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VÉSALE
semences, celle de l’homme et de la femme. Vésale comprend la nature des ovaires d’après cette doctrine. Cependant il était trop profond anatomiste pour ne pas s apercevoir qu’il y a entre eux et les testicules de l’homme des ^ différences de structure manifestes : « Substantia quippe ^ non constant , ut virorum testes , molli , ac innato siln humido lævi , continuo et æquali : verum duriori , mesente- j rüque ac inférions omenti membranæ glandosis corporibus non absimili, et præter exiguos venarum et arteriarum in ipsa consistentes plexus, sinuosa cavaque. » Il a vu et il décrit clairement les ovules, sans toutefois en connaître | la nature et l’importance. « Habent enim mulierum testes 1 intus præter vasa , sinus quosdam tenui aqueoque humore | plenos, qui prius non læso teste, sed vi compresso, ac j inflatæ vesicæ modo crêpante , in miram altitudinem inter dissecanclum , non secus quam ex scaturigme quapiam exilire solet. »
Seminaria vasa mulierihus cujusmodi ■
Yésale considère comme tels les trompes auxquelles Fal- jj lopia a depuis attaché son nom ; le pavillon de la trompe fl appliqué sur l’ovaire lui a paru être l’analogue de l’épidi- | dyme , et la trompe celui du conduit déférent : « Dem 3 utriusque testis vas semen ah ipso in uterum deferens, testis ■ corpori, perinde ac in viris connascitur. Ab interna enim ,, sede basis varicosi corporis incipiens , externo testis lateri adnascitur , haudquaquam lot revolutionibus instar vermis j æqualiter procedentibus , qua testi adnascitur, ac virile vas p donatum. Porro a teste nonnihil sursum ascendens, et testi non amplius adnatum revolutiones cas amittit , ac teres planumque, instar nervi, in uterum errabundo ductu fertur, in mediam sui lateris cornu sedem insertum . »
VÉSAUÏ.
Galenmn inuliebrem uterum neque dissecuisse neque descrîpsisse.
Vésale prouve que Galien a décrit l’utérus de la vache ou de la chienne , et cette preuve , au milieu de tant d’autres , ne permet plus de douter que le médecin de Pergame n’a pas ouvert de cadavre humain. En effet, la démonstration de l’utérus n’exige aucune préparation particulière ; il suffit d’ouvrir le ventre et de tendre la main , pour s’assurer de la position et de la forme du viscère; et cependant Galien nous parle , non d’un utérus simple , mais d’un utérus à cornes tel que les ruminants le présentent. Vésale entre dans des détails très-étendus sur ces sortes de matrices. Sans doute ces preuves seraient superflues aujourd’hui; mais de son temps elles étaient nécessaires pour vaincre le fanatisme que Galien avait inspiré.
CAPUT XVI
De uteri acetabulis.
Vésale combat dans ce chapitre l’opinion de Galien sur les cotylédons utérins, espèce de bourgeons vasculaires qui s’élèvent de la surface interne de la matrice pendant la période de la gestation, et qui, très-apparents chez la vache et la brebis , se préséntent chez la femme d’une manière moins manifeste. Vésale en conteste l’existence chez cette dernière, et il pense que la description de Galien ne s’applique qu’aux femelles énoncées ci-dessus ; sur ce dernier point l’anatomiste belge a raison , car les cotylédons des ruminants ne sauraient en aucune manière être comparés au placenta utérin de la femme ; mais il a tort d’en vouloir contester complètement l’existence : les différences que l’on observe à cet égard tiennent à la disposition différente du pla-
VÉSALE
centa fœtal chez l’homme et les animaux , et aux rapports nécessaires qui doivent exister entre ce placenta et l’utérus; sur l’œuf des mammifères, les villosités placentaires sont disposées tantôt sur toute la surface du chorion (solipcdes) , tantôt par groupes, ou cotylédons distincts (pachydermes , ruminants ), tantôt en forme de ceinture (martres , chats, chiens, phoques ) ; tandis que chez l’homme elles sont réunies en une masse spongieuse par la couenne plastique de l’utérus qui les pénètre. Au reste, ces différences elles-mêmés se rattachent à la manière dont les vaisseaux ombilicaux se ramifient sur le chorion ; ces derniers se répandant tantôt sur toute la surface , tantôt sur un ou plusieurs points auxquels correspondent alors les cotylédons.
CAPUT XVII
De involucris fœtum in utero tegentibus.
Ces enveloppes sont au nombre de deux , le chorion et Yamnios , entre lesquelles Yésale place le sac allantoïdien qu’il admet évidemment par analogie. En général, cette partie de l’ouvrage est moins complète que les autres à cause du peu de progrès qu’avait fait alors l’étude de l’ovologie.
Le chapitre XVIII traite des mamelles ; le XIX des préparations anatomiques et des règles à suivre dans la dissection des différentes parties du corps décrites dans ce livre.
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