PÉR. 11 1-1073. CHAP. II. CLERGÉ
Adrien Ier confirma cetle mesure. Les archidiacres étaient chargés de la juridiction ecclésiastique dans les paroisses de leur circonscription. Généralement ils étaient membres des chapitres. Ceux-ci durent leur origine à l'application des règles de la vie canonique, données d'abord à son clergé par l'évêque Chrodegang de Metz, et sanctionnées pour toute l'église franque par un capitulaire de 789. En 816 Louis le Débonnaire fit rédiger par un concile, tenu à Aix-la-Chapelle, une règle en 1^5 articles, reproduisant et complétant celle de Chrodegang; il l'envoya à tous les métropolitains de l'empire, pour qu'elle devînt la discipline uniforme des églises. C'était une adaptation au clergé séculier du genre de vie du clergé régulier, vie en commun dans une même maison, et chant des heures la nuit comme le jour, avec la différence qu'on n'exigeait pas le vœu de pauvreté. Dans l'origine les évêques étaient chargés de l'entretien des chapitres ou collèges des prêtres attachés aux cathédrales; mais comme ces corps purent eux-mêmes acquérir des possessions, ils finirent par avoir une administration indépendante. D'autres églises adoptèrent les mêmes règles et se constituèrent en chapitres secondaires. Ils élisaient eux-mêmes leurs membres et leurs fonctionnaires, qui étaient un prévôt, un doyen, un custode ou trésorier, un chantre, un écolàtre, un cellérier. Dès la fin du dixième siècle la richesse des prébendes fut cause que les chanoines renoncèrent à la gêne de la vie commune.
§ 7. Les biens ecclésiastiques.
Les biens ecclésiastiques, déjà très considérables sous les Mérovingiens, ne cessèrent de s'augmenter par des donations provenant de princes ou de seigneurs, ou par la cession de terres que des hommes libres, trop faibles pour se protéger eux-mêmes, abandonnaient à des églises ou à des monastères en les repre-