I" PÉR. 771-1073. CHAP. VI. PROPAGATION DU CHRISTIANISME
chrétienne el des boulevards de la domination allemande. Confondant dans une même haine les conquérants et les prêtres, les Wendes se soulevèrent en 983 sous le chef Mistewoï. Le petit-fils de ce dernier, Gotlschalk, qui fonda en 10^7 l'empire des Wendes, fit en même temps des efforts pour convertir son peuple. Une nouvelle explosion du fanatisme païen répondit à sa tentative; en 4066 il périt assassiné, et le christianisme disparut pour longtemps de ces contrées.
La Pologne devint chrétienne quand en 966 le duc Miécislavv eut accepté le baptême. Gomme les missionnaires étaient venus de la Moravie et de la Bohême, ils avaient introduit le rite slave; le duc s'étant rapproché des Allemands, la liturgie romaine finit par l'emporter.
Les premiers progrès du christianisme en Hongrie remontent au duc Geisa, 972 à 997; l'établissement définitif de l'église date du règne d'Etienne, fils et successeur de ce prince, 997 à 1038. Etienne, protecteur du clergé, prit, du consentement de l'empereur Otlon III, le titre de roi; le pape l'autorisa à donner aux églises et aux monastères qu'il fonderait tels privilèges qu'il jugerait à propos. Pendant les troubles qui éclatèrent après sa mort, le paganisme tenta de reparaître, mais il fut réprimé violemment.
Dans la plupart de ces contrées des coutumes barbares et des superstitions païennes survécurent au triomphe du christianisme; les anciens dieux se transformèrent en esprits malfaisants; les mœurs restèrent violentes; la civilisation chrétienne ne s'introduisit qu'avec peine, el pendant longtemps on chercherait en vain une trace de culture intellectuelle.