‹ Précis de l'histoire de l'église d'occident pendant le moyen ageChapitre 16 sur 215 · I" PÉR. 771-1073. CHAP. II. CLERGÉ · texte numérisé non relu

I" PÉR. 771-1073. CHAP. II. CLERGÉ

cienne liberté de l'élection des évêques par le clergé et par le peuple, « sans acceptation de personnes ni de cadeaux ». Jusqu'il Nicolas II les papes eux-mêmes étaient élus, comme évêques de Home, par les clercs et les laïques. Dans des siècles où ces derniers n'étaient pas toujours capables de discerner les hommes les plus dignes, cette coutume présentait des inconvénients, qui reparaissaient sous une autre forme quand les rois se chargeaient de la nomination des évêques. Tantôt ils récompensaient des services par la collation d'un évêché, tantôt ils acceptaient des candidats protégés par les papes. L'usage de faire élire les prélats par les chapitres de leurs cathédrales ne s'introduisit que peu à peu; il dérogeait à l'ancienne règle, mais semblait garantir des élections plus irréprochables.

Parmi les attributions des évêques les plus importantes étaient la consécration des prêtres et la nomination des curés des paroisses de leur diocèse. Ce dernier droit était limité par celui des patrons laïques. Les seigneurs, qui fondaient des églises dans leurs domaines, les considéraient comme des bénéfices, dont ils disposaient en faveur de clercs qu'ils désignaient eux-mêmes. Comme ils les donnaient parfois à des gens peu estimables, pinsieurs conciles décrétèrent que celui qui érigerait une église en resterait, il est vrai, le propriétaire et qu'il aurait le droit d'y établir un prêtre, mais que celui-ci devait être agréé par l'évêque et demeurer sous sa surveillance et sa juridiction.

Quant aux archevêques ou métropolitains, depuis que le droit pseudo-isidorien eut prévalu , ils ne gardèrent que la confirmalion et la consécration des évêques et la présidence des conciles provinciaux, outre les fonctions épiscopales qu'ils remplissaient dans leur propre diocèse. Pour mieux se les rattacher, Nicolas Ier leur imposa, lors de la réception du pallium, symbole de leur dignité, le serment d'obéir aux décrets émanant du siège apostolique. Leur considération et leur importance politique

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