‹ Précis de l'histoire de l'anatomieChapitre 63 sur 101 · ORGANES DES SENS · texte numérisé non relu

ORGANES DES SENS

De V organe de l’odorat.

Dans le cours du 17me siècle, Schneider avait renversé la plupart des erreurs des anciens sur les communications directes du cerveau avec les cavités nasales , et il avait démontré que les prétendus émonctoires de la pituite n étaient que les prolongements canaliculés que forme la dure-mère autour des nerfs olfactifs. On peut donc considérer cet anatomiste comme ayant fondé l’anatomie des organes de l’odorat. Depuis, Santorini, Sœmmering, Scarpa ont repris ce sujet. (Bibliog.)Nous devons surtout à ce dernier des observations précises sur la distribution des fdets nerveux de la cinquième paire dans la membrane pituitaire ; déjà Willis avait fait connaître la liaison sympathique qui existe entre cette membrane et la rétine par l’intermédiaire des fdets ciliaires fournis par la branche nasale de cette paire. (Y. pag. 555).

De la langue.

La langue , considérée comme organe du goût, avait déjà été étudiée par Malpighi qui a merveilleusement décrit son corps muqueux et ses papilles. Ses observations servirent de base à toutes celles qui furent faites depuis; dans ce nombre nous devons citer celles de Hewson, de Sœmmering et d’Albinus ; c’est à ce dernier que nous devons une détermination rigoureuse des muscles extrinsèques de cet organe. Les nerfs de la langue , que Willis avait déjà distingués en moteurs et sensitifs , ont été bien décrits par Sœmmering, Santorini; Winslow et surtout Scarpa. (Bibliog.)

De la 'peau.

Nous avons fait connaître les observations de Malpighi sur la peau , considérée comme siège du tact , observations tellement exactes qu’elles se sont trouvées conformes à celles qui ont été faites dans ces derniers temps par MM. Breschet

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