LIBER IV
Nervis proprius , ac ipsi peculiares figuras in capitum , quihus prœcipuœ conveniunt , fronte exhibons.
Ligamenta, tendines et processus cerebri , dorsahsque medidlœ, nervos generatim vocari .
Trois sortes de tissus avaient été désignés par les anciens sous le nom générique de nerfs , Nsüpov : les tendons , les ligaments et les nerfs proprement dits, ou comme les appelle Yésale : Processus cerebri } dorsalisque medidlœ. Hérophile et Érasistrate ont connu les premiers la connexion des nerfs • avec le cerveau ( voir ces anatomistes ) mais ils ont continué de donner le même nom aux parties albuginées. Galien débrouilla la confusion qui régnait encore de
son temps sur ce sujet , en donnant des noms propres aux tendons et aux ligaments et en disant qu’ils sont médullaires à l’intérieur, membraneux à l’extérieur.
Nervonnn ortus a cerebro ■ non e dura cerebri membrana oriri.
La même confusion avait longtemps existé sur l’origine des nerfs: Aristote les faisait provenir du cœur. (Voir ce nom.) Praxagoras en plaçait l'origine à la terminaison des artères, et il a donné ainsi lieu à l’opinion sur la structure canaliculée des nerfs, opinion que nous verrons tant de fois se reproduire dans le cours de cette histoire. Hérophile faisait venir les nerfs du cerveau : Érasistrate à la fois du cerveau et de la dure-mère. Galien établit positivement leur connexion avec la moelle épinière et l’encéphale, qui dès-lors devint le centre du système. Il fit une distinction entre les nerfs du sentiment et ceux du mouvement 5 découvrit et nomma les ganglions, et se distingua surtout par ses connaissances étonnantes en névrologie spéciale. Cependant la doctrine de Galien n’était pas tellement établie que beaucoup de médecins ne doutassent encore de la véritable nature des nerfs; Vésale contribua sous ce rapport à fixer la science.
Quibus partibus nervus constet.
Il faut se garder, dit-il, d assimiler les nerfs aux ligaments et aux tendons , les nerfs seuls provenant de la masse nerveuse centrale. Il les définit : Orcjana videlicet lowja, teretia , nullamque intus cavitatem , quœ sensu diagnosci queat , sortita, et (mimaient spiritum ad cor poris partes deferentia . Il combat l’opinion d’Aristote concernant l’origine des nerfs, et fait voir qu’Hérophile , Érasistrate et Galien ont eu raison de les faire émaner du cerveau et de la moelle épinière; les nerfs, dit-il, sont
YÉSALE.
formes par une substance médullaire et deux membranes d’enveloppe, dont l’une externe est la prolongation de la dure-mère , l’autre enveloppant immédiatement la substance nerveuse , provient de la pie-mère. Les nerfs diffèrent entre eux par leur consistance , leur origine, leur trajet; les uns se rendent directement aux organes, les autres forment entre eux des entrelacements ou des plexus.
Quoi nervorum paria a cerehro et dovsalis medulloe parte adlmc in calvaria con-sis tente , oricjinem sumant.
Unde nervorum cerebri initium j dorsalis initium.
Dans l’énumération des paires nerveuses , Yésale suit exactement l’ordre adopté par Galien. Il fait observer que tous les nerfs cérébraux procèdent soit de la partie antérieure des hémisphères du cerveau , soit de la moelle allongée; il en admet sept paires; mais avant de passer à leur description , il parle des parties servant à l’olfaction.
CAPUT III
De olfactus orejano nonnulla.
A l’époque de Yésale, beaucoup de doutes régnaient encore sur la source du sens de l’olfaction. Les uns en avaient placé le siège dans les sinus frontaux et sphénoïdaux, d’autres dans la partie antérieure des ventricules du cerveau. Yésale se rapprocha beaucoup de la vérité en le rapportant à la corne moyenne de ces ventricules. Il fait observer avec, raison que de la scissure de Sylvius partent de cote
VÉSALE
loi
et d’autre des pédicules dans lescjuels l’anatomie comparée fait découvrir des cavités , et qu’il considère comme des canaux excréteurs, comme des espèces d’émonctoires versant le fluide de la sensation à la surface de la membrane pituitaire par de petits canaux qui traversent la lame criblée de l’ethmoïde.
De primo nervorum a cerehro oricjinem ducentium
pari.
A ésale démontre que ces nerfs ne proviennent point des ventricules du cerveau , comme on l’avait prétendu jusque là, mais de la partie inférieure de cet organe; il dit qu’ils ne s’entrecroisent pas au-devant de la selle turcique , mais qu’ils y sont simplement adossés. On sait que cette question a été longtemps débattue entre les anatomistes, et qu’elle n’a reçu sa solution que depuis que Cuvier a fait voir que cet entrecroisement a lieu pour la moitié correspondante des deux nerfs. Au reste, Vésale se fondait, pour nier cet entrecroisement, sur des observations d’anatomie pathologique; ainsi une femme affectée d’une atrophie de l’œil droit présentait le nerf optique du meme côté atrophié sur toute sa longueur.
Les chapitres suivants (V — X) sont consacrés à la démonstration des autres paires nerveuses. La seconde est celle des moteurs de l’œil. La troisième constitue nos trijumeaux.
La quatrième paire se distribue au palais. Ce sont les nerfs palatins du ganglion sphéno-palatin , ganglion que Vésale n’a cependant pas connu.
La cinquième paire constitue les nerfs acoustique et facial .
VÉSALE
La sixième est celle des pneumo-gastriques , glosso-pharyngiens et grands sympathiques. Nous devons dire qu’à l’égard de cette paire, Yésale n’a rien changé à la description de Galien, et que même il na pas profite des travaux de Ch. Esticnnes qui a fait des grands sympathiques une paire distincte.
La septième paire est celle des hypoglosses ou moteurs de la langue ; elle s’anastomose avec la sixième.
DESCRIPTION DES TRIJUMEAUX.
YÉSALE (5me paire.)
LAUTH (5me paire.)
Tertium par duplici radiee in utroque latere principium sumit : una quidem crassiore , cui opportune tertii paris nomen aecomodaveris : altéra autem longe tenuiore et duriore, et neque in ipso exortu , neque etiam in progressu, crassiori radici commissa. Hujus enim initium non modico in posteriora intervallo , ab illius exortu distat : adeo sane , ut verius graciliorem liane radicem peculiare par, quam tertii paris portionem , quis esse assereret.
At quum omnes Anatomicorum proceres banc tertio pari adscripscrint, nihil sane obstiterit, manifestions doctrinæ studio, et me etiam cuin tertio pari tenuem illam posterioremque radicem aggredi : prius tamen studiosos admonente , in libro de Nerronm sectione (quem
Le nerf trijumeau ou de la cin quième paire , nait dans l’intérieur du pont de Varoleet de l’intervalle des corps olivaires et restiformes, et se détâche du cerveau sur les côtés de la protubérance annulaire sousla for-
me de deux faisceaux , un antérieur plus grêle et un postérieur plus gros, qui s’engagent vers le bord supérieur du rocher dans une gaine que leur forme la dure-mère. Là le gros faisceau
forme un renflement considérable, appelé ganglion semi-lunaire ou de Gasser, d’ou partent trois branches : l’antérieure,
horizontale, est l’ophthal inique de JVillis , la moyenne est le maxillaire supérieur , l’inférieure le maxillaire inférieur. Le petit faisceau au contraire s’applique sur la face interne du ganglion et se continue dircc-
VESA LE.
loo
Galeni libri vix fragmentum censuerira ) parura recte tertium par secundo mollius esse tradi : et in nono de Partium usu libro Galcnum parura vere astruxisse , tertium par in duos truncos , aut in eas quas hic enarrare statuiraus radices , tum primum distribui, quum duram cerebri perforavit mcmbranam , perinde ac si utrisque unicus tantum esset caudex, unicuraque principium. Exoritur itaque gracilior hæc tertii paris radix a latere basis cerebri, ubi dorsalis raedulla ab ipsa initiura ducere auspicatur ( branche ophthalmique ).
Hinc recto tramite sub cerebri basi antrorsum progrediens, duram cerebri merabranara perforât : et secundo deinde nervorura pari attensa , cura ipso per commune foramen in oculi sedem procidit , illico in quatuor dissecta propagines : quarum
prima sursum in adipe oculi musculis obducto excurrens , per peculiare foramen ad frontis cutem, et musculosam hujus sedis substantiam digeritur, frontis cutis et palpebræ superioris motibus præfectam {branche frontale). Secunda propago deorsum ducta, mox in foramen sibi privatim exsculptnrn fertur, quousque in anteriorem superioris maxillæ se-
tement avec le maxillaire inférieur.
L’ophthalmique se porte en avant, toujours recouvert par la dure-mère et loge dans la paroi externe du sinus caverneux avec les nerfs de la troisième et de la quatrième paire. Dès son origine le nerf envoie dans la tente du cervelet un filet rétrograde décrit par Arnold. Bientôt après le ganglion cervical supérieur lui envoie un petit filet , qui rampe sur l’artère carotide ; puis le nerf ophthalmique se divise en trois branches qui jicnètrent dans l’orbite par la fente sphénoïdale, et qui sont le nerf frontal, le nerf nasal, et le nerf lacrymal.
1) Nerf frontal. Il est la plus forte branche de l’ophthalmique et se dirige en avant le long de la paroi supérieure de l’orbite. Ses branches frontales externe et interne vont se distribuer dans les muscles, sourciliers , orbiculaires des paupières et dans les téguments.
2) ]\erf nasal. Placé plus bas et plus en dedans que le frontal: en entrant dans l’orbite il traverse l’extrémité postérieure du muscle droit externe, reçoit quelquefois un filet très-grèle du ganglion cervical supérieur, et donne la longue racine du
VÉSALE
dem prolabatur, ac multiplici sérié dispensetur in musculos superius labrum et nasi alam extrorsum in suo latere moventes , ac demum in ipsum labrum et incisoriorum dentium gengivas ( branche maxillaire supérieure). Ter lia propago, foramine etiam privato utens , post carunculam in interiori oculi angulo conspicuam, nariurn adit cavitatem , inibi in narium degenerans tunicam , et ramulum exporrigens tenui et membraneo musculo , introrsum alam nasi contralienti ( branche nasale interne). Quarta propago, jam dictis crassitie non inferior, per foramen , seu scissuram potius, quæ inter primum maxillio superioris os , et cuneum imitans os , in extimo latere sedis oculi conspicitur, ad internam sedem temporalis musculi contendit , tota in eum musculum absumenda.
Crassior tertii paris radix , a latere basis cerebri, anterius tamen et penitius , seu juxta dextri et sinistri medium magis, quam enarrata modo radix , principium sumcns , recta deorsum tendit, foramen quod ipsi et quarto nervorum pari cœlatur, pcrlabens. Hæc statim ab egressu propaginem diffundit, quæ vitis aut cucuvbitœ
ganglion ophthalmique. Le nerf nasal passe ensuite au-dessus du nerf optique, et fournit là quelques filets ciliaires. Il se divise ensuite en deux rameaux , le nasal interne , qui se distribue à la membrane pituitaire, et dont un filet ( nerf naso-lobaire) s’avance le long de la face postérieure de l’os propre du nez , passe entre le bord inférieur de cet os et le cartilage triangulaire , et se perd dans les téguments de l’aile. L’autre rameau, nerf nasal externe, se distribue aux muscles et à la peau qui avoisinent l’angle interne de l’œil , et s y anastomose avec des filets du grand et du petit frontal , du sous-orbitaire et du facial.
g) Neif lacrymal: se divise en deux rameaux, dont l’interne va en avant pour se perdre dans la glande lacrymale, et l’externe communique avec le nerf malaire du maxillaire supérieur , et traverse avec lui le trou malaire pour se distribuer à la face.
Nerf maxillaire supérieur. La seconde branche du trijumeau sort du crâne par le trou grand rond et donne le rameau orbitaire qui fournit le filet malaire et le filet temporal qui traverse la portion orbitaire de l’os zygomatique , pénètre dans la
\ÉSALE.
capreoli pampinive instar involvitur , duriorque paulatira cflicitur , ac binos tandem quinti paris nervorum cerebri ramulos in consortium admittens , ipsisque unitus in temporalem musculum inseritur ( branches temporales): ac in ilium quoque qui a jugali osse enatus , privatim mansorius nobis dicitur ( branche massétérine ), ramulos porrigit : deinde et musculis buccas moventibus , ipsique demum faciei in bucois cuti etiam surculos offert ( branche buccale) .
Postquam vero crassior terlii paris radix propaginem banc capreoli modo intortam exprompsit , nonnihil deorsum magis descendons , surculum dérivât , qui antrorsum repens , gengivæ molarium dentium, ipsisque adeo dentibus soboles seriatim distribuit ( branches dentaires postérieures et supérieures) .
Dein priusquam major hæc tertii paris radix declivis ducta , linguam contingat, ramum posteriori ex parte germinat utcunque insignem qui musculo in ore delitescenti et maxillam inferiorem attollenti insertus, inf?rioris maxillæ foramen adit, hic ubi is musculus ipsi inseri- <ur conspicuum ( branche dentaire inférieure). Ramus ille in loramen delapsus , antrorsum
fosse temporale, s’y anastomose avec un filet du maxillaire inférieur, se distribue au muscle temporal , perce l’aponévrose temporale et s’anastomose enfin avec un filet du facial. Le nerf maxillaire supérieur donne ensuite les nerfs dentaires ou alvéolaires postérieurs ; puis il entre dans le canal sous-orbitaire , fournit les nerfs dentai.
res antérieurs , et se dégage du canal par le trou sous-orbitaire et se divise à la face en filets palpébraux , labiaux et nasaux, etc.
Nerf maxillaire inférieur. Le nerf maxillaire inférieur est la troisième et la plus volumineuse des branches du trijumeau; il est formé par la petite racine , et la troisième division du ganglion de Gasser. 11 sort du crâne par le trou maxillaire in férieur et se divise 1° en un faisceau antérieur qui donne les temporaux profonds, le massétérin, le buccal et le ptérygoïdien.
2° en un faisceau postérieur ou inférieur qui se divise en nerf lingual , dentaire inférieur et temporal superficiel.
Nerf lingual. Communique de son origine avec la corde du tympan ; descend ensuite entre la branche de la mâchoire et le ptérygoïdien interne, et va se distribuer à la
lof)
VESA LE.
fertur, suique lateris dentium inferioris maxillæ radicibus singulas ferc soboles offert, quorum benefieio dentes inter caetera hominis ossa evidentiustristantium occursum sentire credimus. Neque vero ramus hic universus in dentes absumitur:
imo non minima ipsius portio per foramen in anteriori maxillæ sede insculptum excidit, dextræ sedi inferioris labriconplures surculos dérivons.
At major portio crussions tertii paris nervorum radicis , quando lingnæ basi committitur, cum alterius lateris nervo linguæ tnnicam efformat, aptum saporibus dignoscendis instrumentum. Deinde et exiguos quoque surculos penitus in linguæ substantiam dispensât. Horum enim et tunicæ linguæ producendorum gratia, tertium par potissimum a rerum Opifice creatum arbitramur : atque ut primum par visui , quintum vero auditui , sic vero tertium
langue , et à sa membrane muqueuse, où l’on peut suivre ses fdets jusque dans les papilles.
Nerf dentaire inférieur. Communique dès son origine avec le lingual, descend entre les ptérygoïdiens vers le canal dentaire inférieur : fournit le nerf mylo-hijoidien ; ensuite il s’engage dans le canal, donne des filets aux dents inférieures , et sort par le trou mentonnier, se distribuant aux mus- j clés du menton et de la lèvre J inférieure.
Nerf temporal superficiel , se distribuant dans la peau de la tempe et dans le pavillon de ï l’oreille; il communique avec le % facial et avec le nerf occipital du deuxième cervical.
gustui famulari annuimus.
Parmi les paires nerveuses du cerveau nous avons pris de | préférence celle des trijumeaux , parcequ étant une des plus compliquées et des plus difficiles à démontrer, elle fait mieux ressortir le talent de Vésale. On aura remarqué en j effet , qu’il y aurait peu à ajouter à sa démonstration pour la rendre complète. D’abord quant à l’origine de ces nerfs. 1 l’anatomiste belge la précise, sur le côté de la base du cerveau, au point où il se continue avec la moelle. Il fait ob-
server quelle nait pas deux racines, l’une plus faible qu il divise en quatre branches : la première l’ophth ethnique ; la seconde la maxillaire supérieure ; la troisième la nasale, el enfin la quatrième , qui est le filet temporal du maxillaire supérieur. La forte racine donne naissance au maxillaire inférieur, qui à son tour, se divise en nerfs lingual et dentaire inférieur. A'ésale n’a pas connu le ganglion à la découverte duquel le nom de Casser se rattache. Il omet également de parler du rameau lacrymal du maxillaire supérieur et du temporal superficiel du maxillaire inférieur; mais que sont ces omissions à côte de ce qu’il nous fait connaître? Quant au nombre et à la distribution des paires nerveuses crâniennes , il nous semble qu’en n’en admettant que sept, Yésale a été mieux inspiré que les anatomistes modernes , puisqu’il a réuni en une même paire des nerfs qui se distribuent à un même appareil; tels sont, par exemple, les nerfs moteurs de l’œil, dont on a fait depuis trois paires distinctes, la troisième ( oculo-moteurs communs'); la quatrième (oculo-moteurs internes ), et la sixième ( oculomoteurs externes ).
De dorsali medulla et nervorum ah ipsa prodeun-
tium numéro.
Dorsalis medullœ ah ossium medidla differentia.
Il n’y a personne aujourd’hui qui se laisserait prendre à l’identité de deux noms représentant des choses si différentes en elles-mêmes, la moelle des os et la moelle de l’épine. Cependant , à l’époque de Yésale , où les occasions d interroger le cadavre étaient rares, beaucoup de personnes étaient disposées à confondre ces deux substances. Ce paragraphe est destiné à prévenir cette erreur; il représente
YÉSALE.
la moelle vertébrale comme un axe destiné à rallier les deux moitiés du corps au cerveau par l’intermédiaire des nerfs.
Dorscilis medulla cur munienda ossibus, membraneis involucris .
L’importance de cet organe, sans lequel il n’y aurait plus de mouvement possible, a fait employer à la nature tous les moyens de protection dont elle s’est servie pour le cerveau : Cœterum quando dorsalis medulla instar alterius cerebri omnibus propemodxmi partibus sub capite positis censetur, liane quoque oportebat, similiter ac cerebruni dur o et ferendis injuriis pertinaci munimento , ac relut propugnaculo cingi. Ces moyens sont successivement passés en revue avec les modifications que la nature y a apportées pour accommoder la moelle aux mouvements généraux ou partiels du tronc. Yésale signale entre autres l’effet que produisent les freins tendineux qui terminent le cordon médullaire , pour le maintenir dans l’axe de son canal : « Quum vero thoracis medium perrepsit , ut duris » duntaxat , ac motui potissimum servientibus nervis propa- » gandis idonea redderetur, non simplex amplius,sed in in- » mimeras secta soboles descendit , non aliter profecto, quam » si frequentes multasque tenuissimas cliordulas simul recta » tensas membranæ cuipiam illigares : ac deinde per sin- » gula vertebrarum dorsive ossium foramina , per quæ » nervi prosiliunt, unam alque alteram chordulam ex mutuo » illo connexu tantisper distribuées , quousque unica tan- » tum superesset chordula , dorsalis medullæ fini res- » pondens. »
YÉSALE.