‹ Précis de l'histoire de l'anatomieChapitre 70 sur 101 · FOU MAIN N · texte numérisé non relu

FOU MAIN N

auteurs ayant pris pour tels les capillaires sanguins grossis par l’injection et rendus ainsi visibles a 1 œil soit nu soit armé de la loupe.

Fohmann a encore poursuivi les lymphatiques sur le névrilème des nerfs et la pie-mère ; dans le premier ils ne diffèrent point des autres lymphatiques du corps. Quant aux absorbants de l’arachnoïde , ils sont , dit-il , très-faciles à démontrer, surtout au cerveau et au cervelet. A cet effet, il enfonce une lancette entre la pie-mère et l’arachnoïde et insuffle le canal qu’il vient de pratiquer; on voit paraître aussitôt un réseau lymphatique interposé entre ces deux tuniques, formé de rameaux d’un calibre plus considérable que dans les autres tissus du corps , mais dont les parois sont si faibles quelles se déchirent presqu’aussitôt qu’on y introduit le mercure. Ce réseau lymphatique appartient à l’arachnoïde et à la pie-mère et principalement à cette dernière membrane. Il donne naissance à des vaisseaux qui accompagnent scs prolongements dans les anfractuosités et percent à la fin la masse cérébrale , ou plutôt les nombreux vaisseaux absorbants provenant de cette masse vont se jeter dans ce réseau. Comment ces lymphatiques se rallient-ils au système général? C’est ce que Fohmann n’est pas parvenu à établir. Peut-être, dit-il, ces vaisseaux qui se distinguent de ceux des autres parties du corps par leur calibre et la ténuité de leurs parois, forment-ils une exception à la règle générale par leur défaut de connexion avec le reste du système des vaisseaux absorbants. Pu moins voit-on des troncules s’appliquer aux rameaux veineux . comme on l’observe lorsque ces vaisseaux vont se jeter dans les veines , et il n’est pas rare d insufflei les veines cérébrales tout en insufflant le réseau lymphatique qui le recouvre. Cette explication peut-elle être admise? c’est ce que de nouvelles recherches établiront plus tard.

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