dans ses leçons publiques.
Gonthier (Jean) naquit en 1487 à Andernach, dans l’archevêché de Cologne , de parents peu avantagés de la fortune. Il fit ses premières études à l’université cl Utrecht; quelques années après il fut à Louvain , où les magistrats le retinrent et lui accordèrent une place de professeur de langue Grecque. Ses auditeurs furent nombreux; il compta parmi eux Yésale. Une vocation décidée le porta bientôt vers l’étude de la médecine : il vint à Paris , dont l’école était alors florissante , pour se livrer à cette étude; son esprit étant déjà orné de connaissances préliminaires ,
GONTHIER UANDERNACII.
il y lit de rapides progrès ; il s’attacha surlout aux écrits d’Hippocrate, de Galien, et en en introduisant plusieurs il contribua puissamment à en répandre le goût. En 1531, il fut reçu docteur, et cinq ans après, François 1er lui accorda une place parmi ses médecins.
Gonthier continua l’étude de la médecine, et particulièrement de l’anatomie. Il l’enseigna publiquement , et eut pour auditeurs Sylvius et Rondelet. En 1556, il composa en faveur de ses élèves un traité élémentaire d’anatomie qui j présente en raccourci un tableau fidèle des connaissances 4 anatomiques de son époque et de celles des anciens, surtout de Galien (1). Gonthier fut obligé de quitter la France sous Henri II, à cause de son attachement au parti de la ligue. Retiré à Strasbourg , il y reprit l’enseignement de la langue Grecque, expliquant tour à tour Démosthènes, Aristote, et quelquefois Hippocrate et Galien. L’envie ne respecta pas ses talents : alors il quitta sa chaire et se livra tout entier à l’exercice de son art auquel il fut redevable d’une noble indépendance. Gonthier mourut le 4 Octobre, 1574, à l’âge de 84 ans. Comme nous le disions plus haut, le principal titre du médecin allemand fut d’avoir fait ,; connaître les écrits d’Hippocrate et de Galien ; l’anatomie^ ne lui est redevable d’aucune découverte importante.
La fondation du collège de France et la protection à éclairée dont il fut entouré , produisirent une hcurcuseU révolution dans l’enseignement de la médecine et en particulier dans celui de l’anatomie. Jacques Dubois, à Paris, Rondelet, à Montpellier continuèrent les traditions que Guidi ,
(I) Auatoniicurum inslitutionum , secundùm Galcni sentculiani , ad candirlatus medicinae. Lib. IV, Basile*, 1536, in-8°.