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et Yauzême. (Voir page 281.) 11 ne faut donc pas s étonner que tous les faits que la scienee possède sur ce tissu se trouvent renfermés dans les recherches de ces anatomistes. Nous devons mentionner cependant celles qui furent faites par Albinus sur la matière colorante de la peau dans les différentes races. (Bibliog.)
Du cœur et des vaisseaux.
De tous les anatomistes , celui qui a le mieux compris lorganisalion du cœur, c’est sans contredit Vésale. Les détails dans lesquels nous sommes entrés à l’article de cet anatomiste, nous dispensent de fournir ici les preuves de cette assertion ; nous nous bornerons donc à indiquer ici les traités principaux qui ont paru depuis. Dans le 17me siècle, nous trouvons Sénac, dont l’ouvrage fut longtemps ce qu’il y eut de plus complet sur la matière, et qui porta particulièrement son attention sur les maladies du cœur ; puis Lower, Vieussens et Pechin. Dans le 18me siècle se présentent W inslow, Santorini, Lieutaud, Haller, Wolf dont les recherches sur la texture du cœur semblent être calquées sur celles de Vésale; vient ensuite Thebesius, dont le nom se rattache à la valvule de la veine coronaire.
Une question importante que Haller avait mise à l’ordre du jour, a été vivement débattue dans le 18me siècle, c’est celle de savoir si le cœur a des nerfs propres. On peut consulter sur cette question Neubauer, Andersch, Bebrends, Zerrenner, Munniks. On sait que le célèbre physiologiste bernois avait avancé que les nerfs cardiaques se répandent autour des vaisseaux et non dans les plans charnus du cœur, assertion à laquelle Scarpa, selon l’expression de Percy, donna le plus magnifique démenti par ses planches sur les nerfs cardiaques.
ANGIOLOGIE.
Parmi les auteurs qui se sont occupés des maladies du centre circulatoire , se présente Corvisart dont l’ouvrage sur les maladies et les lésions organiques du cœur et des gros vaisseaux , parut au commencement du 19me siècle, mais qui n’en appartient pas moins au 18me. La grande influence que cet homme célèbre a exercée sur son époque et surtout l’impulsion qu’il a communiquée à l’anatomie pathologique, nous engagent à faire connaître ici quelques circonstances de sa vie.
Corvisart Desmai’est (Jean Nicolas), naquit le 15 février 1755, à Drécourt, dans le département des Ardennes. Son père , avocat retiré , le destinait à l’étude du droit , mais les leçons du célèbre Antoine Petit auxquelles Corvisart assista un jour, lui inspirèrent le désir de se faire médecin. Dès-lors il mit tout en œuvre pour suivre ce qu’il croyait être sa vocation. Les heures qu’il pouvait dérober à la procédure, il les consacrait à aller entendre les leçons des professeurs les plus célèbres de l’époque , et échappant à la surveillance de ses parents, il passait des semaines entières dans les hôpitaux où il remplissait les fonctions d’élève et se faisait remarquer par son zèle et son adresse. Un goût si décidé l’emporta sur les obstacles que lui opposaient le manque de fortune et le vœu de sa famille , et il s’adonna tout entier à la carrière médicale. En 1782, il fut nommé docteur-régent de la faculté de Paris, après des épreuves subies avec éclat, et en 1788 il obtint la place de médecin de l’hôpital de la Charité. C’est là qu’il fonda cette clinique célèbre qui , pendant près de vingt ans qu il la dirigea , lui assura la réputation de premier praticien de son temps. En 1795 , lors de la première création de l’école de médecine de Paris, Corvisart fut chargé de la chaire de clinique interne, comprise pour la première fois en France dans l’enseignement public et établie à 1 hôpital de la Charité.
ANOIOLOGIE.
En 1797, il fut nommé professeur de médecine au collège de France.
Une si grande renommée fut encore rehaussée par les postes éclatants auxquels il fut nommé. Le premier jour du consulat , il fut nommé médecin du gouvernement avec Barthez , et de-là il devint peu après le premier médecin de l’empereur Napoléon. Comblé d’honneurs et de biens , baron de l’empire, officier delà légion d’honneur, membre de l’institut et de presque toutes les sociétés savantes , Corvisart se retira entièrement de l’enseignement, parce qu’il ne pouvait plus en remplir tous les devoirs , à cause de ses fonctions à la cour. Loin d’agir comme ces hommes qui occupent un grand nombre de places , dont ils ne peuvent pas même remplir consciencieusement une seule , il résigna dès 1807 les chaires de médecine clinique de la faculté et de médecine pratique du collège de France, ne conservant, que le titre d honoraire. Il mourut le 18 septembre 1821. On doit à Corvisart d’avoir porté au plus haut degré le diagnostic des maladies de la poitrine , au moyen de la percussion. Son traité sur les maladies du cœur, et celui d’Auenbrugger dont il fit la traduction en y ajoutant des commentaires ( Nouvelle méthode pour reconnaître les maladies internes de la poitrine par la percussion de cette cavité j Paris 1808) ouvrirent cette voie que les Bayle, les Laënnec, les Dupuytren devaient parcourir avec tant d’éclat.
Des artères.
Les artères donnèrent également lieu à un grand nombre de recherches dans le cours de cette période. Haller et Murray en exposèrent la topographie : la distinction de leurs tuniques fut faite par Ludwig, Àlbinus, Monro , De Lassone: Haller, Wrisberg et Scarpa firent connaître les nerfs qui sont propresàces vaisseaux et qui forment surleurs parois d’innom-